Résumé de la juridiction
En raison d’un nombre important de cas de chikungunya (CHIK), maladie infectieuse due à un arbovirus, circulant dans la zone des Caraïbes, la HAS a été saisie par la direction générale de la santé en date du 25 février 2026. La HAS publie un avis portant sur l’utilisation des vaccins VIMKUNYA et IXCHIQ en cas de recrudescence épidémique de chikungunya aux Antilles.
La HAS étend ses recommandations d’utilisation des vaccins VIMKUNYA et IXCHIQ en Guyane – Mayotte – La Réunion, aux Antilles (Guadeloupe, Martinique, Saint-Barthélemy et Saint-Martin) en cas de recrudescence épidémique de chikungunya, selon les modalités détaillées dans ses avis du 9 et du 24 avril 2026, et rappelées ci-dessous.
Pour rappel,
La HAS recommande l’utilisation du vaccin VIMKUNYA chez les personnes âgées de :
La HAS indique que VIMKUNYA peut être proposé dans les autres populations, en tenant compte de la durée de protection documentée limitée à six mois et de l’absence de données chez les personnes immunodéprimées ou immunodéficientes. La HAS ne recommande pas l’utilisation du vaccin VIMKUNYA chez la femme enceinte et allaitante compte tenu de l’absence de données de tolérance dans cette population spécifique. Les données connues ne permettent pas en l’état de conclure sur l’absence d’effets potentiels de VIMKUNYA sur la grossesse, le développement embryo-fœtal, l’accouchement et le développement post-natal. Cependant, ce vaccin ne comporte pas de contre-indication de principe compte tenu de sa composition protéique adjuvantée, il pourrait être proposé au cas par cas en tenant compte du risque individuel d’exposition et après examen approfondi des bénéfices et des risques potentiels pour la femme enceinte, le fœtus et le nouveau-né.
La HAS :
La HAS précise également qu’il n’y a pas d’indication à vacciner les personnes ayant eu un CHIK confirmé cliniquement ou biologiquement en 2025-2026.
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Sur la décision
| Référence : | HAS, 28 mai 2026, n° 2026.0045/AC/SESPEV |
|---|---|
| Numéro(s) : | 2026.0045/AC/SESPEV |
Texte intégral
Avis n°2026.0045/AC/SESPEV du 28 mai 2026 du collège de la Haute Autorité de santé portant sur l’utilisation des vaccins IXCHIQ et VIMKUNYA en cas de recrudescence épidémique de chikungunya aux Antilles
Le collège de la Haute Autorité de santé ayant valablement délibéré en sa séance du 28 mai 2026,
Vu le code de la sécurité sociale, notamment ses articles L. 161-37 et suivants ;
Vu la saisine en urgence du Directeur général de la santé du 25 février 2026 ;
Vu la décision n°2025.0066/DC/SESPEV du 27 février 2025 du collège de la Haute Autorité de santé portant adoption de l’avis urgent intitulé « Utilisation du vaccin IXCHIQ dans le contexte épidémique de chikungunya dans les territoires de La Réunion et de Mayotte » ;
Vu l’avis n°2025.0022/AC/SESPEV du 25 avril 2025 du collège de la Haute Autorité de santé portant réévaluation de la recommandation relative au vaccin IXCHIQ à la suite de signalements de pharmacovigilance ;
Vu l’avis n°2025.0026/AC/SESPEV du 6 juin 2025 du collège de la Haute Autorité de santé portant sur le vaccin VIMKUNYA du laboratoire BAVARIAN NORDIC dans le contexte épidémique de chikungunya dans les territoires de La Réunion et de Mayotte ;
Vu l’avis n°2025.0036/AC/SESPEV du 17 juillet 2025 du collège de la Haute Autorité de santé portant sur l’utilisation du vaccin IXCHIQ chez les personnes atteintes de drépanocytose dans les territoires de La Réunion et de Mayotte ;
Vu l’avis n°2026.0022/AC/SESPEV du 9 avril 2026 du collège de la Haute Autorité de santé portant sur les vaccins IXCHIQ et VIMKUNYA dans un contexte de réémergence du chikungunya en Guyane ;
Vu l’avis n°2026.0027/AC/SESPEV du 24 avril 2026 du collège de la Haute Autorité de santé portant sur l’utilisation des vaccins IXCHIQ et VIMKUNYA dans un contexte de circulation active du virus du chikungunya avec risque d’évolution vers une épidémie dans l’océan Indien.
