Conseil d'État, 10ème - 9ème chambres réunies, 3 octobre 2018, 410611, Publié au recueil Lebon
TA Cergy-Pontoise
Rejet 10 juillet 2014
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TA Rennes 10 octobre 2014
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TA Rennes 31 décembre 2015
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CAA Versailles
Rejet 14 mars 2017
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CAA Nantes
Rejet 8 décembre 2017
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CE
Annulation 3 octobre 2018
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CE
Rejet 3 octobre 2018
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TA Paris 9 juillet 2020
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CAA Paris
Rejet 2 février 2021
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TA Rouen 17 décembre 2021
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CAA Douai
Rejet 16 juin 2022
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CE
Rejet 21 février 2023

Arguments

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  • Accepté
    Incompétence de la juridiction administrative

    Le Conseil d'État a jugé que la cour a effectivement entaché son arrêt d'erreur de droit en ne relevant pas l'incompétence de la juridiction administrative sur ce point.

  • Accepté
    Responsabilité pour faute de l'État

    Le Conseil d'État a reconnu que les conditions de vie étaient indignes et que cela engageait la responsabilité de l'État, justifiant ainsi la demande de réparation.

  • Accepté
    Évaluation des préjudices subis

    Le Conseil d'État a fixé le montant de l'indemnisation à 15 000 euros, en tenant compte des préjudices subis par Monsieur A….

  • Accepté
    Droit à l'indemnisation des frais de justice

    Le Conseil d'État a décidé que l'État devait verser 6 000 euros à Monsieur A… au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en cassation après un arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles qui avait rejeté l'appel de M. A... contre le jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejetant sa demande de réparation du préjudice subi en raison de l'abandon des harkis par l'État français lors de l'indépendance de l'Algérie et des conditions d'accueil qui leur ont été réservées en France. Le Conseil d'État casse partiellement l'arrêt de la cour administrative d'appel en annulant la décision sur les préjudices liés à l'absence de rapatriement des harkis et à leurs conditions de vie en France. Le Conseil d'État estime que ces préjudices ne peuvent pas engager la responsabilité de l'État sur le fondement de la faute. Cependant, le Conseil d'État reconnaît que les conditions de vie indignes réservées aux harkis entre 1963 et 1975 ont engagé la responsabilité de l'État et condamne celui-ci à verser à M. A... une indemnisation de 15 000 euros. Le Conseil d'État rejette également les conclusions de M. A... relatives à l'absence d'intervention de la France en Algérie pour protéger les harkis.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 10e - 9e ch. réunies, 3 oct. 2018, n° 410611, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 410611
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Versailles, 14 mars 2017, N° 14VE02837
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Comp. CE, Ass., 16 février 2009, Mme,, n° 315499, p. 43.
Identifiant Légifrance : CETATEXT000037461556
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2018:410611.20181003

Sur les parties

Texte intégral

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