Article 25 - Effets juridiques des signatures électroniques
Version en vigueur
| Entrée en vigueur : | 18 octobre 2024 |
|---|
Décisions • 41
[…] — en ce qu'il a dit qu'elle ne rapporte pas la preuve de ce que la signature électronique qu'elle invoque a été créée, l'identité du signataire assurée et l'intégralité de l'acte garantie, dans les conditions fixées par le décret du 28 septembre 2017 renvoyant aux articles 25, 26, 28 et 29 du règlement UE n° 910/2014 du 23 juillet 2014,
[…] « Renvoi préjudiciel – Marché intérieur – Identification électronique et services de confiance pour les transactions électroniques – Règlement (UE) no 910/2014 – Article 25 – Signatures électroniques – Effet juridique et force probante dans le cadre d'une procédure juridictionnelle – Législation nationale permettant le dépôt, par voie électronique, de pièces de procédure signées électroniquement auprès des juridictions – Nécessité pour ces juridictions de disposer d'un système informatique approprié »
[…] Il ressort de l'article 25 du règlement (UE) n°910/2014 du 23 juillet 2014, que si l'effet juridique et la recevabilité d'une signature électronique comme preuve en justice ne peuvent être refusés au seul motif que cette signature se présente sous une forme électronique ou qu'elle ne satisfait pas aux exigences de la signature électronique qualifiée, il n'en demeure pas moins que seule une signature électronique qualifiée a un effet équivalent à celui d'une signature manuscrite.
pendant 7 jours
Commentaires • 37
C'est l'article 25 du règlement qui s'attache aux effets juridiques des divers mécanismes de signatures électroniques, et pose deux principes essentiels : Principe de non-discrimination : « L'effet juridique et la recevabilité d'une signature électronique comme preuve en justice ne peuvent être refusés au seul motif que cette signature se présente sous une forme électronique ou qu'elle ne satisfait pas aux exigences de la signature électronique qualifiée ». […] Dans le même sens, le nouveau Code civil belge précise à l'article 8.1 les notions de « signature » et de « signature électronique » : Signature : « un signe ou une suite de signes tracés à la main, […]
Lire la suite…Néanmoins, dans les litiges en contrefaçon, la preuve est libre (article L.716-4-7 du Code de la propriété intellectuelle), ouvrant la voie à l'admission de ce type d'élément par les juges. Le gouvernement français a d'ailleurs confirmé, […] que la valeur probante de la blockchain doit être appréciée par les juridictions selon les principes généraux du droit de la preuve, estimant inutile de créer un encadrement législatif spécifique. […] Le droit européen, notamment l'article 25 du Règlement eIDAS n°910/2014, soutient cette approche, en affirmant que la recevabilité d'une preuve ne saurait être écartée du seul fait qu'elle repose sur un procédé électronique. […]
Lire la suite…pendant 7 jours
(Légifrance) La preuve et la valeur des écrits électroniques relèvent du Code civil : l'article 1366 consacre la même force probante de l'écrit électronique et de l'écrit papier, sous réserve d'identification de l'auteur et de garantie d'intégrité. L'article 1367 définit la signature électronique comme l'usage d'un procédé fiable d'identification garantissant le lien avec l'acte ; […] frais d'audit, pertes d'opportunités), en articulant la faute pénale (faux/ usage) et la défaillance probatoire (signature non fiable, intégrité compromise). […] IX. eIDAS & services de confiance (25) (Faux en documents électroniques : cadre légal et pratique) Appliquer eIDAS au contentieux du faux. […]
Lire la suite…