Arrêt Association AC !, Conseil d'État, Assemblée, 11 mai 2004, 255886, Publié au recueil Lebon
CE
Annulation 11 mai 2004

Arguments

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  • Accepté
    Irrégularité de la consultation du comité supérieur de l'emploi

    La cour a constaté que la commission permanente du comité supérieur de l'emploi a été consultée dans une composition irrégulière, ce qui justifie l'annulation des arrêtés.

  • Accepté
    Violation des droits des organisations syndicales

    La cour a jugé que les stipulations des accords qui réservent le soin de définir certaines règles aux seules organisations signataires méconnaissent les droits des autres organisations syndicales.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en premier ressort, a annulé pour excès de pouvoir les arrêtés du 5 février 2003 par lesquels le ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité a agréé divers accords relatifs aux conventions de 2001 et 2004 sur l'aide au retour à l'emploi et à l'indemnisation du chômage. Les associations requérantes, représentant les intérêts des chômeurs et précaires, ont contesté la légalité des arrêtés, notamment sur la consultation irrégulière du comité supérieur de l'emploi, en violation des articles L. 351-8, L. 352-1, L. 352-2 et L. 352-2-1 du code du travail, et sur la légalité de certaines clauses des accords agréés, contraires aux articles L. 352-2 et 1er de la loi du 17 juillet 2001. Le Conseil a jugé que la consultation du comité supérieur de l'emploi était une formalité substantielle et que sa composition irrégulière lors de l'avis sur les accords a entaché d'illégalité les arrêtés. De plus, il a estimé que les accords ne pouvaient légalement déléguer à des commissions paritaires des pouvoirs réservés à l'ensemble des organisations représentatives ou au ministre, ni modifier les compétences de l'Agence nationale pour l'emploi concernant l'aide à la mobilité géographique. Le Conseil a limité dans le temps les effets de l'annulation pour éviter des conséquences excessives, maintenant certains effets des arrêtés jusqu'au 1er juillet 2004 pour la convention de 2004 et rendant définitifs les effets antérieurs à l'annulation pour la convention de 2001, sauf pour les actions contentieuses engagées. Enfin, l'État a été condamné à verser 1 500 euros à chaque association requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, ass., 11 mai 2004, n° 255886, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 255886
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Identifiant Légifrance : CETATEXT000008196795
Identifiant européen : ECLI:FR:CEASS:2004:255886.20040511

Sur les parties

Texte intégral

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