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Sur la décision
| Référence : | TJ Strasbourg, 2e ch. civ. cab 2, 12 mai 2025, n° 24/05945 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/05945 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce la séparation de corps acceptée |
| Date de dernière mise à jour : | 24 septembre 2025 |
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Texte intégral
N° RG 24/05945 – N° Portalis DB2E-W-B7I-MZ6R
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE STRASBOURG
Chambre de la famille – cab. 2
**************
JUGEMENT DE SEPARATION DE [Localité 14]
du 12 Mai 2025
N° RG 24/05945 – N° Portalis DB2E-W-B7I-MZ6R
Copie executoire à :
Me Claude BERRY
Me Sophie KLING
[W] [S]
(LRAR – IFPA)
[P] [U] épouse [S]
(LRAR – IFPA)
Copie :
dossier
Le
Le Greffier
Extrait executoire à l’ARIPA
le
Le greffier
PARTIE DEMANDERESSE
Monsieur [W] [S]
né le [Date naissance 1] 1974 à [Localité 16] (URSS)
de nationalité Géorgie
[Adresse 4]
[Localité 9]
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro C-67482-2024-3450 du 07/05/2024 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 18])
représenté par Me Sophie KLING, avocat au barreau de STRASBOURG, vestiaire : 138
PARTIE DÉFENDERESSE
Madame [P] [U] épouse [S]
née le [Date naissance 3] 1974 à [Localité 19] (URSS)
de nationalité Géorgie
[Adresse 7]
[Localité 8]
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro C-67482-2024-6704 du 09/09/2024 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 18])
représentée par Me Claude BERRY, avocat au barreau de STRASBOURG, vestiaire : 261
COMPOSITION DU TRIBUNAL
Juge aux affaires familiales : Stéphanie SERAFINI
Greffier : Nadine WITTMANN lors des débats et du prononcé de la décision
DÉBATS ou DÉPÔT DES DOSSIERS
A l’audience en chambre du conseil du 24 Mars 2025
JUGEMENT
Prononcé publiquement le 12 Mai 2025 par jugement Contradictoire mis à disposition au greffe de la juridiction, ce dont les parties présentes ou représentées ont été dûment avisées
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales,
CONSTATE que des propositions ont été effectuées quant au règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des parties ;
CONSTATE l’acceptation par M. [W] [S] et Mme [P] [U] du principe de la séparation de corps sans considération des faits à l’origine de celle-ci ;
PRONONCE, sur le fondement des articles 233 et 234 du code civil la séparation de corps de :
M. [W] [S], né le [Date naissance 1] 1974 à [Localité 16] (URSS),
et de
Mme [P] [U], née le [Date naissance 3] 1974 à [Localité 19] (URSS),
lesquels se sont mariés le [Date mariage 2] 2014, devant l’officier de l’état civil de la mairie de [Localité 18] ;
ORDONNE la publicité de cette décision en marge des actes de l’état civil de M. [W] [S] et de Mme [P] [U] détenus par un officier de l’état civil français conformément aux dispositions de l’article 1082 du code de procédure civile ;
DIT que l’extrait de cette décision doit être conservé au répertoire civil en annexe du service central d’état civil du ministère des affaires étrangères conformément aux dispositions de l’article 1082 du code de procédure civile ;
CONSTATE que la date des effets de la séparation de corps entre les parties relativement aux biens est fixée au 24 juin 2024 ;
DEBOUTE M. [W] [S] de sa demande tendant à ce que les parties ne fassent plus usage du nom marital nonobstant le prononcé de la séparation de corps ;
RAPPELLE que Mme [P] [U] conserve l’usage du nom de M. [W] [S] à l’issue du prononcé de la séparation de corps ;
ATTRIBUE préférentiellement à Mme [P] [U] le véhicule TOYOTA VERSO immatriculé [Immatriculation 10] ;
ATTRIBUE préférentiellement à Mme [P] [U] le droit au bail du logement ayant servi de domicile conjugal sis [Adresse 6] à [Localité 8] ;
DIT que la demande de M. [W] [S] tendant à ce qu’il soit précisé qu’il n’y a pas lieu à prestation compensatoire est sans objet ;
DIT que M. [W] [S] assume le remboursement du crédit [17] numéro 568 193 528 39 (crédit renouvelable [15]) au titre de sa contribution aux charges du mariage ;
CONSTATE que M. [W] [S] et Mme [P] [U] exercent en commun l’autorité parentale sur les enfants,
— [Y] [S] né le [Date naissance 5] 2022 à [Localité 18],
— [B] [S] né le [Date naissance 5] 2022 à [Localité 18] ;
RAPPELLE que l’exercice en commun de l’autorité parentale implique que les parents ont les mêmes droits et devoirs à l’égard des enfants et doivent notamment :
— prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et le changement de résidence des enfants,
— s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre les parents, sur l’organisation de la vie des enfants (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…), ce qui implique notamment la remise réciproque des documents d’identité et du carnet de santé des enfants ;
— permettre les échanges entre les enfants et l’autre parent dans le respect de vie de chacun ;
— protéger le droit à l’image des enfants dans le respect du droit à la vie privée ;
