Comment l’Assistant de Doctrine devient un véritable copilote pour le cabinet Desnoix Avocats

Droit des assurances et lutte anti-fraude · Desnoix Avocats · Conseil & contentieux

Emeric Desnoix
« On combine la base de données de Doctrine, nos propres contenus et l’intelligence artificielle d’Assistant. Et là, on atteint un niveau d’efficacité extrêmement élevé. »

Associé fondateur de son cabinet, Emeric Desnoix est un expert reconnu en droit des assurances et en lutte anti-fraude. Il fait partie des premiers avocats à avoir testé Assistant, en avant-première chez Doctrine.

En tant que bêta testeur, il a accompagné les évolutions de l’outil tout en intégrant progressivement l’IA dans ses méthodes de travail. Aujourd’hui, il utilise Assistant comme un véritable copilote : analyse des pièces, préparation de plaidoiries, relecture des conclusions ou encore appui en temps réel lors d’expertises judiciaires.

Dans cet entretien, il partage ses usages concrets, les gains observés pour ses équipes et sa vision d’un avocat désormais "augmenté" par l’IA.

Pouvez-vous nous présenter le cabinet Desnoix Avocats et vos activités ?

Notre cabinet comprend un peu moins d’une vingtaine de personnes (avocats, juristes, secrétaires et assistants juridiques, archivistes...) implanté à Tours, Blois et Aix-en-Provence. Nous intervenons en droit des assurances (assurance-vie, santé, automobile, habitation...), sur des questions relatives aux conditions de souscription, des primes, des garanties, des indemnisations en cas de sinistres, et des litiges pouvant survenir entre assureurs et assurés.

Nous sommes également compétents en droit immobilier et de la construction : nous rédigeons des contrats de construction et agissons sur des questions de responsabilité en cas de défauts ou de dommages survenant pendant ou après les travaux de construction.

Le cabinet est idéalement situé à proximité des grands assureurs, ce qui nous permet de les accompagner tant dans la gestion des sinistres que dans la formation de leurs équipes.

Vous êtes particulièrement investi dans la lutte anti-fraude et anti-blanchiment. Quelles sont vos missions dans ce domaine ?

C’est un écosystème passionnant où j’accompagne les compagnies d’assurance lorsqu’elles souhaitent judiciariser des dossiers de suspicion de fraude, ou lorsqu’elles subissent une judiciarisation. J’interviens aussi en amont pour déterminer les meilleures stratégies à l’amiable. Ce sont des matières très stratégiques et sensibles, sur lesquelles je suis régulièrement missionné par plus de 70 compagnies d’assurances et autres centres de gestion autonomes.

J’ai toujours été convaincu qu’il fallait se spécialiser très tôt. Essayer d’être excellent partout ne garantit qu’une chose : être moyen partout.

Mon activité de formateur s’est également énormément développée depuis l’année dernière, auprès d’assurances, de mutuelles ou encore de courtiers. En France, d’abord, avec l’ALFA (Agence de lutte contre la fraude à l’assurance), où je dispense des formations relatives aux stratégies procédurales face à la fraude à l’assurance en IARD, la fraude corporelle et la fraude santé. Mais j’interviens également de plus en plus à l’international, notamment pour la Coalition Against Insurance Fraud aux États-Unis, pour l’IASIU Europe, qui organise des séminaires anti-fraude pour le secteur, ainsi que pour le réseau VCI, dédié aux vols de véhicules à l’échelle internationale.

Vous avez été bêta testeur d’Assistant chez Doctrine. Pourquoi avoir accepté ?

C’est assez naturel dans mon parcours. Dans mon écosystème, j’ai toujours été identifié comme quelqu’un de très proactif, qui cherche à tester des solutions, à challenger des outils et à être à la pointe. J’aime comprendre comment ça fonctionne et voir jusqu’où on peut aller. Être bêta testeur m’a permis d’être au cœur des évolutions et de contribuer directement à l’amélioration de l’outil.

