Tribunal Judiciaire de Nanterre, 10 mars 2021, n° 20/09616
TJ Nanterre 10 mars 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Droit à l'égalité de traitement des salariés en télétravail

    La cour a jugé que les conditions de travail des télétravailleurs ne sont pas comparables à celles des salariés travaillant sur site sans accès à un restaurant d'entreprise, et qu'il n'y a pas de surcoût pour les télétravailleurs.

  • Rejeté
    Obligation de l'employeur d'attribuer des tickets-restaurant

    La cour a estimé que le titre restaurant est un avantage consenti par l'employeur et qu'il n'existe pas d'obligation légale d'attribution dans le cas des télétravailleurs.

  • Rejeté
    Préjudice lié à l'absence de tickets-restaurant

    La cour a rejeté cette demande, considérant que les télétravailleurs ne subissent pas de surcoût lié à la restauration hors de leur domicile.

  • Rejeté
    Droit à l'information des salariés

    La cour a jugé qu'il n'y avait pas lieu d'ordonner cette publication, étant donné le rejet des demandes principales.

Résumé par Doctrine IA

Le Tribunal Judiciaire de Nanterre a statué sur une demande de la Fédération des Syndicats des Services Activités Diverses Tertiaires et Connexes (UNSA FESSAD) qui réclamait l'attribution de tickets-restaurant pour les salariés en télétravail de l'UES Malakoff Humanis depuis le 17 mars 2020, en l'absence d'accès à un restaurant d'entreprise. La question juridique était de déterminer si les salariés en télétravail devaient bénéficier des mêmes avantages que ceux travaillant sur site, en vertu des articles L 1222-9, L 2132-3, L 3262-1, L 3262-3, R 3262-4, R 3262-7 du code du travail, de l'accord national interprofessionnel relatif au télétravail du 19 juillet 2005, et de l'accord sur le télétravail du 25 octobre 2019. Le tribunal a débouté la fédération de toutes ses demandes, jugeant que la situation des télétravailleurs n'était pas comparable à celle des salariés sur site, car ils ne subissent pas de surcoût lié à la restauration hors de leur domicile. En conséquence, l'attribution de tickets-restaurant n'était pas justifiée. La fédération UNSA FESSAD a été condamnée aux dépens et ses demandes au titre de l'article 700 du code de procédure civile ont été rejetées, tout comme les demandes reconventionnelles des sociétés défenderesses.

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Sur la décision

Référence :
TJ Nanterre, 10 mars 2021, n° 20/09616
Numéro(s) : 20/09616

Sur les parties

Texte intégral

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