Tribunal Judiciaire de Paris, 1 1 2 resp profess du drt, 25 mars 2026, n° 23/11725
TJ Paris 25 mars 2026

Résumé par Doctrine IA

La société [1] demandait la condamnation solidaire de l'étude notariale, de sa banque et de la banque réceptionnaire des fonds pour un préjudice subi suite à une fraude au faux RIB. Elle reprochait au notaire un envoi de RIB par courriel non sécurisé et une réaction tardive, à sa banque un manque de vigilance dans le contrôle des virements, et à la banque réceptionnaire un manquement à son devoir de vigilance lors de l'ouverture du compte et de la réception des fonds.

Le tribunal a retenu la responsabilité de l'étude notariale à hauteur de 70% du préjudice, estimant que l'envoi du RIB par courriel non sécurisé constituait une imprudence. Cependant, il a également constaté une négligence de la part de la société [1] dans la vérification de l'adresse email du pirate, réduisant ainsi sa part de responsabilité à 30%.

La responsabilité des banques n'a pas été retenue. Le tribunal a jugé que la banque émettrice avait respecté les dispositions du code monétaire et financier en exécutant le virement selon l'IBAN fourni, et que la banque réceptionnaire n'avait pas d'obligation de vérifier la concordance entre le nom du bénéficiaire et le titulaire du compte.

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Sur la décision

Référence :
TJ Paris, 1 1 2 resp profess du drt, 25 mars 2026, n° 23/11725
Numéro(s) : 23/11725
Importance : Inédit
Dispositif : Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur
Date de dernière mise à jour : 2 avril 2026
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Texte intégral

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