ADOPTE L’AVIS SUIVANT :
La HAS a été saisie par le Directeur général de la santé (DGS) en date du 25 février 2026 (cf. annexe) afin d’évaluer l’opportunité d’étendre à la Guyane dans un premier temps et aux Antilles dans un second temps, la recommandation du 27 février 2025 susvisée, réévaluée le 25 avril 2025, portant sur l’utilisation du vaccin IXCHIQ (laboratoire VALNEVA) et en tenant compte des dernières données disponibles pour le vaccin VIMKUNYA (laboratoire BAVARIAN NORDIC). Dans un contexte de circulation active du virus du chikungunya (CHIKV) dans les territoires de Mayotte et de La Réunion, de réémergence du chikungunya (CHIK) en Guyane, et compte tenu de la pression épidémique dans la Caraïbe, afin d’anticiper une recrudescence épidémique du CHIK dans les Antilles, la HAS évalue la pertinence d’étendre aux Antilles ses recommandations des 9 (Guyane) et 24 (océan Indien) avril 2026.
Au vu de l’ensemble des éléments suivants :
1) Problématique de santé a) Contexte épidémiologique
En 2026, en Guyane, 419 cas de CHIK ont été biologiquement confirmés depuis le début de l’année dont 316 dans le secteur du Littoral Ouest pour lequel le niveau 31 qualifié de « Situation d’alerte » d’après le bulletin Santé publique France (SpF) du 13 mai2 a été déclenché. En Amérique du Sud, la circulation du CHIKV
est active au Brésil, en Bolivie, au Suriname3 et en Argentine4. La circulation semble toujours active à Cuba5. Aucun nouveau cas n’a été recensé à Sainte-Lucie depuis l’identification d’un cas autochtone (début mars 2026)6. Aux Antilles, deux cas importés de Guyane ont été recensés en Martinique. La situation épidémiologique liée au CHIKV reste calme dans ces territoires d’après le bulletin SpF du 22 mai 20267. En 20258, la Guadeloupe a enregistré deux cas de CHIK confirmés par RT-PCR, importés de La Réunion, et huit cas probables dont un en provenance de Cuba. La Martinique a enregistré deux cas de CHIK confirmés par RT-PCR, importés également de La Réunion, et une quinzaine de cas probables, dont deux importés de Cuba. Saint-Martin a recensé un cas probable. Aucun cas n’a été identifié à Saint-Barthélemy.
b) Épidémies précédentes
Les Antilles françaises ont connu une vague d’épidémies de CHIK de 2013 à 20159,10. Les données disponibles indiquent que :
• À Saint-Martin (premier cas : 5 octobre 2013, épidémie du 6 décembre 2013 à fin mars 2015), avec 5 400 cas cliniquement évocateurs et 3 décès à l’hôpital expertisés ;
• À Saint-Barthélemy (premier cas : mi-décembre 2013, épidémie du 30 décembre 2013 à fin mars 2015), avec 1 710 cas cliniquement évocateurs et aucun décès ;
• En Martinique (premier cas / début de l’épidémie : décembre 2013 à janvier 2015), avec 72 664 cas cliniquement évocateurs, 1 268 cas confirmés de CHIK hospitalisés plus de 24 heures, parmi lesquels 1 068 ont fait l’objet d’un classement par les infectiologues du CHU de Martinique (202 formes sévères et 866 formes non sévères), 49 décès à l’hôpital expertisés et 34 certificats de décès à domicile avec mention CHIK ;
• En Guadeloupe (premier cas : 24 décembre 2013, épidémie : 10 avril 2014 à fin novembre 2014), avec 81 200 cas cliniquement évocateurs, 623 cas hospitalisés (126 formes sévères, 441 formes non sévères et 56 étaient en cours de classification), 21 décès (5 directement liés au CHIK et 16 indirectement liés) et 54 certificats de décès à domicile avec la mention CHIK. Depuis la fin de l’épidémie, des cas sporadiques ont été rapportés sur chacun des territoires11,12.
Une épidémie était survenue à La Réunion et Mayotte en 2005 – 2007 permettant d’observer que le fardeau était essentiellement porté par les adultes. Les formes les plus graves concernaient les personnes aux âges extrêmes de la vie : nouveau-nés, en raison de la transmission materno-fœtale et/ou per-partum et les personnes âgées de 65 ans et plus, en raison de la présence de comorbidités.