RAPPELLE que tout changement de résidence de l’un des parents dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent ; qu’en cas de désaccord le parent le plus diligent saisi le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu’exige l’intérêt des enfants ;
FIXE la résidence des enfants au domicile de Mme [P] [U] ;
ACCORDE à M. [W] [S] un droit de visite et d’hébergement s’exerçant à l’égard des enfants selon des modalités et une fréquence exclusivement convenues à l’amiable ;
FIXE à CENT EUROS (100 euros), soit CINQUANTE EUROS (50 euros) par mois et par enfant, la contribution que doit verser M. [W] [S], toute l’année, d’avance et avant le 10 de chaque mois, à Mme [P] [U] pour contribuer à l’entretien et l’éducation des enfants,
— [Y] [S] né le [Date naissance 5] 2022 à [Localité 18],
— [B] [S] né le [Date naissance 5] 2022 à [Localité 18] ;
CONDAMNE M. [W] [S] au paiement de ladite pension à compter de la présente décision ;
DIT qu’elle est due même au delà de la majorité des enfants tant que des études sont en cours et que la prise en charge incombe encore à l’autre parent ;
DIT que le créancier de la pension doit produire à l’autre parent tous justificatifs de la situation de l’enfant majeur avant le 1er novembre de chaque année ;
INDEXE la contribution sur l’indice national de l’ensemble des prix à la consommation, série France entière, hors tabac, dont la base de calcul a été fixée à 100 en 2015 ;
DIT que cette pension varie de plein droit chaque année à la date anniversaire de l’ordonnance sur mesures provisoires du 05 novembre 2024 et pour la première fois en novembre 2025, en fonction des variations de l’indice mensuel des prix à la consommation des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, publié par L’INSEE selon la formule suivante :
pension revalorisée = montant initial X nouvel indice
indice de base
dans laquelle l’indice de base est celui du jour de la décision et le nouvel indice est le dernier publié à la date de la revalorisation ;
RAPPELLE au débiteur de la contribution qu’il lui appartient de calculer et d’appliquer l’indexation et qu’il pourra avoir connaissance de cet indice ou calculer directement le nouveau montant en consultant le site : www.insee.fr ; ou www.servicepublic.fr ;
RAPPELLE qu’en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues :
1) le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution suivantes :
* saisie-arrêt entre les mains d’un tiers,
* autres saisies,
* paiement direct entre les mains de l’employeur,
* recouvrement public par l’intermédiaire du procureur de la République,
2) le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-29 du code pénal : deux ans d’emprisonnement et 15000 euros d’amende, interdiction des droits civiques, civils et de famille, suspension ou annulation du permis de conduire, interdiction de quitter le territoire de la République ;
3) le parent créancier peut en obtenir le règlement forcé par l’intermédiaire de l’agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires ([11] : www.pension-alimentaire.caf.fr) dès le premier incident de paiement en s’adressant à sa [12] – ou [13], afin de lui demander d’agir en son nom pour obtenir le versement des sommes à venir et recouvrer les pensions alimentaires impayées, partiellement ou irrégulièrement payées, dans la limite des vingt-quatre derniers mois ;
RAPPELLE que les frais de recouvrement sont à la charge du parent qui a l’obligation de régler la pension alimentaire ;
RAPPELLE que la contribution à l’entretien et l’éducation des enfants sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales au parent créancier ;
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation des enfants directement entre les mains du parent créancier ;
RAPPELLE que l’intermédiation financière des pensions alimentaires peut prendre fin sur demande de l’un des parents adressée directement à l’organisme débiteur des prestations familiales, sous réserve du consentement de l’autre parent ;
DIT que chaque partie conserve la charge de ses dépens ;
RAPPELLE que les mesures portant sur les enfants sont exécutoires de droit à titre provisoire ;
DIT n’y avoir lieu à exécution provisoire pour le surplus ;
RAPPELLE que, en exécution des dispositions de l’article 1074-3 du code de procédure civile, la présente décision est notifiée par les soins du greffe par lettre recommandée avec accusé de réception ;
RAPPELLE que, en cas d’échec de la notification par le greffe, soit si l’avis de réception n’a pas été signé par le destinataire ou par la personne présente à son domicile, le greffe informe les parties que, sauf écrit constatant leur acquiescement, il appartient à la partie la plus diligente de faire procéder à la signification de la présente décision par un commissaire de justice ;
Ainsi jugé, mis à disposition au greffe le 12 mai 2025 et signé par le juge aux affaires familiales et par le greffier.
LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
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