Cour de cassation, Chambre criminelle, du 10 juin 1948, Publié au bulletin
CA Lyon 11 décembre 1947
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CASS
Rejet 10 juin 1948

Arguments

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

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  • Rejeté
    Violation des articles 3 et 179 du code pénal

    La cour a estimé que les faits constatés caractérisent non pas une tentative, mais le délit de corruption active, qui est prévu et réprimé par l'article 179 du code pénal. L'article ne nécessite pas que les offres de corruption aient été acceptées pour que le délit soit consommé.

Résumé par Doctrine IA

Le pourvoi de Silberstein contestait sa condamnation pour corruption, arguant que l'article 179 du code pénal ne réprimait pas la tentative de corruption, ce qui constituerait un défaut de motifs. La Cour de cassation rejette ce moyen, précisant que les faits établis caractérisent le délit de corruption active, qui est consommé dès l'offre d'argent, indépendamment de son acceptation. La cour souligne que l'article 179 ne nécessite pas que l'offre soit agréée pour constituer une infraction. Le pourvoi est donc intégralement rejeté.

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Résumé de la juridiction

Depuis l’ordonnance du 8 février 1945, qui a modifié l’article 179 du code pénal, le délit de corruption active est consommé par de simples offres ou promesses, que ces offres ou promesses aient été ou non acceptées.

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Sur la décision

Référence :
Cass. crim., 10 juin 1948, Bull. 1948 n° 154
Juridiction : Cour de cassation
Importance : Publié au bulletin
Publication : Bulletin 1948 n° 154
Décision précédente : Cour d'appel de Lyon, 10 décembre 1947
Textes appliqués :
Code pénal 179

Ordonnance 1945-02-08

Dispositif : Rejet
Identifiant Légifrance : JURITEXT000007053826

Sur les parties

Texte intégral

REJET du pourvoi de Silberstein (Chaim), contre un arrêt de la cour d’appel de Lyon du 11 décembre 1947 qui l’a condamné à deux mois d’emprisonnement et 100000 francs d’amende pour corruption.

LA COUR,

Ouï, Monsieur le conseiller Patin, en son rapport, Me Cail, avocat en la Cour, en ses observations, et Monsieur l’avocat général Dupuich, en ses conclusions ;

Vu le mémoire produit ;

Sur le moyen unique, pris de la violation des articles 3 et 179 du code pénal, modifié par l’ordonnance du 8 février 1945 de l’article 7 de la loi du 20 avril 1810 pour défaut de motifs et manque de base légale, en ce que l’arrêt attaqué a condamné le demandeur pour une tentative de corruption de fonctionnaire, alors que l’article 179 du code pénal modifié par l’ordonnance du 8 février 1945 ne réprimant pas expressément la tentative de corruption de fonctionnaire, un tel fait n’est plus punissable, puisqu’en l’absence d’une disposition spéciale de la loi, la simple tentative ne peut être assimilée au délit consommé ;

Attendu qu’il résulte des constatations de l’arrêt attaqué que le 23 octobre 1946, Silberstein, pris en flagrant délit de trafic d’or, a offert une somme d’argent à l’inspecteur qui l’arrêtait, en lui demandant de le libérer ;

Attendu que ces énonciations, caractérisent non une tentative qui ne serait pas punissable, mais le délit même de corruption active, prévu et réprimé par l’article 179 du code pénal modifié par l’ordonnance du 8 février 1945 ;

Qu’en effet cet article n’exige pas que les offres ou promesses de corruption aient été agréées et que le délit qu’il prévoit est consommé dès que le coupable a usé, soit de voies de fait ou menaces, soit de promesses, offres, dons ou présents dans le but défini par la loi ;

D’où il suit que le moyen n’est pas fondé ;

REJETTE le pourvoi.

Textes cités dans la décision

  1. CODE PENAL
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