Comment utilisez-vous Assistant dans votre pratique au quotidien ?

Je pense que la grande différence, c’est que je n’utilise pas (seulement) Doctrine comme un outil de recherche. Je l’utilise comme un véritable assistant juridique.

Concrètement, j’importe les documents d’un dossier, et je lui demande de me faire une synthèse opérationnelle, d’identifier les points forts et les faiblesses, de proposer des axes stratégiques ou encore de préparer des notes de plaidoirie.

Je n’utilise pas (seulement) Doctrine comme un outil de recherche. Je l’utilise comme un véritable assistant juridique.

Je peux aussi l’utiliser en situation réelle, durant des expertises judiciaires, pour retrouver en quelques secondes une information précise dans un dossier.

Pouvez-vous m’en dire davantage sur cette expertise judiciaire ?

J’avais un dossier avec plusieurs centaines de pièces. La veille de l’expertise, j’en ai sélectionné une trentaine, que j’ai importées dans Doctrine : des comptes rendus des précédentes expertises, les décisions de justice, les assignations, les pièces phares. Puis, j’ai demandé à Assistant une synthèse en vue de l’expertise.

En pleine expertise, j’ai pu vérifier une information précise sur une partie adverse depuis mon téléphone.

L’outil m’a immédiatement restitué les intervenants, les enjeux, les points forts, les points de vigilance. Le lendemain, en pleine expertise, j’ai pu vérifier une information précise sur une partie adverse depuis mon téléphone. Assistant m’a répondu instantanément, ce qui m’a permis d’avoir un argument décisif en temps réel !

Quels gains observez-vous au quotidien pour vos équipes grâce à Doctrine ?

Le gain de temps est énorme. Avant Doctrine, je passais beaucoup de temps à relire et corriger le travail des équipes. Aujourd’hui, cette première relecture est faite par les opérationnels eux-mêmes via Doctrine. Ils soumettent leurs conclusions à l’IA qui corrige le fond et la forme, challenge les arguments, identifie des pistes d’amélioration. Résultat : les équipes montent en niveau, et moi je gagne un temps considérable.

Pouvoir brancher Assistant sur nos propres données est une révolution.

Le point de bascule a été la possibilité de connecter mon SharePoint à Doctrine. Pour un cabinet comme le mien qui possède une base jurisprudentielle et doctrinale "tête d’épingle" constituée depuis des années, pouvoir brancher Assistant sur nos propres données est une révolution. L’outil peut désormais utiliser mes modèles et mes actes pour répondre précisément à mes besoins.

On combine la base de données de Doctrine, nos propres contenus et l’intelligence artificielle d’Assistant. Et là, on atteint un niveau d’efficacité extrêmement élevé.

Qu’est-ce qui vous a marqué dans l’évolution de l’outil ?

Plusieurs choses. D’abord, la quantité de décisions disponibles, qui est très importante. Ensuite, la pertinence des réponses. Aujourd’hui, les réponses sont très bonnes dès la première itération. Au début, je demandais souvent à l’outil d’affiner ses réponses. Ce n’est quasiment plus nécessaire. Il y a aussi beaucoup moins d’hallucinations, voire plus du tout, ce qui est évidemment essentiel dans notre métier.

Vous intervenez sur des sujets sensibles : vous êtes légitimement vigilant sur la question de la sécurité des données. Quel est votre degré de confiance en Doctrine ?

Utiliser des IA gratuites, publiques, etc., c’est nécessairement un nid à problèmes. Surtout pour nous, avocats, qui traitons des données très sensibles. J’ai une confiance aveugle sur la sécurité et la confidentialité de mes données sur Doctrine, si bien que j’utilise l’outil sans aucune restriction ni état d’âme. Je ne trie jamais mes pièces en me disant "cette information est trop sensible, je ne peux pas me permettre de la partager".

Pourquoi avoir opté pour une IA spécialisée comme Doctrine et non généraliste ?

