Conseil constitutionnel, décision n° 2001-446 DC du 27 juin 2001, Loi relative à l'interruption volontaire de grossesse et à la contraception
CONSTIT
Conformité 27 juin 2001

Arguments

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  • Rejeté
    Méconnaissance du principe de la sauvegarde de la dignité humaine

    Le Conseil constitutionnel a estimé que la loi n'a pas rompu l'équilibre entre la dignité humaine et la liberté de la femme, et que les dispositions ne constituent pas une pratique eugénique.

  • Rejeté
    Atteinte au principe du respect de tout être humain dès le commencement de sa vie

    Le Conseil a jugé que la loi respecte le principe de protection de l'être humain dès le commencement de sa vie en réservant l'interruption à des situations de détresse.

  • Rejeté
    Violation du principe de précaution

    Le Conseil a considéré que le principe de précaution ne constitue pas un objectif de valeur constitutionnelle.

  • Rejeté
    Risques médicaux accrus pour la femme

    Le Conseil a jugé que la loi comporte des garanties suffisantes pour la santé de la femme.

  • Rejeté
    Remise en cause des garanties légales pour la liberté individuelle

    Le Conseil a estimé que les modifications respectent la liberté de la femme enceinte et garantissent un consentement libre et éclairé.

  • Rejeté
    Violation du principe de liberté de conscience

    Le Conseil a jugé que la liberté de conscience des médecins est respectée et que les dispositions ne portent pas atteinte aux principes constitutionnels.

  • Rejeté
    Excès de compétence du législateur

    Le Conseil a jugé que les dispositions concernées relèvent de la compétence de l'État et peuvent être appliquées sans consultation de l'assemblée territoriale.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil constitutionnel a été saisi par des sénateurs le 7 juin 2001 pour examiner la conformité à la Constitution de la loi relative à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) et à la contraception, adoptée le 30 mai 2001. Les questions juridiques posées incluent la légalité de l'allongement du délai d'IVG à douze semaines, la procédure préalable à l'IVG, la suppression du droit de refus des chefs de service, et l'application de la loi en Polynésie française. Le Conseil a conclu que les articles contestés étaient conformes à la Constitution, affirmant que la loi respectait l'équilibre entre la dignité humaine et la liberté de la femme, tout en ne portant pas atteinte aux principes de liberté individuelle et de conscience.

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Sur la décision

Référence :
Cons. const., 27 juin 2001, n° 2001-446 DC
Décision n° 2001-446 DC
Loi déférée : Loi relative à l'interruption volontaire de grossesse et à la contraception
Publication : Journal officiel du 7 juillet 2001, page 10828, Recueil, p. 74
Dispositif : Conformité
Identifiant Légifrance : CONSTEXT000017664388
Identifiant européen : ECLI:FR:CC:2001:2001.446.DC
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