Article 14 de la Loi n° 70-632 du 15 juillet 1970

Entrée en vigueur le 18 juillet 1970

Ne donne pas lieu à indemnisation la dépossession des biens acquis, à titre onéreux, postérieurement à des dates qui seront fixées, pour chaque territoire, par décret en Conseil d'Etat, et qui ne pourront être antérieures aux dates auxquelles a pris fin, dans chacun d'entre eux, la souveraineté, le protectorat ou la tutelle de la France. Il en est de même lorsque ces biens ont fait ensuite l'objet de donations, legs ou dévolutions successorales.

Entrée en vigueur le 18 juillet 1970

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Décisions3

1Conseil d'Etat, 10/ 9 SSR, du 19 décembre 1986, 59940, mentionné aux tables du recueil LebonAnnulation

L'article 14 de la loi du 15 juillet 1970 prévoit que "Ne donne pas lieu à indemnisation la dépossession des biens acquis à titre onéreux, postérieurement à des dates qui seront fixées, pour chaque territoire, par décret en Conseil d'Etat et qui ne pourront être antérieures aux dates auxquelles a pris fin, dans chacun d'entre eux, la souveraineté, le protectorat ou la tutelle de la France …". […]

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2Conseil d'Etat, 10 SS, du 24 octobre 1986, 74540, inédit au recueil LebonRejet

[…] Vu la loi n° 70-632 du 15 juillet 1970 ; […] Considérant qu'aux termes de l'article 14 de la loi du 15 juillet 1970 : « ne donne pas lieu à indeminisation la dépossession des biens acquis, à titre onéreux, postérieurement à des dates qui seront fixées, pour chaque territoire, par décret en Conseil d'Etat, et qui ne pourront être antérieures aux dates auxquelles a pris fin, dans chacun d'entre eux, la souveraineté, le protectorat ou la tutelle de la France » ; qu'en vertu de l'article 2 du décret du 5 août 1970 pris pour l'application de ce texte aux biens situés en Algérie, l'acquisition de ces biens à titre onéreux ne doit pas être postérieure au 3 juillet 1962 ;

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3Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 6 novembre 2002, 00-15.220, InéditRejet

[…] Attendu que M. René X… fait grief à la cour d'appel d'avoir, ayant exposé que le frère du défunt, M. Yvan X…, avait cédé, le 15 novembre 1962, 4464 parts de la société X… et Cie à M. Paul C… qui les avait rétrocédées à Eugène X… le 7 octobre 1966, retenu que l'indemnité versée à ce dernier par l'ANIFOM ne pouvait dépendre de la succession de Lucienne Y…, sans répondre aux conclusions invoquant le caractère fictif des cessions intervenues en novembre 1962, et d'avoir privé sa décision de base légale au regard des articles 14 de la loi n 70-632 du 15 juillet 1970 et 2 du décret n 70-720 du 5 août 1970, relatifs à l'indemnisation de la dépossession des biens situés en Algérie acquis à titre onéreux jusqu'au 3 juillet 1962 ;

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