Comment Doctrine a permis à Maître de Poulpiquet de multiplier les dossiers sans multiplier les outils ni les coûts

Droit de l’urbanisme, copropriété & droit des étrangers · Cabinet Jean-Marie de Poulpiquet · Avocat au barreau d’Annecy

Jean-Marie de Poulpiquet
Jean-Marie de Poulpiquet, avocat au barreau d’Annecy, spécialisé en droit de l’urbanisme, de la copropriété et des étrangers.
« L’outil Doctrine est trop confortable et trop performant pour qu’on puisse s’en passer. »

Avocat depuis 2022, Jean-Marie de Poulpiquet s’est lancé à son compte en mars 2023, au barreau d’Annecy. Publiciste de formation, il a fait de l’urbanisme son premier terrain, avant que la copropriété, le droit foncier et la construction ne viennent élargir sa pratique.

En quelques mois, le cabinet s’est structuré : une juriste et une assistante ont rejoint l’équipe, auxquelles Maître de Poulpiquet a fourni des licences Doctrine. Bêta-testeur de Flow Litigate depuis ses débuts, il a vu l’outil s’affiner version après version. Il revient sur ce que l’outil change concrètement dans la gestion de ses dossiers contentieux, et sur ce qu’il pense de l’avenir de la profession.

Pouvez-vous nous présenter votre cabinet et votre parcours ?

Je suis publiciste de formation et l’urbanisme m’a naturellement amené beaucoup de dossiers immobiliers, notamment tout ce qui relève du droit de la copropriété, des droits fonciers, de la construction. C’est toujours un des axes forts du cabinet.

En parallèle, j’ai développé une compétence en droit des étrangers, parce que j’ai constaté que peu de confrères le pratiquaient, alors qu’il s’agit tout de même de 50 % du contentieux devant le juge du fond.

Depuis quelques mois, le cabinet s’est structuré. J’ai recruté une juriste et une assistante, à qui j’ai fourni des licences Doctrine.

Mon quotidien, en plus du traitement de fond des dossiers, c’est désormais beaucoup de stratégie : définir les axes que l’on adopte et superviser la production du cabinet.

Quel est l’atout premier d’Assistant par rapport aux autres chatbots du marché ?

Assistant comprend bien les questions posées et les réponses juridiques qu’il fournit sont très pertinentes et structurées, puisque l’outil est connecté à une base jurisprudentielle abondante.

« Le lien vers les sources est excellent ! C’est ce qui me manque ailleurs. Pour moi, pouvoir vérifier une réponse est non négociable. »

Surtout, le lien vers les sources est excellent ! C’est ce qui me manque ailleurs, car chez certains concurrents, vous pouvez obtenir une réponse satisfaisante, mais vous ne pouvez pas toujours la vérifier. Or pour moi, cet aspect est non négociable.

Avez-vous des exemples concrets de questions que vous posez à Assistant ?

Récemment, un promoteur est venu me voir avec un problème de lotissement. Il avait un cahier des charges en vigueur qui risquait de faire échec à son projet, malgré la conformité de celui-ci au règlement du PLU. Il souhaitait que la Commune exerce son pouvoir d’abrogation. Toutefois, elle ne peut le faire que si les dispositions concernées relèvent bien de l’urbanisme. Il fallait donc vérifier, pour chaque disposition gênante, si elle avait déjà été expressément qualifiée comme telle par le juge, afin de convaincre la Commune d’exercer son pouvoir. J’ai énormément utilisé Assistant pour cela.

« Ce travail de tri, je le réalisais moi-même auparavant, mais Assistant le fait à une vitesse que l’homme ne peut pas égaler. »

Avant Assistant, j’aurais passé trois à quatre fois plus de temps à chercher des expressions dans des bases d’éditeurs juridiques, avant d’obtenir une réponse satisfaisante. Assistant, lui, balaye toutes les jurisprudences et comprend leur logique. Ce travail de tri, je le réalisais moi-même auparavant, mais Assistant le fait à une vitesse que l’homme ne peut pas égaler.

Autre exemple : un client achète un appartement en VEFA. À la livraison, il y a un poteau qui n’était pas prévu au plan. Je demande à Assistant : « Donne-moi des cas similaires de non-conformité VEFA ». L’outil m’a trouvé deux cas assez proches, ce qui m’a permis de répondre immédiatement au client. Sans Assistant, j’aurais dû lire des jurisprudences, compiler des articles de doctrine, y passer des heures. Là, j’ai pu prétraiter le dossier et rassurer mon client en quelques minutes.

Vous avez été bêta-testeur de Flow Litigate. Quel est votre usage au quotidien ?

Sur le terrain, mon usage principal, c’est le tri de la documentation. Je reçois des pièces, je les verse dans Flow Litigate sans les renommer, sans les retrier manuellement. Le tout va dans ce que j’appelle un dossier « pièces brutes ». Mon assistante verse les pièces dans Flow et génère le résumé. J’utilise ensuite l’outil « Interroger » pour questionner les pièces par rapport à la problématique du dossier.

En droit de la copropriété, par exemple, je me retrouve souvent avec un règlement de copropriété dont seules trois lignes m’intéressent. Je pose la question directement dans Flow Litigate : « Dans le règlement de copropriété, quel passage parle de cet aspect ? Y en a-t-il un ou plusieurs ? ». Cela me permet d’éviter d’avoir à parcourir immédiatement l’intégralité du document, ce que je ferai par la suite si cette tâche s’impose. C’est cette fonction pour interroger les documents que j’utilise le plus.

