Conseil d'État, 10ème - 9ème chambres réunies, 27 novembre 2019, 422516
CE
Rejet 27 novembre 2019
>
TA Montpellier
Rejet 7 mars 2023
>
CAA Toulouse
Annulation 31 décembre 2024

Arguments

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  • Rejeté
    Violation des principes d'égalité d'accès au service public

    La cour a estimé que le décret ne rend pas obligatoire la saisine électronique et que les principes invoqués ne sont pas méconnus par la décision attaquée.

  • Rejeté
    Difficultés rencontrées par les ressortissants étrangers

    La cour a jugé que ces difficultés ne sont pas dues au décret litigieux, mais à d'autres décisions administratives.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en premier ressort, a rejeté la requête de la CIMADE, du GISTI, de la Ligue des droits de l'homme et du syndicat des avocats de France qui demandaient l'annulation de la décision implicite du Premier ministre refusant de modifier le décret n° 2016-685 du 27 mai 2016 pour y inscrire le caractère facultatif de la saisine électronique de l'administration par ses usagers. Les requérants soutenaient que l'absence de cette mention violait les principes constitutionnels d'égalité d'accès au service public, de continuité du service public et d'égalité devant la loi, ainsi que le principe de non-discrimination et le droit à la compensation pour les personnes handicapées, invoquant les articles L. 112-8 à L. 112-10 du code des relations entre le public et l'administration, l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et les articles L. 114-1 et L. 114-1-1 du code de l'action sociale et des familles. Le Conseil d'État a jugé que le décret en question n'avait ni pour objet ni pour effet de rendre obligatoire la saisine électronique et que les difficultés rencontrées par les ressortissants étrangers pour prendre rendez-vous électroniquement dans les préfectures ne provenaient pas de ce décret mais de décisions rendant obligatoires ces prises de rendez-vous. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ont également été rejetées.

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Résumé de la juridiction

Commentaires45

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1Maître Hassan Kohen
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3Une procédure administrative peut-elle être à 100 % numérique ? Suite du feuilleton [au 30/10/25]
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Sur la décision

Référence :
CE, 10-9 chr, 27 nov. 2019, n° 422516, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 422516
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Dispositif : Rejet
Identifiant Légifrance : CETATEXT000039426780
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2019:422516.20191127

Sur les parties

Texte intégral

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