En 2025, une nouvelle épidémie de CHIK est survenue à La Réunion avec 54 500 cas confirmés répartis sur l’ensemble de l’île, 554 hospitalisations dont 138 cas sévères et 45 décès (2 néonataux) recensés, dont 22 directement liés au CHIK et 23 indirectement liés au CHIK13. Mayotte recensait une nouvelle circulation du CHIKV, avec 1 266 cas biologiquement confirmés répartis sur l’ensemble du territoire dont 41 hospitalisations essentiellement pour surveillance, sans critère de gravité14. Deux cas graves ont été admis en réanimation néo- natale. Aucun décès n’a été recensé. Il existait une sous-estimation multifactorielle de la situation épidémiologique associée à un risque avéré d’une nouvelle épidémie en 2026.
c) Séroprévalence post-épidémie des populations
Sept mois après l’introduction du CHIKV (lignée asiatique) à Saint-Martin, en 2013, la séroprévalence était de 16,9 % et 39,0 % des infections restaient asymptomatiques15. Ce taux d’attaque modéré et l’ampleur apparemment limitée de l’épidémie à Saint-Martin pourraient s’expliquer par les mesures de contrôle mises en place pour réduire l’exposition des habitants. La séroprévalence post-épidémie spécifique pour le territoire de Saint-Barthélemy n’est pas connue à ce jour. Une étude de séroprévalence a été menée chez des donneurs de sang, prospectivement (février 2014 – janvier 2015, n = 9 506) et rétrospectivement (août 2013 – février 2014, n = 6 559) permettant d’estimer la séroprévalence
Avis n°2026.0045/AC/SESPEV du 28 mai 2026 Page 2 / 7
à 48,1 % en Guadeloupe et à 41,9 % en Martinique16. Des données plus récentes, qui n’ont pas encore fait l’objet de publication, suggèrent que le taux de séroprévalence en 2022 aux Antilles aurait diminué de 10 % depuis cette étude17.
d) Structure des populations
Selon le décret n°2025-1362 du 26 décembre 2025 authentifiant les chiffres des populations de métropole, des départements d’outre-mer de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de La Réunion et des collectivités de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon18, la population de Saint-Barthélemy compte 10 755 habitants, celle de Saint-Martin 31 620 habitants, celle de Martinique 364 348 habitants et celle de Guadeloupe 388 493 habitants. La population à Saint-Barthélemy compte 49 % de 12 à 64 ans, 40 % de 65 ans et plus et 11 % de 0 à 11 ans d’après l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE)19. La population à Saint-Martin compte 64 % de 12 à 64 ans, 18 % de 0 à 11 ans et de 65 ans et plus20. La population en Guadeloupe compte 63 % de 12 à 64 ans, 25 % de 65 ans et plus, et 12 % de 0 à 11 ans, d’après l’INSEE21. La population en Martinique compte 62 % de 12 à 64 ans, 27 % de 65 ans et plus et 11 % de 0 à 11 ans d’après l’INSEE22.
2) Bénéfices attendus des vaccins
Le vaccin IXCHIQ induit une réponse immunitaire chez 98,2 % des personnes âgées de 18 à 64 ans à six mois, persistant jusqu’à quatre ans (94,8 %). Le vaccin VIMKUNYA induit une réponse immunitaire chez 97,8 % des personnes âgées de 12 à 64 ans et chez 87,3 % des personnes âgées de 65 ans et plus vaccinées, persistant jusqu’à au moins six mois. Les données pour ces deux vaccins sont détaillées dans l’avis du 9 avril 2026 précité.
3) Données de tolérance et de pharmacovigilance des vaccins
Les données de tolérance et de pharmacovigilance du vaccin IXCHIQ sont détaillées dans l’avis du 9 avril 2026 précité. Un total de 55 900 doses a été administré à travers le monde (6,3 effets indésirables graves pour 10 000 doses) entre le 9 novembre 2023 et le 31 août 202523. Les données de tolérance, détaillées dans l’avis du 9 avril 2026 précité, montrent un profil de tolérance acceptable du vaccin VIMKUNYA. Un total de 12 816 doses a été administré de mars 2025 aux États-Unis et mai 2025 en Allemagne jusqu’au 31 août 202524. Les données de pharmacovigilance de VIMKUNYA ne montrent aucun signal de sécurité identifié au niveau international (premier Periodic Safety Update report Single Assessment du PRAC validé le 13 mars 2026).
