Tribunal administratif de Nantes, 10 octobre 2025, n° 2512169
TA Nantes
Annulation 10 octobre 2025

Arguments

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  • Rejeté
    Refus de visa d'entrée en France

    La cour a constaté que les visas ont été délivrés postérieurement à la requête, rendant la demande d'annulation sans objet.

  • Rejeté
    Injonction de délivrance de visas

    La cour a jugé que la délivrance des visas rendait cette demande sans objet.

  • Accepté
    Frais exposés non compris dans les dépens

    La cour a décidé de mettre à la charge de l'Etat une somme pour couvrir les frais exposés par la requérante.

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Sur la décision

Référence :
TA Nantes, 10 oct. 2025, n° 2512169
Juridiction : Tribunal administratif de Nantes
Numéro : 2512169
Type de recours : Excès de pouvoir
Dispositif : Non-lieu
Date de dernière mise à jour : 25 novembre 2025

Sur les parties

Texte intégral


Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2025, Mme C… F…, agissant en son nom personnel et en qualité de représentante légale des enfants mineures H… D… E… A… et G… E… B…, représentée par Me Rodrigues Devesas, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite de rejet née du silence de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France sur le recours formé contre la décision implicite de l’autorité consulaire française à Yaoundé (Cameroun) refusant de délivrer à H… D… E… A… et G… E… B… des visas de long séjour au titre du regroupement familial ;

2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur, à titre principal, de délivrer les visas sollicités dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer les demandes de visa dans le même délai et sous la même astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 13 août 2025, le ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte et s’en remet à la sagesse du tribunal concernant le surplus des conclusions de la requête.


Il fait valoir que, le 8 août 2025, l’autorité consulaire française à Yaoundé a délivré le visa sollicité.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :


Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».


Postérieurement à l’introduction de la requête, l’autorité consulaire française à Yaoundé a délivré, le 8 août 2025, les visas sollicités à H… D… E… A… et G… E… B…. Dans ces conditions, les conclusions de Mme F… aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte sont devenues sans objet. Dès lors, il n’y a pas lieu d’y statuer.


Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 500 euros au titre des frais exposés par Mme F… et non compris dans les dépens.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions Mme F… aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte.


Article 2 : L’Etat versera à Mme F… la somme de 500 (cinq cents) euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C… F… et au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur.


Fait à Nantes, le 10 octobre 2025.


La présidente,


V. POUPINEAU


La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,


La greffière,

Textes cités dans la décision

  1. Code de justice administrative
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