Conseil d'Etat, 5 / 3 SSR, du 14 juin 1972, 83682, publié au recueil Lebon
TA Versailles 7 avril 1971
>
CE
Annulation 14 juin 1972
>
TA Rennes 9 juillet 1985
>
TA Rennes 9 octobre 1986
>
CE
Rejet 23 mars 1990

Arguments

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Signaler une erreur.
  • Accepté
    Incompétence de l'autorité ayant pris la décision

    La cour a jugé que la décision attaquée était effectivement prise par une autorité incompétente, car l'installation de la terrasse ne nécessitait pas de permission de voirie mais relevait d'un simple permis de stationnement, compétence du maire.

  • Accepté
    Responsabilité de l'État pour les dépens

    La cour a décidé que, dans les circonstances de l'affaire, il était justifié de mettre les dépens à la charge de l'État.

Résumé de la juridiction

Un bien, appartenant au domaine de l’etat et affecte a la circulation generale, fait partie du domaine public de l’etat. Il en est ainsi de la place d’armes du chateau de versailles. en vertu des dispositions des articles 98 et 99 du code de l ’administration communale, le maire, qui a la police des routes nationales et departementales et des voies de communication dans l ’interieur des agglomerations, a egalement competence pour accorder des permis de stationnement sur ces memes voies et sur les autres lieux publics. l’installation d’une terrasse de cafe sur une voie, sans modification de l’assiette de celle-ci, implique non la delivrance d ’une permission de voirie mais la delivrance d’un permis de stationnement. l’octroi d’une permission de voirie sur le domaine public de l ’etat releve de la competence du prefet.

Commentaires8

Augmentez la visibilité de votre blog juridique : vos commentaires d’arrêts peuvent très simplement apparaitre sur toutes les décisions concernées. 
M. Jean Louis Masson, du group NI, de la circonsciption: Moselle · Questions parlementaires · 3 octobre 2013

Mme Marie-Jo Zimmermann · Questions parlementaires · 1 octobre 2013

M. Jean Louis Masson, du group NI, de la circonsciption: Moselle · Questions parlementaires · 6 juin 2013
Testez Doctrine gratuitement
pendant 7 jours
Vous avez déjà un compte ?Connexion

Sur la décision

Référence :
CE, 5 / 3 ss-sect. réunies, 14 juin 1972, n° 83682, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 83682
Importance : Publié au recueil Lebon
Décision précédente : Tribunal administratif de Versailles, 6 avril 1971
Textes appliqués :
Code de l’administration communale 98 ET 99
Identifiant Légifrance : CETATEXT000007643149
Identifiant européen : ECLI:FR:CESSR:1972:83682.19720614

Sur les parties

Note : Cet arrêt était rédigé entièrement en majuscules. Pour plus de lisibilité, nous l’avons converti en minuscules. Néanmoins, ce processus est imparfait et explique l’absence d’accents et de majuscules sur les noms propres.

Texte intégral

Requete du sieur x… charles tendant a l’annulation du jugement du 7 avril 1971 par lequel le tribunal administratif de versailles a rejete sa demande tendant a l’annulation d’une decision du directeur des impots du departement des yvelines du 28 mars 1969 lui retirant le benefice de la tolerance qui lui avait ete consentie pour l’installation d’une terrasse sur le terre-plein de l’avenue nepveu-sud a versailles ;
Vu le code de l’administration communale ; l’ordonnance du 31 juillet 1945 et le decret du 30 septembre 1953 ; le code general des impots ;
Sur la competence de la juridiction administrative : – considerant que la place d’armes du chateau de versailles, appartenant au domaine de l’etat, place qui separe la ville de versailles en deux parties et qui est traversee par des avenues dont la chaussee et les contre allees ont d’ailleurs ete laissees en jouissance a la ville de versailles a charge d’entretien, a toujours ete affectee a la circulation generale ; qu’ainsi elle fait partie du domaine public de l’etat ; que, des lors, il appartient a la juridiction administrative de connaitre du litige portant sur le retrait d’une permission d’occuper une partie de ce domaine ;
Sur la legalite de la decision attaquee et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requete susvisee : – cons. Qu’en vertu des dispositions des articles 98 et 99 du code de l’administration communale, le maire qui a la police des routes nationales et departementales et des voies de communication dans l’interieur des agglomerations a egalement competence pour accorder des permis de stationnement sur ces memes voies et sur les autres lieux publics ; l’installation, par le requerant, d’une terrasse de cafe sur le terre-plein de l’avenue nepveu-sud qui traverse la place d’armes du chateau de versailles n’avait pas pour effet de modifier l’assiette de ladite voie ; qu’elle impliquait des lors non la delivrance d’une permission de voirie qui, sur une voie publique incluse dans le domaine public de l’etat, releve de la competence du prefet, mais la delivrance d’un simple permis de stationnement relevant, en vertu des articles 98 et 99 susvises du code de l’administration communale, de la competence du maire ; qu’il suit de la que la decision attaquee par laquelle le directeur departemental des impots, agissant par delegation du prefet des yvelines, a refuse de renouveler au sieur y… de stationnement dont il beneficiait, doit etre annulee comme prise par une autorite incompetente ;
En ce qui concerne les depens de premiere instance : – cons. Qu’il y a lieu, dans les circonstances de l’affaire, de mettre les depens de premiere instance a la charge de l’etat ;
Annulation du jugement et de la decision du directeur departemental des impots des yvelines ; depens de premiere instance et d’appel mis a la charge de l’etat.

Extraits similaires à la sélection

Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.

Inscrivez-vous gratuitement pour imprimer votre décision
Conseil d'Etat, 5 / 3 SSR, du 14 juin 1972, 83682, publié au recueil Lebon