Conseil d'État, 8ème - 3ème chambres réunies, 15 mars 2017, 393407
TA Lille
Rejet 19 décembre 2013
>
CAA Douai
Rejet 9 juillet 2015
>
CE
Annulation 15 mars 2017

Arguments

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  • Accepté
    Interprétation erronée de la délibération du 21 décembre 2006

    Le Conseil d'État a jugé que la délibération du 21 décembre 2006 avait parachevé la vente et transféré la propriété des parcelles, sans conditions, ce qui a été mal interprété par la cour.

  • Accepté
    Nullité de la vente de la chose d'autrui

    Le Conseil d'État a confirmé que la commune ne pouvait pas annuler la délibération de 2006, car la vente avait été parachevée et la propriété transférée.

  • Accepté
    Droit à l'indemnisation des frais de justice

    Le Conseil d'État a décidé que la commune devait verser une somme aux sociétés pour couvrir les frais de justice, conformément à l'article L. 761-1.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, a annulé l'arrêt de la cour administrative d'appel de Douai ainsi que le jugement du tribunal administratif de Lille qui avaient rejeté la demande des SARL Bowling du Hainaut et Bowling de Saint-Amand-les-Eaux tendant à l'annulation de deux délibérations du conseil municipal de Saint-Amand-les-Eaux. La première délibération annulait une vente de parcelles à la SARL Bowling du Hainaut, et la seconde approuvait la cession des mêmes parcelles à la société Cases Investissements. Le Conseil d'État a jugé que la cour avait inexactement interprété la délibération initiale de 2006, qui ne subordonnait pas expressément la vente à des conditions financières, contrairement à ce qu'avait estimé la cour. En vertu des articles 1583 et 1599 du code civil, la vente était parfaite dès l'accord sur la chose et le prix, et la propriété des parcelles avait été transférée à la SARL Bowling du Hainaut, indépendamment du non-paiement du prix. Par conséquent, la commune ne pouvait plus légalement annuler la vente ni céder les parcelles à un tiers. Les délibérations du 30 juin 2011 ont donc été annulées, et la commune de Saint-Amand-les-Eaux a été condamnée à verser 6 000 euros aux sociétés requérantes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 8e - 3e ch. réunies, 15 mars 2017, n° 393407, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 393407
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Douai, 9 juillet 2015, N° 14DA00028
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Rappr. TC, 22 novembre 2010, SARL Brasserie du Théâtre c/ Commune de Reims, n° 3764, p. 590.
Identifiant Légifrance : CETATEXT000034205964
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2017:393407.20170315

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code civil
  2. Code de justice administrative
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