Cour d'appel de Caen, Chambre sociale section 1, 1er octobre 2020, n° 18/02981
CPH Avranches 25 septembre 2018
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CA Caen
Infirmation partielle 1 octobre 2020
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CASS
Cassation 15 juin 2022

Arguments

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  • Accepté
    Harcèlement moral

    La cour a reconnu que les agissements de l'employeur constituaient du harcèlement moral, justifiant ainsi la résiliation du contrat de travail.

  • Accepté
    Violation du statut protecteur

    La cour a estimé que l'autorisation de licenciement donnée par l'inspection du travail ne faisait pas obstacle à la reconnaissance de la résiliation judiciaire pour harcèlement moral.

  • Accepté
    Harcèlement moral

    La cour a reconnu le harcèlement moral et a accordé des dommages-intérêts pour le préjudice subi.

  • Accepté
    Heures supplémentaires non payées

    La cour a constaté que la salariée avait effectivement travaillé des heures supplémentaires et a ordonné le paiement correspondant.

  • Accepté
    Remboursement des allocations chômage

    La cour a ordonné le remboursement des allocations chômage dans la limite de trois mois.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Caen a confirmé en grande partie le jugement du Conseil de Prud'hommes d'Avranches qui avait reconnu que Mme I X avait été victime de harcèlement moral par son employeur, la SAS Etablissements Mauviel, et avait prononcé la résiliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de l'employeur, produisant les effets d'une rupture nulle. La Cour a reconnu la surcharge de travail et le retrait injustifié de certaines responsabilités de Mme X comme constitutifs de harcèlement moral, mais a réduit le montant des dommages-intérêts pour harcèlement moral de 15 000 euros à 5 000 euros. La Cour a également confirmé le paiement des heures supplémentaires non rémunérées, requalifiant le montant à 12 417,04 euros, et a maintenu l'indemnité pour travail dissimulé à 22 749,96 euros. La Cour a infirmé le jugement concernant l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, ainsi que les dommages-intérêts pour non-respect des amplitudes de travail, exécution de mauvaise foi du contrat de travail, et absence de prévention contre le harcèlement moral. Concernant la rupture du contrat de travail, la Cour a confirmé la résiliation judiciaire et a accordé à Mme X une indemnité pour rupture du licenciement produisant les effets d'un licenciement nul de 45 500 euros, tout en rejetant la demande d'indemnité pour violation du statut protecteur en raison de la séparation des pouvoirs, étant donné que l'inspection du travail avait autorisé le licenciement pour inaptitude. La Cour a également ordonné le remboursement par l'employeur des allocations chômage limité à trois mois et a condamné la SAS Etablissements Mauviel à payer 1 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile en cause d'appel, ainsi qu'aux dépens de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Caen, ch. soc. sect. 1, 1er oct. 2020, n° 18/02981
Juridiction : Cour d'appel de Caen
Numéro(s) : 18/02981
Décision précédente : Conseil de prud'hommes d'Avranches, 25 septembre 2018, N° F17/00008
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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