4) Données d’efficacité des vaccins
Les vaccins IXCHIQ et VIMKUNYA ne présentent pas de données d’efficacité clinique.
5) Populations particulières
La HAS n’a pas recommandé l’utilisation du vaccin IXCHIQ chez les femmes enceintes ou allaitantes en raison du caractère vivant atténué du vaccin25. Le vaccin IXCHIQ est contre indiqué chez les personnes immunodéficientes ou immunodéprimées en raison d’une maladie ou d’un traitement médical (par exemple, en raison d’une tumeur maligne, d’une chimiothérapie, d’un traitement immunosuppresseur, d’une immunodéficience congénitale ou d’une infection par le VIH accompagnée d’une immunodépression sévère)26. Les données chez les femmes enceintes ou allaitantes et les personnes immunodéficientes ou immunodéprimées sont manquantes pour le vaccin VIMKUNYA dans les études cliniques ou en vie réelle.
16 Gallian et al., Epidemiology of chikungunya virus outbreak in Guadeloupe and Martinique, 2014: an observational study in volunteer blood donors, PLOS Neglected Tropical Diseases, 2017
17 Données communiquées à la HAS 18 Décret n° 2025-1362 du 26 décembre 2025 authentifiant les chiffres des populations de métropole, des départements d’outre-mer de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de La Réunion et des collectivités de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon – Légifrance
19 INSEE _ Saint-Barthélemy
20 IEDOM _ Saint-Martin
21 INSEE – Guadeloupe
22 INSEE – Martinique
23 Vondeling et al., Post-marketing safety evaluation of the live-attenuated chikungunya vaccine (IXCHIQ), Vaccine, 2026
24 Simone & Lienert, Post-authorisation experience and reported adverse events following use of a virus-like particle chikungunya vaccine, Euro Surveillance, 2025
25 Avis HAS du 27 février 2026 – Utilisation du vaccin IXCHIQ dans le contexte épidémique de chikungunya dans les territoires de La Réunion et de Mayotte
26 Résumé des caractéristiques du produit – IXCHIQ
Avis n°2026.0045/AC/SESPEV du 28 mai 2026 Page 3 / 7
6) Acceptabilité
La HAS insiste sur la mise en œuvre de moyens adaptés pour lever les freins majeurs à l’accès à la vaccination dans les départements ou régions d’Outre-Mer (DROM) : organisation de l’offre, contraintes géographiques, pénurie de soignants, méfiance, barrières sociales et linguistiques. L’adhésion de la population dépend notamment du remboursement intégral et de la perception de la gravité de la maladie.
7) Éthique et équité
Les recommandations vaccinales pour les voyageurs reposent sur une approche individuelle, distincte de celle de la HAS. Il est essentiel d’éviter une iniquité entre voyageurs vaccinés et populations locales des DROM, pourtant plus exposées au risque de CHIK.
En conclusion, en considérant les éléments ci-dessus, la HAS étend ses recommandations d’utilisation des vaccins VIMKUNYA et IXCHIQ en Guyane – Mayotte – La Réunion, aux Antilles (Guadeloupe, Martinique, Saint- Barthélemy et Saint-Martin) en cas de recrudescence épidémique de chikungunya, selon les modalités détaillées dans ses avis du 9 et du 24 avril 2026 précités et rappelées ci-dessous.
