Tribunal administratif de Melun, 20 janvier 2025, n° 2403030
TA Melun 22 octobre 2018
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TA Melun 20 janvier 2025

Arguments

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  • Accepté
    Exécution de l'injonction de relogement

    La cour a constaté que le relogement de M me A C a été effectué, justifiant ainsi la fin de l'astreinte prononcée à l'encontre de l'Etat.

  • Accepté
    Justification de l'exécution de l'injonction

    La cour a jugé que l'exécution de l'injonction par le relogement de M me A C justifie la cessation de l'astreinte.

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Sur la décision

Référence :
TA Melun, 20 janv. 2025, n° 2403030
Juridiction : Tribunal administratif de Melun
Numéro : 2403030
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Tribunal administratif de Melun, 21 octobre 2018, N° 1803901
Dispositif : Satisfaction totale
Date de dernière mise à jour : 30 mai 2025

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement n° 1803901 du 22 octobre 2018, le tribunal administratif de Melun a enjoint au préfet du Val-de-Marne d’attribuer à Mme A C un logement de type T4 répondant à ses besoins et à ses capacités avant le 1er janvier 2019, sous astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, destinée au fonds d’accompagnement vers et dans le logement.

Par une demande, enregistrée le 09 avril 2024, la préfète du Val-de-Marne demande au tribunal de mettre fin et de liquider définitivement l’astreinte prononcée à l’encontre de l’Etat par le jugement ci-dessus, en raison et à la date du relogement, le 12 mars 2020, de Mme A.

Cette requête a été communiquée à Mme A qui ne conteste pas son relogement à

la date précitée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

— le code de la construction et de l’habitation ;

— le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation : « I.- Le demandeur qui a été reconnu par la commission de médiation comme prioritaire et comme devant être logé d’urgence et qui n’a pas reçu, dans un délai fixé par décret, une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités peut introduire un recours devant la juridiction administrative tendant à ce que soit ordonné son logement ou son relogement. /(). Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu’il désigne, lorsqu’il constate que la demande a été reconnue comme prioritaire par la commission de médiation et doit être satisfaite d’urgence et que n’a pas été offert au demandeur un logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités, ordonne le logement ou le relogement de celui-ci par l’Etat et peut assortir son injonction d’une astreinte. Pour les seuls jugements prononcés après le 1er janvier 2016, le jugement prononçant l’astreinte mentionne que les sommes doivent être versées jusqu’au jugement de liquidation définitive. /(). Le produit de l’astreinte est versé au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, institué en application de l’article L. 300-2. Pour les seules astreintes prononcées après le 1er janvier 2016, tant que l’astreinte n’est pas liquidée définitivement par le juge, le versement de l’astreinte au fonds est effectué deux fois par an, le premier versement devant intervenir à la fin du sixième mois qui suit le mois à compter duquel l’astreinte est due en application du jugement qui l’a prononcée. Toute astreinte versée en application du jugement la prononçant reste acquise au fonds. Lorsque l’astreinte a été liquidée définitivement, le versement du solde restant dû, le cas échéant, est effectué dans le mois qui suit la notification de la décision de liquidation définitive. /(). ».

2. Aux termes de l’article R. 778-8 du code de justice administrative : « Lorsque le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cet effet constate, d’office ou sur la saisine du requérant, que l’injonction prononcée n’a pas été exécutée, il procède à la liquidation de l’astreinte en faveur du fonds prévu à l’article L. 300-2 du code de la construction et de l’habitation. Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cet effet peut statuer par ordonnance, dans les conditions prévues par le chapitre II du titre IV du livre VII du présent code, après avoir invité les parties à présenter leurs observations sur l’exécution de l’injonction prononcée. Il liquide l’astreinte en tenant compte de la période pendant laquelle, postérieurement à l’expiration du délai imparti par le jugement, l’injonction est demeurée inexécutée par le fait de l’administration. Il peut, eu égard aux circonstances de l’espèce, modérer le montant dû par l’Etat voire, à titre exceptionnel, déclarer qu’il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte. ».

3. Par le jugement susvisé, le tribunal administratif de Melun a, en application des dispositions précitées de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, prononcé à l’encontre de la préfète du Val-de-Marne , une astreinte de 300 euros par mois de retard, destinée au fonds d’accompagnement vers et dans le logement, due en l’absence de justification de l’exécution, avant le 1er janvier 2019, de l’injonction qui lui était faite par cette décision d’assurer le logement de Mme A, dans les conditions prévues par la commission de médiation.

4. Par un mémoire enregistré le 09 avril 2024, la préfète du Val-de-Marne a informé le tribunal du relogement de Mme A, à compter du 12 mars 2020, dans un logement de type T4 situé 107 avenue Maréchale au Plessis-Trévise (94420). Ce mémoire a été communiqué à la nouvelle adresse de Mme A, qui en a accusé réception le 15 avril 2024, sans émettre d’observation. Dans ces conditions, l’autorité préfectorale doit être regardée comme justifiant avoir assuré le relogement de Mme A et exécuté le jugement d’injonction susvisé. Dès lors, il y a lieu, d’une part, de mettre fin à l’astreinte prononcée par ce jugement, et, d’autre part, de liquider définitivement l’astreinte en tenant compte de la période pendant laquelle, postérieurement à l’expiration du délai imparti par le jugement, l’injonction est demeurée inexécutée par le fait de l’administration et en fixant le solde restant dû au montant mensuel de l’astreinte multiplié par le nombre de mois entiers constaté entre la date du relogement et le dernier versement semestriel effectué par la préfète

du Val-de-Marne en faveur du fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

ORDONNE :

Article 1er : Il est mis fin, à la date du relogement, à l’astreinte que l’Etat a été condamné à verser au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement au titre de l’exécution tardive du jugement n° 1803901 du 22 octobre 2018.

Article 2 : Le solde restant dû est fixé au montant mensuel de l’astreinte multiplié par le nombre de mois entiers constaté entre la date de relogement et le dernier versement semestriel effectué par la préfète du Val-de-Marne auprès du fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C, au préfet

du Val-de-Marne et au ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation.

Le premier vice-président,

O. B

La République mande et ordonne le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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