CJUE, n° C-570/20, Arrêt de la Cour, Procédure pénale contre BV, 5 mai 2022
CA Chambéry 13 février 2019
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CASS 21 octobre 2020
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CJUE, Demande (JO) 28 octobre 2020
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CJUE, Conclusions de l'avocat général 9 décembre 2021
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CJUE, Arrêt 5 mai 2022
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CASS
Cassation 22 mars 2023

Arguments

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  • Accepté
    Violation du principe ne bis in idem

    La cour a reconnu que le cumul de sanctions peut être justifié par des règles claires et précises, mais doit respecter le principe de proportionnalité et ne pas dépasser la gravité de l'infraction.

  • Rejeté
    Clarté et prévisibilité des règles nationales

    La cour a estimé que les règles nationales doivent permettre au justiciable de prévoir les actes susceptibles de donner lieu à un cumul de sanctions, et que l'interprétation par les juridictions nationales doit également être prise en compte.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a statué sur la conformité avec le droit de l'Union, notamment l'article 50 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne (la Charte), d'une réglementation nationale française autorisant un cumul de sanctions administratives et pénales pour des infractions fiscales en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA). La question juridique principale était de savoir si cette réglementation respectait le principe ne bis in idem, qui interdit d'être poursuivi ou puni pénalement plusieurs fois pour la même infraction. La CJUE a jugé que le cumul de sanctions est admissible si les conditions d'application sont claires et prévisibles, permettant ainsi aux justiciables de prévoir les conséquences de leurs actes. Cependant, la Cour a souligné que la réglementation doit également garantir que la sévérité de l'ensemble des sanctions n'excède pas la gravité de l'infraction, y compris lorsque les sanctions sont de natures différentes, telles que pécuniaires et privatives de liberté. La CJUE a conclu que la réglementation française, telle qu'interprétée par la jurisprudence nationale, ne respecte pas cette exigence de proportionnalité lorsqu'elle ne prévoit pas de règles claires et précises pour limiter la sévérité de l'ensemble des sanctions imposées, notamment en cas de cumul d'une sanction pécuniaire et d'une peine privative de liberté.

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Sur la décision

Référence :
CJUE, Cour, 5 mai 2022, C-570/20
Numéro(s) : C-570/20
Arrêt de la Cour (première chambre) du 5 mai 2022.#Procédure pénale contre BV.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Cour de cassation (France).#Renvoi préjudiciel – Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Dissimulation frauduleuse de la taxe due – Sanctions – Législation nationale prévoyant une sanction administrative et une sanction pénale pour les mêmes faits – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Article 49 – Article 50 – Principe ne bis in idem – Article 52, paragraphe 1 – Limitations apportées au principe ne bis in idem – Exigence de prévoir des règles claires et précises – Possibilité de prendre en compte l’interprétation de la législation nationale par les juridictions nationales – Nécessité de prévoir des règles assurant la proportionnalité de l’ensemble des sanctions infligées – Sanctions de natures différentes.#Affaire C-570/20.
Date de dépôt : 28 octobre 2020
Décision précédente : Cour de cassation, 22 mars 2023, N° CR00281
Précédents jurisprudentiels : 16 juillet 2020, Facebook Ireland et Schrems, C-311/18, EU:C:2020:559
2016-545 QPC, du 24 juin 2016, no 2016-546 QPC, du 24 juin 2016, no 2016-556 QPC, du 22 juillet 2016 et no 2018-745 QPC
20 mars 2018, Garlsson Real Estate e.a., C-537/16, EU:C:2018:193
20 mars 2018, Garlsson Real Estate e.a. ( C-537/16, EU:C:2018:193
20 mars 2018, Menci, C-524/15, EU:C:2018:197
20 mars 2018, Menci ( C-524/15, EU:C:2018:197
60 de l' arrêt du 20 mars 2018, Garlsson Real Estate e.a. ( C-537/16, EU:C:2018:193
AC-Treuhand/Commission, C-194/14 P, EU:C:2015:717
AC-Treuhand/Commission, C-194/14 P, EU:C:2015:717, point 42, ainsi que du 28 mars 2017, Rosneft, C-72/15, EU:C:2017:236
arrêt du 20 mars 2018, Menci, C-524/15, EU:C:2018:197
arrêts du 20 mars 2018, Menci, C-524/15, EU:C:2018:197
, C-719/19, EU:C:2021:506
Dansk Rørindustri e.a./Commission, C-189/02 P, C-202/02 P, C-205/02 P à C-208/02 P et C-213/02 P, EU:C:2005:408
Garlsson Real Estate e.a. ( C-537/16, EU:C:2018:193
Menci ( C-524/15, EU:C:2018:197
Nordzucker e.a., C-151/20, EU:C:2022:203
Prokuratura Rejonowa w Słupsku, C-634/18, EU:C:2020:455
Solution : Renvoi préjudiciel
Identifiant CELEX : 62020CJ0570
Identifiant européen : ECLI:EU:C:2022:348
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