« Le fait que Doctrine co-construise l’outil avec les professionnels du droit pour l’améliorer, c’est assez rare et appréciable. »

Enfin, pour préparer un rendez-vous client, j’utilise également Flow Litigate. Avant, j’y consacrais beaucoup de temps. Aujourd’hui, un quart d’heure suffit ! Le fait que Doctrine co-construise l’outil avec les professionnels du droit pour l’améliorer, c’est assez rare et appréciable. Et j’ai vu l’outil s’affiner au fil des versions.

Selon vous, l’IA va-t-elle remplacer des avocats ?

J’imagine que dans les grands cabinets ayant une structure pyramidale, certains postes pourraient disparaître, à l’instar des grands cabinets de conseil. La compilation de documents et d’informations est de plus en plus rapide et elle va certainement impacter de manière importante les juniors à qui les tâches de recherche et d’exploration de la documentation sont habituellement confiées. À partir du moment où on accélère le processus, on a besoin de moins de main-d’œuvre à chaque étage.

« Ce que je produis, ce que je vends, c’est de la prestation juridique : un conseil, une défense. Grâce à Doctrine, je peux en produire davantage. »

Mais pour de nombreux cabinets d’avocats, la réalité est différente. Personnellement, je continue de recruter, les outils ne vont pas remplacer mes collaborateurs. L’arrivée de l’IA me permet surtout de leur octroyer les meilleurs outils du marché pour traiter davantage de dossiers. Ce que je produis, ce que je vends, c’est de la prestation juridique : un conseil, une défense. Grâce à Doctrine, je peux en produire davantage.

Dites-vous à vos clients que vous avez recours à une IA juridique ?

Oui, et cela m’est même arrivé de leur montrer comment ça fonctionne en direct ! Je leur explique que c’est un outil spécialisé connecté à des données brutes de jurisprudence, et que je dispose de garanties sur les réponses fournies par l’IA. Non seulement ils comprennent très bien, mais la plupart d’entre eux utilisent eux-mêmes des IA. J’ai même des clients qui viennent me demander d’analyser les réponses que ChatGPT leur a données.

« L’IA ne fait pas le travail d’interprétation, de stratégie, de décision. C’est notre métier d’avocat, et ça le restera. »

Selon moi, la valeur ajoutée de l’avocat par rapport à un outil d’IA, c’est d’être en mesure d’interpréter juridiquement les réponses fournies par l’IA et de savoir comment les exploiter. Savoir lire l’information n’est pas suffisant.

Imaginez : c’est comme quelqu’un qui aurait lu le Vidal (le site de référence des produits de santé) et le connaîtrait par cœur. Cela ne fait pas l’expérience clinique. L’IA ne fait pas le travail d’interprétation, de stratégie, de décision. C’est notre métier d’avocat, et ça le restera.

Doctrine a-t-il changé votre façon de facturer ?

Oui, Doctrine me permet de faire plus de forfaits. Avec la facturation à l’heure, il y a toujours de l’incertitude pour moi ainsi que pour le client. Grâce à Doctrine, je maîtrise mieux le temps que je vais passer sur un dossier. Je peux donc plus facilement proposer des forfaits en toute sérénité.

Quant au client, il a une vision claire sur ce qu’il va payer. Tout le monde y gagne !

Qu’est-ce que l’IA va changer pour les juristes de demain ?

Le vrai défi, c’est l’esprit critique. Les futurs juristes vont être capables de trouver des réponses rapides et qualitatives, mais comprendre la structure d’un texte, ça ne se délègue pas à une IA. Mon doctorat m’a appris quelque chose d’essentiel : je ne m’arrête pas sur une réponse, même quand elle me satisfait.

« Il faut que les juristes de demain comprennent les tenants et aboutissants des matières qu’ils maîtrisent, plus que la règle elle-même. »

Aujourd’hui, l’acquisition de connaissances se fait en cours, et l’exercice pratique en dehors. J’aimerais l’inverse : partir des cas pratiques, autour de chapitres lus en autonomie. Ce n’est pas que la théorie soit inutile, loin de là, mais le marché attend votre esprit critique. Il faut que les juristes de demain comprennent les tenants et aboutissants des matières qu’ils maîtrisent, plus que de connaître la règle elle-même.

Que diriez-vous à un confrère qui hésite encore à souscrire à Doctrine ?

Je leur dirais deux choses.

D’abord : « Vous ne perdrez pas d’argent. Vous pourrez faire plus, et mieux ! » Certains confrères hésitent parce qu’ils trouvent les IA trop chères. Personnellement, je vois l’IA comme un investissement. C’est pour cela que j’ai souscrit plusieurs licences Doctrine sans hésiter.

Ensuite : « En souscrivant à Doctrine, vous avez du tout-en-un. Vous n’avez pas à multiplier les outils ! » Personne ne peut se permettre d’avoir 10 abonnements à 10 outils différents. Doctrine est parvenu à créer une seule plateforme qui réunit beaucoup de nos besoins, sans avoir à chercher ailleurs. L’outil est trop confortable et trop performant pour qu’on puisse s’en passer. Ce serait comme acheter une Dacia après avoir eu une Porsche. Et honnêtement, même si j’étais magistrat, je me poserais la question de prendre une licence Doctrine.

« En souscrivant à Doctrine, vous avez du tout-en-un. Vous n’avez pas à multiplier les outils ! »
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