Décret n° 2015-724 du 24 juin 2015 pris pour l'application des articles 4-1 et 6 de la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970 réglementant les conditions d'exercice des activités relatives à certaines opérations portant sur les immeubles et fonds de commerce

Sur le décret

Entrée en vigueur : 1 juillet 2015
Dernière modification : 1 juillet 2015

Commentaires8


Cabinet Neu-Janicki · 28 janvier 2024

[…] En application de l'article 78 du décret du 20 juillet 1972, modifié par le décret n°2015-724 du 24 juin 2015, lorsqu'un mandat est assorti d'une clause d'exclusivité ou d'une clause pénale, ou lorsqu'il comporte une clause aux termes de laquelle des honoraires seront dus par le mandant même si l'opération est conclue sans les

 

Village Justice · 25 mars 2021

Le décret n° 2015-724 du 24 juin 2015 précise que cette clause, qui est mentionnée en caractères très apparents, « ne peut prévoir le paiement d'une somme supérieure au montant des honoraires stipulés dans le mandat pour l'opération à réaliser » ;

 

www.lba-avocat.com · 18 juillet 2018

[…] En effet, le décret n° 2015-724 du 24 juin 2015 plafonne la somme due par le mandant en application de la clause pénale. […]

 

Décisions7


1Cour d'appel de Metz, 1ère chambre, 13 novembre 2018, n° 17/01711

Confirmation — 

[…] Enfin, la SARL Futura Immobilier fait valoir qu'il n'existe strictement aucun élément de preuve de l'existence d'une collusion avec M. Y pour que celui-ci fasse l'acquisition du bien appartenant à la SCI Christtine, M. Y n'étant qu'une connaissance de l'intimée et non un proche au sens du décret du 28 août 2015, la SARL Futura Immobilier relevant par ailleurs que le mandat était antérieur à ce décret. Elle ajoute qu'elle n'est pas partie à la vente de sorte que la mention relative à l'interdiction faite à l'agent immobilier d'acquérir le bien objet du mandat est sans intérêt. Elle en conclut qu'elle a agi avec professionnalisme et conformément à la législation en vigueur.

 

2Cour d'appel de Rennes, 1ère chambre, 15 mars 2022, n° 20/00115

Confirmation — 

[…] En application de cette disposition législative d'ordre public, l'article 78 du décret du 20 juillet 1972, modifié par le décret n°2015-724 du 24 juin 2015, précise : […]

 

3Cour d'appel de Toulouse, 1re chambre section 1, 14 mars 2023, n° 20/03523

Confirmation — 

[…] Dans ses dernières conclusions transmises par voie électronique le 28 janvier 2021, la Sas Immo'Tep, appelante, demande à la cour, au visa des articles 1134 et 1152 (anciens) du code civil et de la loi n°70-9 du 2 janvier 1970 dite loi 'Hoguet' et son décret modificatif n°2015-724 du 24 juin 2015, de :

 

Document parlementaire0

Doctrine propose ici les documents parlementaires sur les articles modifiés par les lois à partir de la XVe législature (2017).

Versions du texte

Publics concernés : professionnels de l'immobilier, personnes habilitées par le titulaire de la carte professionnelle, directeurs d'établissement, titulaires de la carte professionnelle portant la mention " Marchand de listes ", leurs clients.
Objet : encadrement des conventions conclues par les professionnels de l'immobilier et information de leurs clients.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le 1er juillet 2015.
Notice : le présent décret est pris pour l'application des dispositions du I de l'article 24 de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové. Il plafonne le montant dû en application de clauses figurant dans certains mandats confiés aux professionnels. Il précise les conditions et les modalités du remboursement de la rémunération indument versée au marchand de listes. Il impose aux professionnels d'informer leurs clients des liens directs de nature capitalistique ou de nature juridique qu'ils ont avec les entreprises dont ils proposent les services.
Références : le décret modifié par le présent décret peut être consulté, dans sa version issue de cette modification, sur le site Légifrance ( http://www.legifrance.gouv.fr).
Le Premier ministre,
Sur le rapport de la garde des sceaux, ministre de la justice,
Vu la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970 modifiée réglementant les conditions d'exercice des activités relatives à certaines opérations portant sur les immeubles et les fonds de commerce, notamment ses articles 4-1 et 6 dans leur rédaction issue de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové ;
Vu le décret n° 72-678 du 20 juillet 1972 modifié fixant les conditions d'application de la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970 réglementant les conditions d'exercice des activités relatives à certaines opérations portant sur les immeubles et les fonds de commerce, notamment ses articles 78, 79-2 et 95-2 ;
Vu l'avis du Conseil national de la transaction et de la gestion immobilières en date du 12 mai 2015 ;
Le Conseil d'Etat (section de l'intérieur) entendu,
Décrète :

Article 1

Le premier alinéa de l'article 78 du décret du 20 juillet 1972 susvisé est remplacé par les dispositions suivantes :
« Lorsqu'un mandat est assorti d'une clause d'exclusivité ou d'une clause pénale, ou lorsqu'il comporte une clause aux termes de laquelle des honoraires seront dus par le mandant même si l'opération est conclue sans les soins de l'intermédiaire, cette clause ne peut recevoir application que si elle résulte d'une stipulation expresse d'un mandat dont un exemplaire a été remis au mandant. Cette clause, mentionnée en caractères très apparents, ne peut prévoir le paiement d'une somme supérieure au montant des honoraires stipulés dans le mandat pour l'opération à réaliser. »

Article 2

Le premier alinéa de l'article 79-2 du même décret est remplacé par les dispositions suivantes :
« La convention conclue entre le client et le titulaire de la carte portant la mention : “Marchand de listes” précise son objet, sa durée, les caractéristiques du bien recherché, le montant de la rémunération convenue ainsi que les conditions de remboursement partiel ou total de celle-ci.
« La clause relative aux conditions de remboursement est mentionnée en caractères très apparents. Elle précise que le client qui prétend au remboursement de la rémunération en informe le marchand de listes par écrit remis contre signature ou par lettre recommandée avec demande d'avis de réception.
« Le marchand de listes dispose d'un délai de quinze jours à compter de la remise de la demande ou de la première présentation de la lettre recommandée pour procéder au remboursement ou motiver son refus par écrit.
« Le remboursement intervient en une fois et ne peut donner lieu à la facturation d'aucuns frais. Le titulaire de la carte professionnelle effectue ce remboursement en utilisant le même moyen de paiement que celui auquel le client a eu recours pour verser la rémunération, sauf accord exprès de celui-ci pour l'utilisation d'un autre moyen de paiement.
« La convention rappelle également l'interdiction pour le titulaire de la carte de recevoir paiement préalablement à la parfaite exécution de son obligation de fournir effectivement les listes ou fichiers. »

Article 3

L'article 95-2 du même décret est ainsi rétabli :


« Art. 95-2.-L'information prévue à l'article 4-1 de la loi du 2 janvier 1970 susvisée fait l'objet d'un écrit établi par le professionnel qui propose à son client les services d'une entreprise, d'un établissement bancaire ou d'une société financière. Cet écrit, présenté de manière lisible et compréhensible, est adressé par le professionnel à son client en même temps que la proposition de services.
« La preuve de la délivrance de l'information peut être faite par tout moyen. Elle est conservée par les professionnels mentionnés à l'article 4-1.»