Entrée en vigueur le 23 mai 2024
Est créé par : LOI n°2024-449 du 21 mai 2024 - art. 21
Est puni de deux ans d'emprisonnement et de 60 000 euros d'amende le fait de porter à la connaissance du public ou d'un tiers, par quelque voie que ce soit, un montage à caractère sexuel réalisé avec les paroles ou l'image d'une personne, sans son consentement. Est assimilé à l'infraction mentionnée au présent alinéa et puni des mêmes peines le fait de porter à la connaissance du public ou d'un tiers, par quelque voie que ce soit, un contenu visuel ou sonore à caractère sexuel généré par un traitement algorithmique et reproduisant l'image ou les paroles d'une personne, sans son consentement.
Lorsque le délit prévu au premier alinéa est commis par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables.
Les peines prévues au même premier alinéa sont portées à trois ans d'emprisonnement et à 75 000 euros d'amende lorsque la publication du montage ou du contenu généré par un traitement algorithmique a été réalisée en utilisant un service de communication au public en ligne.
C'est l'article 226-2-1, alinéa 2, du Code pénal. […]
Lire la suite…Au socle du droit commun de l'atteinte à la vie privée (articles 226-1 et 226-2-1 du code pénal) s'ajoute un régime spécial à deux niveaux : l'article 226-8, qui réprime les montages non sexuels, et l'article 226-8-1, créé par la loi du 21 mai 2024, […]
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La première, l'administration d'une plateforme en ligne permettant sciemment des transactions manifestement illicites (article 323-3-2 du Code pénal, délit créé par la loi du 24 janvier 2023), est punie de 7 ans d'emprisonnement et 500 000 euros d'amende. […] La seconde, la diffusion d'un contenu à caractère sexuel généré par traitement algorithmique reproduisant l'image ou les paroles d'une personne sans son consentement (article 226-8-1 du Code pénal, délit créé par la loi du 21 mai 2024), est punie de 2 ans d'emprisonnement et 60 000 euros d'amende, portée à 3 ans et 75 000 euros lorsque la diffusion intervient en ligne. […]
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