Cour d'appel de Nancy, 2ème chambre, 14 juin 2018, n° 17/02060
TGI Nancy 4 juillet 2017
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CA Nancy
Infirmation partielle 14 juin 2018

Arguments

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  • Accepté
    Indispensabilité des travaux

    La cour a estimé que la réalisation d'un crépi est indispensable à la conservation de la construction et qu'il existe une urgence à ce que les travaux soient effectués pour éviter des infiltrations.

  • Accepté
    Absence de contestation sérieuse

    La cour a jugé que la demande ne se heurte à aucune contestation sérieuse, permettant ainsi d'accorder le droit d'échelle.

  • Accepté
    Nécessité d'un constat d'huissier

    La cour a jugé nécessaire d'établir des procès-verbaux pour constater l'état de la terrasse avant et après les travaux, afin de prévenir d'éventuels désordres.

  • Accepté
    Partage des frais de constat

    La cour a décidé que les frais de constat seront partagés par moitié entre les parties.

  • Accepté
    Astreinte en cas d'opposition

    La cour a décidé qu'en cas d'opposition, une astreinte sera appliquée pour garantir l'exercice du droit d'échelle.

  • Rejeté
    Condamnation aux dépens

    La cour a décidé que les dépens seront partagés par moitié entre les parties, en raison de la légitimité de l'opposition de Madame D X.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Nancy a infirmé l'ordonnance de référé du Président du tribunal de grande instance de Nancy qui avait rejeté la demande de Madame B C d'obtenir une servitude de tour d'échelle pour réaliser des travaux de crépissage sur un mur de son extension de maison, en raison de contestations sérieuses et de l'absence de preuve de l'urgence et de l'indispensabilité des travaux. Madame B C avait fait appel, soutenant l'indispensabilité de la servitude pour les travaux et l'absence de lien entre le contentieux administratif sur son permis de construire et la servitude demandée. Madame D E épouse X s'était opposée à la demande et avait sollicité un sursis à statuer en attendant la décision du tribunal administratif sur le permis de construire de Madame B C. La Cour d'Appel a rejeté le sursis à statuer, car le tribunal administratif avait déjà rejeté les recours contre le permis de construire. La Cour a jugé que l'extension, bien que nouvelle, devait être considérée comme existante puisque le recours avait été rejeté, et que les travaux étaient indispensables et urgents pour éviter des infiltrations, justifiant ainsi la servitude de tour d'échelle. La Cour a autorisé la servitude pour une durée de cinq jours avec des horaires précis, sous condition de constats d'huissier avant et après les travaux, aux frais de Madame B C, et a imposé une astreinte provisoire en cas d'opposition de Madame D E épouse X. Les dépens de première instance et d'appel ont été partagés par moitié entre les parties, et les demandes au titre de l'article 700 du code de procédure civile ont été rejetées pour les deux parties.

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Commentaire1

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1Il possible de refuser une servitude de tour d’échelle à son voisin ?
astenavocats.com · 16 décembre 2025
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Sur la décision

Référence :
CA Nancy, 2e ch., 14 juin 2018, n° 17/02060
Juridiction : Cour d'appel de Nancy
Numéro(s) : 17/02060
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Nancy, 4 juillet 2017, N° 17/00061
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
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