Pour rappel,
• La HAS recommande l’utilisation du vaccin VIMKUNYA chez les personnes âgées de :
o 65 ans et plus (avec ou sans comorbidités) ;
o 12 à 64 ans avec comorbidités ;
• La HAS ne recommande pas l’utilisation du vaccin VIMKUNYA chez la femme enceinte et allaitante compte tenu de l’absence de données dans cette population spécifique. Ce vaccin ne comportant pas de contre-indication de principe compte tenu de sa composition protéique adjuvantée, il pourrait être proposé au cas par cas en tenant compte du risque individuel d’exposition et après examen approfondi des bénéfices et des risques potentiels pour la femme enceinte, le fœtus et le nouveau-né ;
• La HAS indique que le vaccin VIMKUNYA peut être proposé dans les autres populations, en tenant compte de la durée de protection documentée limitée à six mois et de l’absence de données chez les personnes immunodéprimées ou immunodéficientes ;
• La HAS :
o Indique que le vaccin IXCHIQ peut être proposé chez les personnes âgées de 18 à 64 ans après un examen approfondi des bénéfices et des risques potentiels et en tenant compte des informations manquantes sur la sécurité chez les individus de 12 à 64 ans présentant des affections cliniques associées à une réponse immunitaire altérée ou dérégulée (ex. : cancer, diabète, maladies cardiovasculaires, auto immunes, hématologiques, hépatique chronique, rénale chronique) ;
o Rappelle la contre-indication du vaccin IXCHIQ chez les personnes immunodéficientes ou immunodéprimées ;
o Maintient sa non-recommandation d’utilisation du 27 février 2025 du vaccin IXCHIQ chez les femmes enceintes ou allaitantes ;
o Maintient sa suspension du 25 avril 2025 d’utilisation du vaccin IXCHIQ à la suite des signaux de pharmacovigilance chez les personnes âgées de 65 ans et plus ;
o Maintient son avis du 17 juillet 2025, spécifiant qu’il n’y a pas d’élément en faveur d’une recommandation spécifique d’utilisation du vaccin IXCHIQ chez les personnes atteintes de drépanocytose.
La HAS souligne que les personnes vaccinées contre le CHIKV doivent continuer à appliquer des mesures de protection individuelle à l’égard des piqûres de moustiques (répulsifs, port de vêtements longs, moustiquaires, réduction au minimum de la quantité d’eau stagnante dans les zones habitées […]). La vaccination est un levier complémentaire de soutien aux actions de la lutte antivectorielle qui reste un moyen de prévention essentiel.
La HAS précise qu’il est indispensable que les moyens nécessaires soient mis en œuvre pour faciliter l’accès de la population à la stratégie de vaccination proposée. La HAS souligne l’importance de garantir une information adaptée des prescripteurs et de la population sur les vaccins contre le CHIK, leurs bénéfices et leurs risques, ainsi que l’intérêt d’un suivi prospectif, en particulier la pharmacovigilance de ces vaccins.
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La HAS précise également qu’il n’y a pas d’indication à vacciner les personnes ayant eu un CHIK confirmé cliniquement ou biologiquement en 2025 – 2026.
La HAS rappelle que les recommandations liées aux voyages étant sous la responsabilité du Haut conseil de la santé publique (HCSP), les voyageurs et les militaires se rendant dans une zone à risque d’infection par le CHIKV ne sont pas concernés par cet avis et doivent se référer aux recommandations du HCSP27.
Cet avis pourra être actualisé en fonction de l’évolution du contexte épidémique et des connaissances scientifiques.
Le présent avis sera publié au Bulletin officiel de la Haute Autorité de santé.
Fait le 28 mai 2026,
Pour le collège : La présidente de la séance, Pr Anne-Claude CREMIEUX Signé
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1. DA COMPARE FOOTNOTE PAGES
1 Présentation des différents niveaux du plan.pdf
2 Surveillance sanitaire en Guyane. Bulletin du 21 mai 2026. 5 avenue du Stade de France – F 93218 Saint-Denis La Plaine CEDEX www.has-sante.fr - N° SIRET : 110 000 445 00020 – code APE : 8411 Z
3 Surveillance aux Antilles. Bulletin du 2 avril 2026.
4 Surveillance sanitaire aux Antilles. Bulletin du 22 mai 2026.
5 Surveillance aux Antilles. Bulletin du 2 avril 2026.
6 Surveillance sanitaire aux Antilles. Bulletin du 2 avril 2026.
7 Surveillance sanitaire aux Antilles. Bulletin du 22 mai 2026.
8 Surveillance sanitaire aux Antilles. Bulletin du 11 décembre 2025.
9 Surveillance sanitaire aux Antilles. Bulletin n°34 – 2014
10 Epidémie de chikungunya en Guadeloupe et dans les îles du Nord 2013 – 2015. Retour d’expérience
11 Surveillance sanitaire aux Antilles. Bulletin n°2 – 2015
12 Surveillance sanitaire aux Antilles. Bulletin n°3 – 2015
13 Surveillance sanitaire à La Réunion. Bulletin du 10 décembre 2025
14 Surveillance sanitaire à Mayotte. Bulletin de l’ARS du 2 avril 2026
15 Seroprevalence of Asian lineage chikungunya virus infection on Saint Martin Island, 7 months after the 2013 emergence | Santé publique France
27 HCSP _ Recommandations sanitaires 2025 aux voyageurs
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