Article 2 du Décret n°2009-874 du 16 juillet 2009
Article 1
Article 3

Entrée en vigueur le 19 juillet 2009

Les critères mentionnés à l'article L. 561-15-II sont les suivants :
1° L'utilisation de sociétés écran, dont l'activité n'est pas cohérente avec l'objet social ou ayant leur siège social dans un Etat ou un territoire qui n'a pas conclu avec la France une convention fiscale permettant l'accès aux informations bancaires, identifié à partir d'une liste publiée par l'administration fiscale, ou à l'adresse privée d'un des bénéficiaires de l'opération suspecte ou chez un domiciliataire au sens de l'article L. 123-11 du code de commerce ;
2° La réalisation d'opérations financières par des sociétés dans lesquelles sont intervenus des changements statutaires fréquents non justifiés par la situation économique de l'entreprise ;
3° Le recours à l'interposition de personnes physiques n'intervenant qu'en apparence pour le compte de sociétés ou de particuliers impliqués dans des opérations financières ;
4° La réalisation d'opérations financières incohérentes au regard des activités habituelles de l'entreprise ou d'opérations suspectes dans des secteurs sensibles aux fraudes à la TVA de type carrousel, tels que les secteurs de l'informatique, de la téléphonie, du matériel électronique, du matériel électroménager, de la hi-fi et de la vidéo ;
5° La progression forte et inexpliquée, sur une courte période, des sommes créditées sur les comptes nouvellement ouverts ou jusque-là peu actifs ou inactifs, liée le cas échéant à une augmentation importante du nombre et du volume des opérations ou au recours à des sociétés en sommeil ou peu actives dans lesquelles ont pu intervenir des changements statutaires récents ;
6° La constatation d'anomalies dans les factures ou les bons de commande lorsqu'ils sont présentés comme justification des opérations financières, telles que l'absence du numéro d'immatriculation au registre du commerce et des sociétés, du numéro SIREN, du numéro de TVA, de numéro de facture, d'adresse ou de dates ;
7° Le recours inexpliqué à des comptes utilisés comme des comptes de passage ou par lesquels transitent de multiples opérations tant au débit qu'au crédit, alors que les soldes des comptes sont souvent proches de zéro ;
8° Le retrait fréquent d'espèces d'un compte professionnel ou leur dépôt sur un tel compte non justifié par le niveau ou la nature de l'activité économique ;
9° La difficulté d'identifier les bénéficiaires effectifs et les liens entre l'origine et la destination des fonds en raison de l'utilisation de comptes intermédiaires ou de comptes de professionnels non financiers comme comptes de passage, ou du recours à des structures sociétaires complexes et à des montages juridiques et financiers rendant peu transparents les mécanismes de gestion et d'administration ;
10° Les opérations financières internationales sans cause juridique ou économique apparente se limitant le plus souvent à de simples transits de fonds en provenance ou à destination de l'étranger notamment lorsqu'elles sont réalisées avec des Etats ou des territoires visés au 1° ;
11° Le refus du client de produire des pièces justificatives quant à la provenance des fonds reçus ou quant aux motifs avancés des paiements, ou l'impossibilité de produire ces pièces ;
12° Le transfert de fonds vers un pays étranger suivi de leur rapatriement sous la forme de prêts ;
13° L'organisation de l'insolvabilité par la vente rapide d'actifs à des personnes physiques ou morales liées ou à des conditions qui traduisent un déséquilibre manifeste et injustifié des termes de la vente ;
14° L'utilisation régulière par des personnes physiques domiciliées et ayant une activité en France de comptes détenus par des sociétés étrangères ;
15° Le dépôt par un particulier de fonds sans rapport avec son activité ou sa situation patrimoniale connues ;
16° la réalisation d'une transaction immobilière à un prix manifestement sous-évalué.

Entrée en vigueur le 19 juillet 2009
Sortie de vigueur le 5 septembre 2009

Commentaires4

1TRACFIN declaration de la tentative de fraude fiscale par le commissaire aux comptes (arrété du 24.10.19)
Patrick Michaud · Études fiscales internationales · 22 août 2021

les lignes directrices H3C - TRACFIN juillet 2021) Cette norme d'exercice professionnel a été homologuée par arrêté du 18 août 2020 publié au J.O. n°0204 du 21 août 2020 (article A. 823-37 du code de commerce). […]

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2Tracfin et la déclaration de soupçon de fraude fiscale
Patrick Michaud · Études fiscales internationales · 1 juillet 2017

cette tribune étant obsolète a été remplacée par la suivante Tracfin et la déclaration de soupçon de fraude fiscale tracfin et le secret professionnel de l'avocat Cour de cassation, Chambre criminelle, 15 juin 2016, 15-86.043, Publié au bulletin dès lors que même si elle est surprise à l'occasion d'une mesure d'instruction régulière (après note d'information de la cellule TRACFIN ), la conversation entre un avocat et son client ne peut être transcrite et versée au dossier de la procédure que s'il apparaît que son contenu est de nature à faire présumer la participation de cet avocat à une …

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3Fraude fiscale : vers de nouvelles pratiques pénales ???
Patrick Michaud · Études fiscales internationales · 16 mai 2017

Un cumul admis par le Conseil constitutionnel et appliqué avec discernement en pratique La question de la constitutionnalité du cumul de l'application des majorations d'impôt prévues par l'article 1729 du code général des impôts et des sanctions pénales établies par l'article 1741 du même code a été soumise au Conseil constitutionnel par la Cour de cassation dans le cadre de deux questions prioritaires de constitutionnalité transmises le 30 mars 2016. […] Ce principe impose néanmoins que les dispositions de l'article 1741 ne s'appliquent qu'aux cas les plus graves de dissimulation frauduleuse de sommes soumises à l'impôt ». […] des critères figurant dans le décret n° 2009-874 du 16 juillet 2009 (106) . […] Rappelons en effet que, […]

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Décisions2

1Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, 29 juin 2012, n° 2011-01

[…] Vu le décret n° 2009-874 du 16 juillet 2009 pris pour l'application de l'article L. 561-15-II du […] L. 562-2) et à transmettre à H toute information de nature à modifier l'appréciation portée lors de la déclaration (art. […] L. 562-7) ; qu'en outre, l'article 2 du règlement CRB 91-07 du 14 février 1991, abrogé par l'article 4 de l'arrêté du 29 octobre 2009 (qui en a repris l'essentiel de la teneur dans les nouvelles dispositions introduites à l'article 11-7 du règlement CRBF 97-02 du 21 février 1997 relatif au contrôle interne, tout en étendant et précisant la portée de ces obligations), […]

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2Cour d'appel de Nancy, 2ème chambre, 23 mars 2017, n° 16/00833Confirmation

[…] Sur la vérification du bon de commande, elle expose qu'elle n'est pas partie au contrat de vente et qu'il ne lui incombe pas de vérifier la régularité des bons de commande utilisés par les sociétés. Elle ajoute qu'ayant reçu la facture de la SAS Planet Solaire, elle n'avait pas à être destinataire du bon de commande et que les prescriptions de l'article 2 du décret n°2009-874 du 16 juillet 2009 ont été respectées. Elle fait encore valoir que l'obligation de mise en garde imposée au prêteur ne concerne que le contrat de crédit et non le contrat de vente, ou si le contrat de crédit comporte une clause avec des conditions particulières pour le déblocage des fonds, ce qui n'est pas le cas d'espèce.

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