Conseil de prud'hommes de Caen, 18 décembre 2018, n° 17/00193
CPH Caen 18 décembre 2018
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CA Caen
Infirmation partielle 18 février 2021

Arguments

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  • Accepté
    Manquements de l'employeur

    La cour a constaté que les manquements de l'employeur étaient d'une gravité suffisante pour justifier la résiliation du contrat de travail.

  • Accepté
    Non-respect de la durée de travail contractuelle

    La cour a jugé que l'employeur devait respecter la durée de travail contractuelle et a condamné l'employeur à verser les rappels de salaire dus.

  • Accepté
    Inexécution du préavis

    La cour a confirmé que l'indemnité compensatrice de préavis était due, car le licenciement n'était pas fondé sur une faute grave.

  • Accepté
    Absence de cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse, entraînant le droit à une indemnité.

  • Accepté
    Préjudice subi du fait des carences de l'employeur

    La cour a reconnu le préjudice subi par Madame et a accordé une indemnité en conséquence.

  • Accepté
    Obligation de l'employeur de remettre des documents

    La cour a ordonné à l'employeur de remettre les documents demandés sous astreinte.

  • Accepté
    Dépenses engagées pour la procédure

    La cour a jugé équitable d'accorder une indemnité au titre de l'article 700.

Résumé par Doctrine IA

Dans cette affaire, le Conseil de Prud'hommes statue sur la demande de Madame X contre la SAS P concernant la résiliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de l'employeur, le paiement de rappels de salaire pour non-respect de la base horaire contractuelle, la requalification de son contrat à temps partiel en temps complet, et des indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Madame X, victime d'un accident du travail et déclarée inapte à son poste, a été licenciée pour impossibilité de reclassement. Le Conseil, après avoir constaté des manquements de l'employeur dans le paiement du salaire et dans la gestion des horaires de travail, prononce la résiliation judiciaire du contrat au 31 octobre 2017, avec les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Il condamne la SAS P à verser à Madame X diverses sommes pour rappel de salaire, indemnité de préavis, et indemnité de licenciement, ainsi qu'à remettre des documents de travail rectifiés sous astreinte. La décision se fonde sur les articles L.3123-14, L.3171-4, L.1234-5 du code du travail et l'article 1224 du code civil, et applique le barème d'indemnisation de l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017. La SAS P est également condamnée à payer une indemnité au titre de l'article 700 du code de procédure civile et aux dépens, avec exécution provisoire pour moitié des condamnations indemnitaires.

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Sur la décision

Référence :
Cons. prud’h. Caen, 18 déc. 2018, n° 17/00193
Juridiction : Conseil de prud'hommes de Caen
Numéro(s) : 17/00193

Texte intégral

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Conseil de prud'hommes de Caen, 18 décembre 2018, n° 17/00193