1. Tout ressortissant d’un pays tiers ou apatride cesse d’être un réfugié dans les cas suivants:
| a) | s’il s’est volontairement réclamé à nouveau de la protection du pays dont il a la nationalité; ou |
| b) | si, ayant perdu sa nationalité, il l’a volontairement recouvrée; ou |
| c) | s’il a acquis une nouvelle nationalité et jouit de la protection du pays dont il a acquis la nationalité; ou |
| d) | s’il est retourné volontairement s’établir dans le pays qu’il a quitté ou hors duquel il est demeuré de crainte d’être persécuté; ou |
| e) | s’il ne peut plus continuer à refuser de se réclamer de la protection du pays dont il a la nationalité, les circonstances à la suite desquelles il a été reconnu comme réfugié ayant cessé d’exister; ou |
| f) | si, s’agissant d’un apatride, il est en mesure de retourner dans le pays dans lequel il avait sa résidence habituelle, les circonstances à la suite desquelles il a été reconnu comme réfugié ayant cessé d’exister. |
2. Aux fins de l’application du paragraphe 1, points e) et f), les États membres examinent si le changement de circonstances est suffisamment significatif et non provisoire pour que la crainte du réfugié d’être persécuté ne puisse plus être considérée comme fondée.
3. Le paragraphe 1, points e) et f), ne s’applique pas au réfugié qui peut invoquer des raisons impérieuses tenant à des persécutions antérieures pour refuser de se réclamer de la protection du pays dont il a la nationalité ou, s’il s’agit d’un apatride, du pays dans lequel il avait sa résidence habituelle.
[…] depuis de nombreuses années maintenant, la fuite massive de ressortissants syriens : au 30 novembre 2024, selon les chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (UNHCR), près de 5 millions d'entre eux étaient en situation de déplacement forcé – avec des pics à plus de 11 millions en 2018 et 2021. […] Concernant les premières, le droit international est assez discret, qui ne prévoit pas expressément de statut du demandeur d'asile – si ce n'est à travers le principe de non-refoulement, prévu notamment à l'article 33 de la Convention de Genève de 1951 et 3 de la Convention contre la torture, qui oblige les États à statuer individuellement sur les demandes de protection, […]
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