Conseil d'État, Assemblée, 24 octobre 2024, 465144, Publié au recueil Lebon
TA Paris 5 février 2021
>
CAA Paris
Annulation 19 avril 2022
>
CE
Annulation 24 octobre 2024

Arguments

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Signaler une erreur.
  • Accepté
    Incompétence de la juridiction administrative

    La cour a estimé que la MCR était fondée à soutenir que la cour administrative d'appel avait entaché son arrêt d'erreur de droit en rejetant ses conclusions indemnitaires.

  • Accepté
    Réglement de l'affaire au fond

    La cour a décidé de régler l'affaire au fond en application des dispositions de l'article L. 821-2 du code de justice administrative.

  • Rejeté
    Responsabilité sans faute de l'État

    La cour a jugé que la responsabilité sans faute de l'État ne pouvait être engagée dans ce cas, car la décision de protection diplomatique régit la situation de la MCR.

  • Rejeté
    Partie perdante

    La cour a estimé que l'État n'était pas la partie perdante dans cette instance, rendant la demande de frais irrecevable.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en cassation par la Mutuelle centrale de réassurance (MCR) après l'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris, qui avait rejeté sa demande d'indemnisation pour le refus de protection diplomatique. La MCR invoquait la responsabilité sans faute de l'État sur le fondement de l'égalité devant les charges publiques. Le Conseil d'État annule l'arrêt de la cour, considérant qu'elle a commis une erreur de droit en qualifiant la demande de la MCR comme portée devant une juridiction incompétente. Cependant, il rejette la demande d'indemnisation, précisant que la responsabilité de l'État ne peut être engagée dans ce contexte.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, ass., 24 oct. 2024, n° 465144, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 465144
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Paris, 19 avril 2022, N° 21PA01740
Précédents jurisprudentiels : A rapprocher :
., dans le cadre de la responsabilité sans faute du fait des lois, pour l'exclusion de l'engagement de la responsabilité sans faute de l'Etat s'agissant du préjudice causé à une activité de nature à porter atteinte à l'objectif que le législateur s'est assigné, CE, 14 décembre 1984, Rouillon, p. 423
CE, 22 juillet 2022, Ministre de la culture c/ M. de Villoutreys, n° 458590, p. 235....[RJ5]
pour la compatibilité à l'article 6 § 1 de la convention européenne des droits de l'homme de l'absence de juridiction compétente pour connaître des actes non-détachables de la conduite des relations internationales, eu égard notamment à la possibilité d'engager la responsabilité sans faute de l'Etat, CEDH, 4 avril 2024, Tamazount et autres c. France, n°s 17131/19 et autres....[RJ4]
CE, Section, 30 juillet 2003, Association pour le développement de l'aquaculture en région Centre (ADARC), n° 215957, p. 367. ...[RJ6]
., pour l'exigence d'une charge exorbitante, CE, Section, 3 juillet 1998, Bitouzet, n° 158592, p. 288
., pour la possibilité d'engager la responsabilité de l'Etat du fait de traités ou de conventions internationales, CE, Assemblée, 30 mars 1966, Compagnie d'énergie radio-électrique, p. 257
Confère :
CE, 20 décembre 2013, Mme Fano et autres, n° 335235, T. p. 826....[RJ7]
CE, 23 juillet 2010, Société Touax et société Touax Rom, n° 328757, p. 344.
CE, 25 mars 1988, Société Sapvin, n° 65022, p. 133....[RJ2]
CE, 27 juin 2016, M. Bernabé, n° 382319, T. p. 935
CE, 3 octobre 2018, M. Tamazount, n° 410611, p. 359....[RJ3]
CE, Assemblée, 30 mars 1966, Société Ignazio Messina, p. 258
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 3 septembre 2025
Identifiant Légifrance : CETATEXT000050397014
Identifiant européen : ECLI:FR:CEASS:2024:465144.20241024
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de justice administrative
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Conseil d'État, Assemblée, 24 octobre 2024, 465144, Publié au recueil Lebon