1. Un ressortissant d'un pays tiers ou un apatride est exclu des personnes pouvant bénéficier de la protection subsidiaire s'il existe des motifs sérieux de considérer:
| a) | qu'il a commis un crime contre la paix, un crime de guerre ou un crime contre l'humanité au sens des instruments internationaux élaborés pour prévoir des dispositions relatives à ces crimes; |
| b) | qu'il a commis un crime grave de droit commun; |
| c) | qu'il s'est rendu coupable d'agissements contraires aux buts et aux principes des Nations unies tels qu'ils sont énoncés dans le préambule et aux articles 1 et 2 de la charte des Nations unies; |
| d) | qu'il représente une menace pour la société ou la sécurité de l'État membre dans lequel il se trouve. |
2. Le paragraphe 1 s'applique aux personnes qui sont les instigatrices des crimes ou des actes visés par ledit paragraphe, ou qui y participent de quelque autre manière.
3. Les États membres peuvent exclure tout ressortissant d'un pays tiers ou apatride des personnes pouvant bénéficier de la protection subsidiaire si, avant son admission dans l'État membre, il a commis un ou plusieurs crimes qui ne relèvent pas du champ d'application du paragraphe 1 et qui seraient passibles d'une peine de prison s'ils avaient été commis dans l'État membre concerné, et s'il n'a quitté son pays d'origine que dans le but d'échapper à des sanctions résultant de ces crimes.
A. − Les motifs d'exclusion de la protection subsidiaire La protection subsidiaire est définie aux articles L. 712-1 à L. 712-3 du CESEDA. […] p. 5. 9 Directive dite « qualification » du 29 avril 2004 précitée , notamment articles 2 e) et 15 à 17. 4 Les Nouveaux cahiers du Conseil constitutionnel Cahier n° 30 Article 17 de la directive n° 2004/83/CE Article L. 712-2 du CESEDA du Conseil du 29 avril 2004 1. […] II. – L'incompétence du Conseil constitutionnel Le requérant faisait grief à l'article L. 712-2 du CESEDA de méconnaître le principe de dignité humaine et l'article 66-1 de la Constitution. 5 Les Nouveaux cahiers du Conseil constitutionnel Cahier n° 30 Mais le Conseil constitutionnel, […]
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