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Sur la décision
| Référence : | TJ Bobigny, ch. 2 sect. 3, 12 mai 2026, n° 24/12550 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/12550 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal |
| Date de dernière mise à jour : | 21 mai 2026 |
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Texte intégral
COUR D’APPEL DE [Localité 1]
TRIBUNAL JUDICIAIRE
BOBIGNY
[Adresse 1]
[Localité 2]
_______________________________
Chambre 2/section 3
R.G. N° RG 24/12550 – N° Portalis DB3S-W-B7I-2N7P
Minute : 26/00584
_______________________________
COPIE CERTIFIÉE CONFORME :
Délivrée le :
à
_______________________________
COPIE EXÉCUTOIRE délivrée à :
à
le :
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
__________
J U G E M E N T
du 12 Mai 2026
Contradictoire en premier ressort
Prononcé de la décision par
Madame Flora DAYDIE, Juge aux affaires familiales, assistée de Madame Line ASSIGNON, greffier.
Dans l’affaire entre :
Madame [Z] [P]
née le [Date naissance 1] 1991 à [Localité 3] (ALGÉRIE)
[Adresse 2]
[Localité 4]
demandeur :
Ayant pour avocat Me Rebecca CHARLES GARNIEL, avocat au barreau de SEINE-SAINT-DENIS, avocat plaidant, vestiaire : PB179
Et
Monsieur [D] [Q]
né le [Date naissance 2] 1984 à [Localité 5] (ALGÉRIE)
[Adresse 3]
[Adresse 4]
[Localité 6]
A.J. Totale numéro C-93008-2025-10732 du 23/01/2025 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 7]
défendeur :
Ayant pour avocat Me Coraline SCHORNSTEIN, avocat au barreau de SEINE-SAINT-DENIS, vestiaire : 260
DÉBATS
A l’audience non publique du 10 Mars 2026, le juge aux affaires familiales Madame Flora DAYDIE assistée de Madame Line ASSIGNON, greffier, a renvoyé l’affaire pour jugement au 12 Mai 2026.
LE TRIBUNAL
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales, statuant publiquement par jugement contradictoire, rendu en premier ressort et mis à disposition au greffe,
Vu l’assignation en date 30 décembre 2024,
Dit que le juge français est compétent pour statuer sur la demandes en matière de divorce, d’obligations alimentaires et d’autorité parentale;
Dit que la loi française pour statuer sur la demandes en matière de divorce, d’obligations alimentaires et d’autorité parentale;
Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal de :
[Z] [P], née le [Date naissance 1] 1991 à [Localité 3] (Algérie)
et de
[D] [Q] né le [Date naissance 2] 1984 à [Localité 5] (Algérie)
Lesquels se sont mariés le [Date mariage 1] 2014 à [Localité 5] (Algérie)
Ordonne la publicité de cette décision en marge des actes de l’état civil des époux détenus par un officier de l’état civil français conformément aux dispositions de l’article 1082 du Code de procédure civile ;
Renvoie les parties à procéder aux diligences nécessaires à la publication de cette décision en marge des actes étrangers ;
Dit que seul le dispositif du jugement pourra être reproduit pour la transcription de la décision dans un acte authentique ou dans un acte public ;
Dit qu’entre les époux, les effets du divorce remonteront en ce qui concerne les biens à la date du 30 décembre 2024, ;
Rappelle que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordées par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;
Déclare irrecevable la demande de [D] [Q] visant à dire que toute omission volontaire d’un emprunt ou d’une dette par l’une ou l’autre des parties entraînerait la prise en charge totale de cette dette par la partie qui aurait omis de la déclarer ;
Renvoie les parties à procéder amiablement aux opérations de compte, liquidation et partage de leurs intérêts patrimoniaux et, en cas de litige, à saisir le juge aux affaires familiales par assignation en partage selon les règles définies aux articles 1359 et suivants du Code de procédure civile ;
Dit que chaque partie perdra l’usage du nom de l’autre conjoint ;
Constate que l’exercice de l’autorité parentale est conjoint à [D] [Q] et [Z] [P] ;
Dit qu’à cet effet, ceux-ci doivent notamment :
— prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et le changement de résidence de l’enfant,
— s’informer réciproquement de l’organisation de la vie de l’enfant (vie scolaire, activités extra-scolaires, traitements médicaux…)
— communiquer en toutes circonstances l’adresse du lieu où se trouvent l’enfant et le moyen de le joindre,
— respecter les liens de l’enfant avec son autre parent ;
Rappelle que l’exercice de l’autorité parentale suppose une collaboration minimale dans l’intérêt de l’enfant emportant notamment un respect mutuel et une information réciproque des parents sur toutes les décisions concernant sa vie ;
Précise que l’enfant a le droit de communiquer librement par lettre ou par téléphone avec le parent auprès duquel il ne réside pas et que celui-ci a le droit et le devoir de le contacter régulièrement (par lettre et/ou par téléphone) en respectant le rythme de vie du parent hébergeant;
Dit que, conformément à l’accord des parties, par dérogation au principe de l’exercice conjoint de l’autorité parentale, [Z] [P] pourra effectuer seule les démarches administratives (notamment pour l’obtention des passeports algérien et français) pour l’enfant [E] [Q] née le [Date naissance 3] 2024 à [Localité 8] (Seine-[Localité 9]) ;
Fixe, conformément à l’accord des parties, la résidence habituelle des enfants chez la mère, [Z] [P] ;
Réserve, conformément à l’accord des parties, les droits de visite et d’hébergement du père à l’égard d'[E] [Q] ;
