Tribunal administratif de Caen, 24 octobre 2025, n° 2402620
TA Caen
Annulation 24 octobre 2025

Arguments

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  • Accepté
    Droit à l'aide juridictionnelle

    La cour a jugé que, dans les circonstances de l'espèce, il était approprié de mettre à la charge de l'Etat une somme pour couvrir les frais d'instance de la requérante.

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Sur la décision

Référence :
TA Caen, 24 oct. 2025, n° 2402620
Juridiction : Tribunal administratif de Caen
Numéro : 2402620
Type de recours : Excès de pouvoir
Dispositif : Non-lieu
Date de dernière mise à jour : 2 novembre 2025

Sur les parties

Texte intégral


Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 1er octobre 2024, Mme B… A…, représentée par Me Lelouey, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision par laquelle le préfet du Calvados a implicitement refusé sa demande de titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet du Calvados de lui délivrer un titre de séjour mention « vie privée et familiale » et ce, dans un délai de quinze jours suivant la décision à intervenir, subsidiairement de réexaminer sa situation et de la mettre en possession d’un document l’autorisant au séjour pendant la durée du réexamen ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 12 septembre 2025, le préfet du Calvados conclut au non-lieu à statuer sur la requête.


Par un mémoire enregistré le 7 octobre 2025, Mme A… demande au tribunal de constater le non-lieu à statuer sur ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction et maintient ses conclusions relatives aux frais de l’instance.

Mme A… a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 16 octobre 2024.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :


- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;


- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :


Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent par ordonnance : (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ; 5 Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».


Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’enregistrement de la requête de Mme A…, le préfet du Calvados lui a délivré une carte de séjour valide du 8 septembre 2025 au 7 septembre 2026. Dans ces conditions, les conclusions de la requête aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. Il n’y a plus lieu d’y statuer.


S’agissant des frais de l’instance, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 600 euros à verser à Me Lelouey sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de Mme A….


Article 2 : L’Etat versera à Me Lelouey une somme de 600 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Lelouey renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat.


Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B… A…, à Me Lelouey et au préfet du Calvados.


Copie en sera adressée au bureau de l’aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Caen.


Fait à Caen, le 24 octobre 2025.

La présidente de la 3ème chambre


Signé


MACAUD


La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


Pour expédition conforme,


La greffière


E. Bloyet

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