Aux fins de la présente directive, on entend par «valeur normale», le montant total qu'un acquéreur ou un preneur, se trouvant au stade de commercialisation auquel est effectuée la livraison de biens ou la prestation de services, devrait payer, dans des conditions de pleine concurrence, à un fournisseur ou prestataire indépendant sur le territoire de l'État membre dans lequel l'opération est imposable, pour se procurer à ce moment les biens ou les services en question.
Lorsqu'il n'est pas possible d'établir une livraison de biens ou une prestation de services comparables, on entend par la valeur normale les montants suivants:
1)lorsqu'il s'agit de biens, un montant qui n'est pas inférieur au prix d'achat des objets ou d'objets comparables ou, à défaut de prix d'achat, au prix de revient, déterminés au moment où s'effectuent ces opérations;
2)lorsqu'il s'agit de services, un montant qui n'est pas inférieur aux dépenses engagées par l'assujetti pour l'exécution de la prestation de services.
La Suède a transposé l'article 80 de la directive TVA, qui impose la détermination d'une « valeur normale » pour les transactions intragroupe dans certaines situations. Notons d'emblée que la France n'a pas fait usage de cette faculté mais que cette affaire permet à la CJUE d'éclairer la notion de prix et de valeur normale s'agissant des services de management facturés dans les groupes. […] La CJUE refuse une présomption automatique de prestation unique excluant que la valeur normale de ces services puisse être déterminée selon la méthode de comparaison prévue à l'article 72 de la directive. […]
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