Amendement n° 104 rect., 21 avril 2020, 1re lecture, Sénat, Séance publique, Projet de loi de finances rectificative pour 2020 (2)Retiré
ÉTAT B
Dispositif
Mission Plan d'urgence face à la crise sanitaire
I. – Créer le programme :
Fonds d'urgence d'accès à la contraception et à l'interruption volontaire de grossesse
II. – En conséquence, modifier ainsi les ouvertures des crédits des programmes :
(en euros)
Programme
Autorisations d'engagement
Crédits de paiement
+
(majorer l'ouverture de)
-
(minorer l'ouverture de)
+
(majorer l'ouverture de)
-
(minorer l'ouverture de)
Prise en charge du dispositif exceptionnel de chômage partiel à la suite de la crise sanitaire
300 000
300 000
Fonds de solidarité pour les entreprises à la suite de la crise sanitaire
Renforcement exceptionnel des participations financières de l'État dans le cadre de la crise sanitaire
Fonds d'urgence d'accès à la contraception et à l'interruption volontaire de grossesse
300 000
300 000
TOTAL
300 000
300 000
300 000
300 000
SOLDE
0
0
Objet
Dès le début du confinement, des services d'orthogénie ont constaté que les restrictions de circulation à l'intérieur et à l'extérieur du territoire français combinés aux bouleversements de l'activité hospitalière fragilisent les conditions d'accès à l'IVG et renforcent les inégalités territoriales. L'accès à la contraception peut également être perturbé.
Le CNGOF a adressé le 17 mars à ses membres des recommandations pour assurer la continuité tout en limitant leur durée et leur complexité de la prise en charge et pour accueillir « les patientes possible COVID-19 ».
Plusieurs professionnel.le.s de santé, par anticipation des risques d'impossibilité d'assurer les IVG dans les délais légaux, ont demandé un aménagement des délais légaux d'accès à l'IVG et la suppression de l'exigence d'une deuxième consultation pour les mineures. Ces demandes n'ont été que partiellement prises en compte par le Gouvernement, qui a toutefois consenti à un allongement de deux semaines des délais relatifs à l'IVG médicamenteuse, afin qu'elle puisse être réalisée à domicile jusqu'à 9 semaines de grossesse.
En séance, le ministre de la Santé a considéré que l'augmentation du recours à l'IMG à l'issue du confinement pouvait être une piste de réponse pour les femmes qui n'auraient pas pu accéder à l'IVG. La prise en charge médicale et les conséquences physiologiques et psychologiques seront toutefois plus lourdes pour les femmes.
L'adaptation de notre système de soins pour répondre à cet impératif collatéral du confinement a un coût. Il convient donc de créer un fonds d'urgence dédié : tel est l'objet de cet amendement.