Cour d'appel de Bordeaux, Chambre sociale section b, 6 juin 2013, n° 12/04299
CPH Bordeaux 18 juin 2012
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CA Bordeaux
Confirmation 6 juin 2013

Arguments

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  • Rejeté
    Délégation de pouvoir pour licencier

    La cour a estimé que M. [V] ne justifiait pas d'une délégation écrite pour procéder au licenciement, rendant ainsi le licenciement sans cause réelle et sérieuse.

  • Rejeté
    Tardiveté de la procédure disciplinaire

    La cour a jugé que la mise à pied et le licenciement étaient tardifs, ce qui a contribué à l'absence de cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Absence de cause réelle et sérieuse du licenciement

    La cour a confirmé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse, justifiant ainsi l'indemnité qui lui est due.

  • Accepté
    Rappel de salaires et indemnités afférentes

    La cour a confirmé le jugement du Conseil des Prud'hommes qui a alloué ces sommes au salarié.

  • Accepté
    Obligation de l'employeur de remettre les documents

    La cour a ordonné à l'employeur de remettre les documents sociaux au salarié.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Bordeaux a confirmé le jugement de première instance qui avait jugé le licenciement de Monsieur [W] [H] par la SNC LIDL sans cause réelle et sérieuse, annulant ainsi la mise à pied conservatoire et condamnant l'employeur à verser diverses indemnités et rappels de salaire. La question juridique centrale résidait dans la légitimité du licenciement pour faute grave, basé sur un unique grief concernant le transport non réfrigéré de viande par le salarié. La Cour a jugé que la personne ayant prononcé le licenciement n'avait pas compétence pour le faire et que la réaction de l'employeur était tardive, rendant le licenciement sans cause réelle et sérieuse. En conséquence, la Cour a confirmé l'ensemble des indemnités accordées par le Conseil de Prud'hommes, y compris pour le 13e mois non versé et les droits liés au DIF non mentionnés dans la lettre de licenciement, tout en déboutant le salarié de sa demande de dommages-intérêts pour préjudice moral lié à la mise à pied. La SNC LIDL a été également condamnée à rembourser six mois d'indemnités de chômage et à payer 1 500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile, ainsi qu'aux dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Bordeaux, ch. soc. sect. b, 6 juin 2013, n° 12/04299
Juridiction : Cour d'appel de Bordeaux
Numéro(s) : 12/04299
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Bordeaux, 18 juin 2012, N° 11/00966
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours
Date de dernière mise à jour : 13 juin 2022
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Sur les parties

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