Tribunal administratif de Nîmes, 4ème chambre, 12 mars 2026, n° 2304615
TA Nîmes
Annulation 12 mars 2026

Arguments

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  • Accepté
    Intérêt à agir en tant que gestionnaire du réseau

    La cour a reconnu que la société Enedis avait un intérêt légitime à contester les dispositions du règlement de voirie qui affectent ses droits d'occupation.

  • Accepté
    Création d'une redevance illégale

    La cour a jugé que le département n'avait pas le pouvoir d'instaurer une telle redevance, ce qui justifie l'annulation de l'article 13 et de l'annexe 10.

  • Accepté
    Atteinte excessive aux droits d'occupation

    La cour a constaté que plusieurs articles du règlement imposaient des contraintes non justifiées, entraînant leur annulation.

  • Accepté
    Droit à l'indemnisation des frais de justice

    La cour a jugé que le département devait rembourser les frais de justice à Enedis, étant donné que cette dernière n'était pas la partie perdante.

Résumé par Doctrine IA

La société Enedis demandait l'annulation de plusieurs articles du règlement de voirie du département du Gard, ainsi que la décision rejetant son recours gracieux. Elle soutenait que ces dispositions portaient une atteinte excessive à son droit d'occupation du domaine public routier et excédaient la compétence du département.

Le tribunal a annulé l'article 13 et l'annexe 10 instaurant une redevance pour réseaux abandonnés, estimant que le département avait excédé sa compétence en créant cette redevance. Il a également annulé des dispositions relatives à la protection des plantations (article 28), à l'implantation des tranchées (article 37), au remblaiement (article 44) et à la reconstitution de la chaussée (article 45), jugeant qu'elles imposaient des contraintes techniques excessives et injustifiées.

Cependant, le tribunal a rejeté les conclusions d'Enedis concernant l'article 11 (implantation d'ouvrage), l'article 19 (ponts et ouvrages franchissant les routes), l'article 25 (constat préalable des lieux) et l'article 38 (canalisations traversant une chaussée), estimant que ces dispositions ne portaient pas une atteinte excessive à ses droits. Le département du Gard a été condamné à verser une somme à Enedis au titre des frais de justice.

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Sur la décision

Référence :
TA Nîmes, 4e ch., 12 mars 2026, n° 2304615
Juridiction : Tribunal administratif de Nîmes
Numéro : 2304615
Type de recours : Excès de pouvoir
Dispositif : Satisfaction partielle
Date de dernière mise à jour : 21 mars 2026

Sur les parties

Texte intégral

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