Cour d'appel de Paris, 1re chambre a, 4 juillet 1994
CA Paris 4 juillet 1994

Arguments

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  • Rejeté
    Délai de prescription pour la preuve des faits diffamatoires

    La cour a estimé que la preuve de la vérité des faits ne peut concerner que des faits datant de plus de dix ans, ce qui exclut la possibilité pour Monsieur Le Pen de prouver la véracité des faits diffamatoires en raison de la prescription.

Résumé de la juridiction

Presse – Diffamation – Preuve de la vérité des faits diffamatoires – Cas où la preuve est ou non admissible – Faits remontant à plus de 10 ans – Excuse de bonne fois – Caractère manifestement excessif

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, 1re ch. a, 4 juil. 1994
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Publication : Gaz. Pal., 1996, I, somm.

Sur les parties

Texte intégral

Aux termes de l’art. 35, alinéa 3 de la loi du 29 juillet 1881, la vérité des faits diffamatoires peut toujours être prouvée sauf, notamment, lorsque l’imputation se réfère à des faits qui remontent à plus de dix ans.
M. Le Pen soutient que le mensonge et la diffamation envers la mémoire d’un mort qu’il impute à un journaliste de télévision ont été commis le 15 septembre 1992, soit depuis un temps très inférieur à dix ans.

Mais l’objet des déclarations reprochées par M. Le Pen à ce journaliste est le rôle attribué par celui-ci à l’O.A.S. et à Pierre Sergent de la commission d’un attentant ferroviaire.

La preuve de la vérité des faits ne peut concerner que les circonstances de cet attentant commis en 1961, soit plus de dix ans avant l’exercice de la poursuite, dès lors, qu’il ne peut s’agir de la réalité des propos tenus par ce journaliste depuis un temps inférieur à ce délai qui n’est pas contesté, les parties n’étant opposées que sur leur interprétation et leur portée.

Il ne saurait en conséquence être fait droit à la demande de M. Le Pen d’établir la preuve des faits diffamatoires sans faire courir un nouveau délai de dix ans non prévu par le texte précité et il y a lieu d’approuver la décisions des premiers juges sur ce point.

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