« L’assistant doit être mon clone » : Vincent Durand, avocat depuis 30 ans, raconte le mode agentique de Doctrine
Droit des affaires · Cogep Avocats · Avocat au Barreau de Lyon

« Avec le mode agentique, Assistant est plus expert, plus intelligent. Il va beaucoup plus loin. »
Assistant, l’agent juridique de Doctrine, répondait jusqu’ici à vos questions juridiques une par une. Désormais, avec le mode agentique, vous lui confiez un cas complexe : il le décompose, croise les pièces avec plus de 100 millions de contenus juridiques et vous livre une base de travail éditable, sourcée et vérifiable.
Client de Doctrine depuis plus de six ans, Vincent Durand, avocat associé chez Cogep Avocats, compare sans cesse les outils du marché. S’il a fait partie des premiers avocats à tester le mode agentique avant son lancement, c’est aussi parce qu’il sait ce qu’il attend d’un assistant juridique : un outil qui travaille à sa manière. Sur un dossier de contrefaçon à rendre en urgence, il y a passé une heure au lieu de cinq. Il nous raconte comment.
Qu’est-ce qui a changé avec le mode agentique ?
Avant, j’avais l’impression d’avoir un assistant généraliste. Je lui posais une question, il répondait, mais il n’allait pas au fond des choses.
Avec le mode agentique, j’ai l’impression qu’il est plus expert, plus intelligent. Il va chercher beaucoup plus de précision. Il est beaucoup plus spécialiste et transversal.
« C’est plus argumenté, c’est plus fin, c’est plus profond. »
Racontez-nous comment vous l’avez utilisé sur un dossier précis.
C’était une procédure devant le tribunal judiciaire, après expertise : j’avais réceptionné les conclusions adverses et il fallait y répondre en urgence. Une entreprise était présumée avoir commis des détournements au détriment d’une autre. Il y avait à la fois de la contrefaçon et de la concurrence déloyale, et le délai était serré.
Avant, je procédais étape par étape : je partais des conclusions et je posais mes demandes une par une. Cette fois, dans Flow Litigate (le workflow de Doctrine dédié à la gestion des dossiers contentieux), j’ai fourni à Assistant les conclusions adverses et les pièces. Il a réussi à distinguer les deux notions, contrefaçon et concurrence déloyale. Il y avait des jurisprudences trouvées par la partie adverse, et il est venu les contrer en me fournissant une jurisprudence différente.
Comme je connais ma matière, je savais que les réponses étaient correctes. J’étais assez bluffé, parce que c’est une matière compliquée. Il m’a donné des pistes de réflexion, il m’a donné des idées. C’est ce qu’on attend de la part d’un collaborateur.
« J’étais bluffé : il m’a donné des pistes de réflexion, des idées. C’est ce qu’on attend d’un collaborateur. »
Combien de temps cela vous a-t-il fait gagner ?
Sans lui, ce n’était pas possible de déposer mes conclusions dans les délais. J’ai passé à peu près une heure là où j’aurais dû en passer cinq. J’aurais d’abord dû faire des recherches et rédiger les conclusions, alors que là, il m’avait tout rédigé et je n’ai eu qu’à l’adapter à mon style.
« J’ai passé une heure là où j’aurais dû en passer cinq. »
Vous l’utilisez aussi sur d’autres types de dossiers ?
Oui. Récemment, j’ai reçu le rapport d’un architecte qui était allé faire des constatations dans une maison : 35 pages, et je n’avais pas le temps de les lire. Je lui ai demandé une synthèse, il en a dégagé les cinq thèmes principaux. J’ai éliminé ce qui ne me paraissait pas important, et j’ai intégré le reste dans mes conclusions.
Une de mes collaboratrices l’a aussi utilisé sur des contrats, avec Flow Counsel (le workflow de Doctrine dédié à l’analyse et à la rédaction de contrats). Elle est partie de ses propres modèles de contrats de partenariat, et elle a demandé à l’outil de les adapter à la situation de chaque client. Elle a obtenu une trame de contrat très solide. Le gain de temps est réel, mais une relecture reste indispensable.
Et les IA généralistes ?
J’en ai utilisé. Elles rédigent super bien, elles font de bons courriers, mais ça reste générique.
Et puis il y a la question de la confidentialité. Je confie des documents à Doctrine parce que je sais que c’est en circuit fermé : je ne vais pas me retrouver avec mes documents sur internet. Aujourd’hui, nous n’utilisons que Doctrine au quotidien. On me soumet d’autres solutions, je les regarde, mais je n’ai pas envie d’aller voir ailleurs quand je suis satisfait de ce que j’ai.
« Avec Doctrine, je sais que mes documents restent en circuit fermé. »
Et demain, qu’attendez-vous d’un assistant juridique ?
Pour moi, l’assistant doit être mon clone. C’est ça mon objectif : qu’il rédige comme moi, qu’il pense comme moi, qu’il argumente comme moi.
L’idée n’est pas de remplacer l’avocat. C’est de développer des outils qui nous font gagner du temps, et qui suppriment les tâches rébarbatives ou à faible valeur ajoutée.
« L’assistant doit être mon clone : qu’il rédige, pense et argumente comme moi. »
Que répondez-vous aux confrères qui hésitent encore ?
Il y en a beaucoup qui ont peur. Ils me disent tous : on ne peut pas faire confiance à l’intelligence artificielle.
Je leur réponds : bien sûr, on ne peut pas faire confiance aveuglément. Mais si on travaille son outil et qu’il rend le service qu’on attend, on peut lui faire confiance au même titre qu’un collaborateur. Un avocat qui met dix heures à rédiger des conclusions, quand un confrère n’en met que deux, traitera un dossier pendant que ce confrère en aura traité cinq.
Il y aura sûrement des erreurs, mais on est là pour corriger derrière et vérifier.
« Il faut toujours vérifier, c’est la règle de base. »
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