Lorsqu'il est évident que des denrées alimentaires ou des aliments pour animaux d'origine communautaire ou importés d'un pays tiers sont susceptibles de constituer un risque sérieux pour la santé humaine, la santé animale ou l'environnement et que ce risque ne peut être maîtrisé de façon satisfaisante par le biais de mesures prises par le ou les États membres concernés, la Commission, agissant conformément à la procédure prévue à l'article 58, paragraphe 2, arrête sans délai, de sa propre initiative ou à la demande d'un État membre, en fonction de la gravité de la situation, une ou plusieurs des mesures suivantes:
a)pour les denrées alimentaires ou aliments pour animaux d'origine communautaire:
i)suspension de la mise sur le marché ou de l'utilisation des denrées alimentaires en question;
ii)suspension de la mise sur le marché ou de l'utilisation des aliments pour animaux en question;
iii)fixation de conditions particulières pour les denrées alimentaires ou aliments pour animaux en question;
iv)toute autre mesure conservatoire appropriée;
b)pour les denrées alimentaires ou aliments pour animaux importés d'un pays tiers:
i)suspension des importations des denrées alimentaires ou aliments pour animaux en question en provenance de tout ou partie du pays tiers concerné et, le cas échéant, du pays tiers de transit;
ii)fixation de conditions particulières pour les denrées alimentaires ou aliments pour animaux en question provenant de tout ou partie du pays tiers concerné;
iii)toute autre mesure conservatoire appropriée.
2. Toutefois, dans des situations d'urgence, la Commission peut, à titre provisoire, arrêter les mesures visées au paragraphe 1 après avoir consulté les États membres concernés et informé les autres États membres.Aussi rapidement que possible et dans un délai maximum de dix jours ouvrables, les mesures adoptées sont confirmées, modifiées, abrogées ou prorogées conformément à la procédure visée à l'article 58, paragraphe 2, et les raisons motivant la décision de la Commission sont rendues publiques sans délai.
Un État membre peut-il, sur le fondement des articles 53 et 54 du règlement n° 178/2002 et des dispositions internes du code de la consommation et du code rural et de la pêche maritime, suspendre l'importation et la mise sur le marché de denrées comportant des résidus de substances actives phytopharmaceutiques interdites dans l'Union, lorsqu'il a informé la Commission de la nécessité d'agir et que celle-ci s'est abstenue de toute mesure ? Le Conseil d'État rejette le recours. […] L'article 53 du règlement n° 178/2002 confie à la Commission le soin d'arrêter, sans délai, […]
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