Iriez-vous consulter un avocat généraliste sur une problématique spécifique qu’il ne maîtrise pas, ou un médecin généraliste pour une pathologie qui nécessite un traitement spécifique ? Je ne le crois pas. Vous n’allez peut-être pas obtenir un résultat désastreux, mais ce sera loin d’être exceptionnel.

Sur le raisonnement, la rédaction et l’analyse juridique, l’Assistant de Doctrine est largement plus puissant que n’importe quelle IA généraliste.

J’ai recours à certaines IA généralistes pour synthétiser les faits d’un dossier par exemple, et il faut le dire, elles font bien le travail. Mais sur le raisonnement, la rédaction et l’analyse juridique, l’Assistant de Doctrine est largement plus puissant que n’importe quelle IA généraliste, il n’y a pas de débat. À mon sens, jamais ces dernières ne pourront atteindre le niveau d’exigence et de perfection requis par la profession.

Quel est l’élément sur lequel Doctrine fait particulièrement la différence ?

Sur l’IA, bien évidemment ! Au départ, Doctrine s’est fait connaître sur la qualité de sa base de données et donc sur la recherche juridique. À juste titre : votre base jurisprudentielle et doctrinale est colossale. Mais d’autres solutions disposent, elles-aussi, d’un certain nombre de ressources.

Là où Doctrine se différencie clairement de la concurrence, c’est donc sur l’IA. Avant, Doctrine était un outil de recherche. Aujourd’hui, c’est un outil d’analyse et de production, qui gomme les imperfections humaines au bénéfice de nos clients. Cela change tout !

Je crois en l’intelligence collective, qui comprend à la fois l’intelligence humaine et artificielle, pour rendre le meilleur résultat au profit de mes clients.

L’IA ne remplace pas l’avocat, elle l’augmente. Mais à une condition : que l’humain reste au cœur du processus. De toutes façons, j’en suis convaincu : le remplacement de l’avocat par l’IA est extrêmement difficile pour des raisons culturelles, juridiques et procédurales. L’expertise et la sensibilité humaine resteront donc fondamentales.

Je suis catégorique : chez nous, aucun acte 100% digital ne sort du cabinet sans validation humaine. Il en va de notre responsabilité et de notre déontologie. L’IA assiste, elle ne décide pas. Je crois en l’intelligence collective, qui comprend à la fois l’intelligence humaine et artificielle, pour rendre le meilleur résultat au profit de mes clients.

Que manque-t-il à Doctrine pour être l’outil "ultime" ?

Juste une chose : que l’outil puisse être intégré à notre application métier, pour que je n’aie plus besoin manuellement de faire de la recherche des documents, etc. Le jour où Doctrine sera pluggé à notre logiciel métier avec API pour comprendre les enjeux d’un dossier, ce sera la phase ultime !

La puissance de l’outil et sa rapidité sont déjà démentiels.

Mais au rythme où Doctrine innove, je ne doute pas du potentiel encore immense à venir. La puissance de l’outil et sa rapidité sont déjà démentiels.

Pour finir, que diriez-vous aux professionnels du droit qui n’utilisent pas encore Doctrine ?

Je vais répondre en une phrase sobre, presque violente. Tous les avocats qui n’utilisent pas d’outils révolutionnaires tels que Doctrine vont se faire largement dépasser par les autres, alors choisissez votre camp.

De mon côté, j’ai choisi le mien : je préfère surfer sur la bonne vague et être un avocat augmenté pour servir au mieux mes clients et pousser l’exigence au plus haut niveau, que de me prendre cette vague "en pleine face".

Rejoignez les meilleurs avocats et juristes de France

Comprenez par vous-même pourquoi les meilleurs avocats et juristes utilisent Doctrine pour mieux maîtriser le doute et construire des stratégies et conseils juridiques plus solides.

Essayer maintenant

Contactez notre service commercial au 01 84 80 33 48