Dit que [D] [Q] exercera à l’égard de [G] un droit de visite en journée de 10 heures à 18 heures selon les jours de repos de [D] [Q], y compris en période de vacances scolaires sauf si l’enfant séjourne alors hors Ile de France, à charge pour le père ou une personne de confiance d’aller chercher ou faire chercher l’enfant et de le ramener ou faire ramener au domicile maternel ;
Rejette la demande de délai de prévenance d’un mois en période scolaire et trois mois en période de vacances scolaires ;
Dit que [D] [Q] devra informer [Z] [P] de son intention d’exercer son droit de visite au moins trois (03) semaines avant la date concernée, et à défaut, il sera réputé y avoir renoncé pour la période concernée ;
Rappelle qu’en application des dispositions de l’article 227-5 du Code Pénal, la personne qui refuse indûment de représenter un enfant mineur à celui qui a le droit de le réclamer encourt une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende ;
Fixe la part contributive du père [D] [Q] à l’entretien et à l’éducation de [G] [Q] née le [Date naissance 4] 2022 à [Localité 8] (Seine-[Localité 9]) et [E] [Q] née le [Date naissance 3] 2024 à [Localité 8] (Seine-[Localité 9]) à la somme de soixante-quinze (75) euros par enfant, soit un total de cent cinquante (150) euros dû à la mère, mensuellement, douze mois sur douze et en sus des prestations familiales et sociales, et au besoin l’y condamnons ;
Rappelle que la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants sera réglée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales ;
Rappelons que jusqu’à la mise en place effective de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution directement entre les mains du parent créancier , avant le 5 de chaque mois ;
Précisons que cette somme est due y compris pendant les périodes d’exercice du droit de visite et d’hébergement ;
Disons que cette pension sera versée jusqu’à ce que l’enfant pour qui elle est due atteigne l’âge de la majorité ou, au-delà, tant qu’il poursuive des études ou, à défaut d’autonomie financière durable, reste à la charge du parent chez qui il réside, ce dont le parent créancier doit spontanément justifier, dès la majorité de l’enfant, avant le 1er novembre de chaque année;
Disons que cette contribution sera réévaluée par le débiteur le 1er avril de chaque année et pour la première fois au 1er juin 2027 en fonction de la variation de l’indice des prix à la consommation de l’ensemble des ménages hors tabac France entière suivant la formule :
contribution = montant initial x nouvel indice
indice de base
dans laquelle l’indice de base est celui du jour de la décision et le nouvel indice celui du mois précédant la réévaluation ;
Rappelle que la réévaluation de la contribution se fait de plein droit, sans mise en demeure préalable, à la diligence du débiteur qui peut effectuer ce calcul à l’aide des conseils donnés sur les sites www.service-public.fr et www.insee.fr ;
Rappelle que si le débiteur n’effectue pas les versements qui lui incombent ou effectue ces versements irrégulièrement et/ou partiellement, le créancier dispose des moyens suivants pour obtenir le recouvrement de sa créance alimentaire :
intervention de l’organisme débiteur des prestations familiales qui se chargera du recouvrement en lieu et place du créancier, avec, si certaines conditions sont remplies, attribution de l’allocation de soutien familial, suivant les modalités explicitées sur le site www.[01].caf.fr,
saisie des rémunérations (procédure devant le juge de l’exécution du domicile du débiteur),
saisie-attribution dans les mains d’un tiers avec le concours d’un commissaire de justice,
autres saisies avec le concours d’un commissaire de justice,
paiement direct par l’employeur ou tout autre dépositaire de fonds pour le compte du débiteur en s’adressant à un commissaire de justice qui mettra en œuvre la procédure,
recouvrement direct par l’intermédiaire du Procureur de la République,
Rappelle que le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-9 du code pénal, et notamment 2 ans d’emprisonnement et 15 000 € d’amende en cas de non versement de la créance alimentaire
Dit que [D] [Q] et [Z] [P] prendront chacun en charge à hauteur de 50 % les frais de crèche de l’enfant [E], les frais de centre de loisirs de l’enfant [G], et des frais extrascolaires, médicaux/paramédicaux des enfants [G] et [E], sous réserve d’un accord préalable et sur présentation d’un justificatif, au besoin les y condamne ;
Dit que la présente décision sera notifiée aux parties par courrier recommandé avec avis de réception par le greffe aux fins de mise en œuvre de la mesure d’intermédiation financière ordonnée ;
Condamne [D] [Q] et [Z] [P] à régler chacun la moitié des dépens ;
Dit que chacun des parties prendra en charge la moitié des dépens, au besoin les y condamne,, sous réserve de l’application des dispositions de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
Rappelle que le présent jugement est de droit assorti de l’exécution provisoire en ce qui concerne les mesures relatives aux enfants par application des dispositions de l’article 1074-1 du Code de procédure civile ;
Dit n’y avoir lieu au prononcé de l’exécution provisoire pour le surplus ;
LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
Madame Line ASSIGNON Madame [O] [K]
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