Proposition de loi ordinaire permettre et encadrer la mise en retrait des responsables des exécutifs communaux et intercommunaux en cas de situation particulière
Sur le projet de loi
| Dépôt du projet de loi : | 18 novembre 2024 |
|---|---|
| Nombre d'étape : | 1 étape |
| Articles au dépôt : | 2 articles |
| Nombre d'amendement déposé : | 0 amendement |
| Amendement adopté : | 0 amendement |
Document parlementaire • 0
Commentaire • 0
Texte du document
Le code général des collectivité territoriales est ainsi modifié :
1° La section 2 du chapitre II du titre II du livre Ier de la deuxième partie est ainsi modifiée :
a) Au premier alinéa de l'article L. 2122-14, après le mot : « cause », sont insérés les mots : « distincte du retrait mentionné à l'article L. 2122-17-1 » ;
b) À l'article L. 2122-17, après le mot : « empêchement », sont insérés les mots : « , à l'exception du retrait mentionné à l'article L. 2122-17-1 » ;
c) Sont ajoutés deux articles L. 2122-17-1 et L. 2122-17-2 ainsi rédigés :
« Art. L. 2122-17-1. – À tout moment au cours de son mandat, à l'exception des six premiers mois qui suivent son élection, le maire peut, à sa demande, être autorisé par une délibération du conseil municipal à se mettre en retrait pour convenances personnelles pendant une durée qui ne peut excéder six mois. Une prolongation de ce retrait peut être autorisée une fois par une nouvelle délibération du conseil municipal à la demande de l'intéressé sans que la durée totale du retrait ne puisse excéder douze mois au total.
« En cas de retrait autorisé en application du premier alinéa, le maire est remplacé par un adjoint, dans l'ordre des nominations et, à défaut d'adjoint, par un conseiller municipal désigné par le conseil ou, à défaut, pris dans l'ordre du tableau. L'adjoint ou le conseiller municipal remplaçant exerce sans restriction la plénitude des fonctions du maire jusqu'à l'expiration du retrait.
« Au cours de la période du retrait autorisé en application du même premier alinéa, le maire concerné est considéré, pour l'application du présent code, comme un conseiller municipal ne disposant pas d'une délégation de fonction de l'exécutif.
« Par dérogation au troisième alinéa du présent article, le maire en retrait est considéré comme ayant cessé ses fonctions pour l'application des articles L. 2123-34 et L. 2123-35.
« À l'expiration du retrait autorisé en application du premier alinéa du présent article, ou si le conseil municipal refuse d'autoriser sa prolongation, le maire retrouve la plénitude de ses fonctions. Aucune nouvelle demande d'autorisation ne peut être présentée par le maire moins d'un an à l'issue de l'expiration de ce retrait.
« Art. L. 2122-17-2. – Sans préjudice de la procédure mentionnée à l'article L. 2122-16, tout maire qui ne reprendrait pas immédiatement ses fonctions à l'expiration d'un retrait autorisé en application du premier alinéa de l'article L. 2122-17-1 peut être déclaré démissionnaire d'office par le conseil municipal par le vote d'une motion de défiance déposée par au moins un quart des conseillers municipaux dans un délai d'un mois à compter de la cessation du retrait.
« La motion de défiance mentionnée au premier alinéa du présent article comporte la liste des signataires ainsi que l'exposé des motifs pour lesquels elle est présentée. Il ne peut être délibéré sur cette motion qu'au cours d'une réunion du conseil municipal se tenant au plus tôt sept jours francs et au plus tard un mois après le dépôt de la motion. Seuls sont recensés les votes favorables à la motion, qui n'est considérée comme adoptée que lorsqu'elle a recueilli le vote de la majorité absolue des membres du conseil municipal.
« Un maire déclaré démissionnaire d'office par le conseil municipal en application du présent article est considéré comme ayant cessé ses fonctions pour l'application de l'article L. 2122-14. » ;
2° Le III de l'article L. 2123-24 est ainsi modifié :
a) À la première phrase, après la référence : « L. 2122-17 », sont insérés les mots : « ou le remplace dans les conditions prévues à l'article L. 2122-17-1 » et, après le mot : « suppléance », sont insérés les mots : « ou du remplacement » ;
b) À la fin de la seconde phrase, les mots : « est effective » sont remplacés par les mots : « ou le remplacement sont effectifs. » ;
3° Le IV de l'article L. 2123-24-1 est ainsi modifié :
a) À la première phrase, après la référence : « L. 2122-17 », sont insérés les mots : « ou le remplace dans les conditions prévues à l'article L. 2122-17-1 » et, après le mot : « suppléance », sont insérés les mots : « ou du remplacement » ;
b) À la fin de la seconde phrase, les mots : « est effective » sont remplacés par les mots : « ou le remplacement sont effectifs. » ;
4° Aux premier, deuxième et dernier alinéas de l'article L. 2123-34, après le mot : « suppléant », sont insérés les mots : « , le remplaçant » ;
5° Au premier alinéa ainsi qu'à la première phrase des deuxième, troisième et dernier alinéas de l'article L. 2123-35, après le mot : « suppléant », sont insérés les mots : « , le remplaçant » ;
6° Au premier alinéa de l'article L. 5214-8, la référence : « , L. 2123-18-4, » est remplacée par les mots : « et L. 2123-18-4, le III de l'article L. 2123-24 ainsi que les articles ».
La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l'État, par la création d'une taxe additionnelle à l'accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
- YAKKA RESTAURATION & SERVICES (SAINT-PAUL, 808676068)
- CAA de NANTES, 5ème chambre, 3 décembre 2024, 23NT02611, Inédit au recueil Lebon
- Cour de Cassation, Chambre civile, du 18 juillet 1929, Publié au bulletin
- CONNECT AGENCY (PARIS 17, 913017091)
- Tribunal administratif de Nantes, 1ère chambre, 1er avril 2025, n° 2404316
- Article R211-157 du Code général de la fonction publique
- CABINET R.BIGRET (ANTONY, 390248557)