Tribunal administratif de Nîmes, 15 septembre 2025, n° 2503753
TA Nîmes
Rejet 15 septembre 2025

Arguments

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  • Rejeté
    Droit à l'aide juridictionnelle

    La cour a estimé que M me B A ne remplissait pas les conditions requises pour l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire.

  • Rejeté
    Doute sérieux quant à la légalité de la décision

    La cour a jugé qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée.

  • Rejeté
    Urgence de l'inscription

    La cour a estimé que l'urgence n'était pas établie, car la requérante n'avait pas été classée et n'avait pas à attendre l'issue de la procédure de désistement.

Résumé par Doctrine IA

Dans cette décision, M me B A demande au juge des référés de suspendre l'exécution d'une décision du président de l'université de Nîmes refusant son inscription en Master, d'obtenir l'aide juridictionnelle provisoire, et d'enjoindre l'université à procéder à son inscription. Les questions juridiques posées concernent la légalité de la décision contestée et l'urgence de la situation. La juridiction conclut qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux quant à la légalité de la décision, et rejette donc la requête de M me A, y compris sa demande d'aide juridictionnelle.

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Sur la décision

Référence :
TA Nîmes, 15 sept. 2025, n° 2503753
Juridiction : Tribunal administratif de Nîmes
Numéro : 2503753
Type de recours : Excès de pouvoir
Dispositif : Rejet défaut de doute sérieux
Date de dernière mise à jour : 17 septembre 2025

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 et 15 septembre 2025, le mémoire enregistré après clôture de l’instruction n’ayant pas été communiqué, Mme B A, représentée par Me Verdier, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de suspendre l’exécution de la décision du 2 juin 2025 par laquelle le président de l’université de Nîmes a refusé son inscription en première année de Master « droit des affaires – enseignement clinique sur droit des affaires » ;

3°) d’enjoindre au président de l’université " de Nîmes de procéder à son inscription dans la formation de Master dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à titre provisoire dans l’attente du jugement au fond ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros à verser à Me Verdier en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

— il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée dès lors que :

* elle est dépourvue de base légale dès lors qu’il ne ressort pas de l’analyse du site internet de l’établissement public que les modalités de sélection en Master ont fait l’objet d’une délibération du Conseil d’administration ;

*il n’est pas possible de vérifier si une telle délibération est entrée en vigueur selon les modalités prévues à l’article L.719-7 du code de l’éducation ;

* elle est entachée d’erreur de droit dès lors que le chef d’établissement s’est placé en situation de compétence liée ;

* les termes de la décision ne permettent pas d’établir que la procédure suivie pour l’examen des candidatures était régulière ;

*la signature revêtant la décision n’a pas été valablement apposée en l’absence d’homologation du téléservice « monmaster.gouv.fr » ;

*la décision est entachée d’erreur manifeste d’appréciation ;

— l’urgence est caractérisée dès lors que la décision fait obstacle à la poursuite de son cursus universitaire et à la réalisation de son projet professionnel d’administrateur judiciaire, que la procédure d’admission ne permet d’exercer un recours qu’après le 31 août 2025 alors que la rentrée universitaire est imminente et justifie d’une action en référé ;

Par un mémoire en défense enregistré le 12 septembre 2025, le président de l’université de Nîmes conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

— la requête en référé est tardive ;

— la notification de la décision a été valablement notifiée par voie dématérialisée le 4 juin 2025 ;

— aucun des moyens soulevés n’est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée ;

— l’urgence n’est pas établie dès lors que le mécanisme prévu à l’article R.612-36-3 du code de l’éducation n’a pas été mis en œuvre et que la requérante qui n’a pas été classée n’avait pas à attendre l’issue de la procédure de désistement.

Vu :

— les autres pièces du dossier ;

— la requête n° 2503248 du 31 juillet 2025 par laquelle Mme A demande l’annulation de la décision contestée.

Vu :

— le code de l’éducation ;

— le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné Mme Boyer, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique tenue le 15 septembre 2025 à 10 heures 00 en présence de Mme Paquier, greffière d’audience, ont été entendus :

— le rapport de Mme Boyer, juge des référés ;

— les observations de Mme C pour l’université de Nîmes qui s’en rapporte à ses écritures.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Une note en délibéré présentée pour Mme A par Me Verdier a été enregistrée au greffe du tribunal le 15 septembre 2025.

Considérant ce qui suit :

1.Par une décision du 2 juin 2025, le président de l’université de Nîmes a refusé l’inscription de Mme A en première année de Master « droit des affaires – enseignement clinique sur droit des affaires ». Mme A demande au juge des référé de prononcer la suspension de l’exécution de cette décision.

Sur les conclusions à fin de suspension :

2. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ». Il résulte de ces dispositions que le prononcé d’une ordonnance de suspension de l’exécution d’une décision administrative est subordonné à la réunion cumulative de l’existence d’une situation d’urgence et d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

3. En l’état de l’instruction, aucun des moyens tels qu’analysés dans les visas de la présente ordonnance n’est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision dont la suspension est demandée.

4. Il résulte de ce qui précède que, sans qu’il soit besoin d’examiner les fins de non recevoir opposées par les parties ni si la condition d’urgence est remplie de rejeter la requête de la requérante présentée sur le fondement de l’article L.521-1 du code de justice administrative dans toutes ses conclusions y compris celle présentées aux fins d’admission à l’aide juridictionnelle provisoire.

O R D O N N E

Article 1er : Mme A n’est pas admise à l’aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à Me Verdier et à l’université de Nîmes.

Fait à Nîmes, le 15 septembre 2025.

La juge des référés,

C. BOYER

La République mande et ordonne à la ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

N°2503753

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