CEDH, Cour (cinquième section), AFFAIRE ALBOREO c. FRANCE, 20 octobre 2011, 51019/08
CEDH, Affaire communiquée 21 décembre 2009
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CEDH, Arrêt, Cour (Cinquième Section) 20 octobre 2011
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CEDH, Résolution 16 avril 2014

Arguments

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  • Accepté
    Violations des droits de l'homme

    La Cour a constaté que le requérant a subi des traitements inhumains et dégradants, ce qui justifie une réparation pour le préjudice moral.

  • Accepté
    Absence de recours effectif

    La Cour a conclu qu'il y a eu violation de l'article 13 de la Convention en raison de l'absence de recours effectif contre les rotations de sécurité.

Résumé par Doctrine IA

La décision de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) dans l'affaire Alboreo c. France concerne les plaintes d'Éric Alboreo, un détenu français, relatives à ses conditions de détention et aux traitements subis en prison. Alboreo a été condamné pour des faits graves, dont un homicide, et a été soumis à un régime de sécurité renforcé, incluant des transferts fréquents entre établissements (rotations de sécurité) et des placements à l'isolement. Il s'est plaint de violences subies de la part du personnel pénitentiaire et des ERIS (Équipes Régionales d'Intervention et de Sécurité), ainsi que de l'impact de ces mesures sur sa vie privée et familiale et sur sa capacité à préparer sa défense.

La CEDH a jugé que les violences alléguées constituaient une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui interdit la torture et les traitements inhumains ou dégradants. Cependant, la Cour a estimé que les mesures d'isolement et les rotations de sécurité, compte tenu du profil et des antécédents du requérant, ne violaient pas l'article 3. La Cour a également conclu à une violation de l'article 13 combiné avec l'article 3, en raison de l'absence de recours internes efficaces contre les rotations de sécurité. Enfin, la Cour a rejeté les autres griefs du requérant, notamment ceux relatifs à l'article 6 (droit à un procès équitable) et à l'article 8 (droit au respect de la vie privée et familiale), et a accordé à Alboreo une satisfaction équitable pour le dommage moral subi.

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Sur la décision

Référence :
CEDH, Cour (Cinquième Section), 20 oct. 2011, n° 51019/08
Numéro(s) : 51019/08
Type de document : Arrêt
Niveau d’importance : Importance faible
Opinion(s) séparée(s) : Non
Conclusions : Violation de l'art. 3 (volet matériel) ; Violation de l'art. 13 ; Non-violation de l'art. 3 (volet procédural)
Identifiant HUDOC : 001-107152
Identifiant européen : ECLI:CE:ECHR:2011:1020JUD005101908
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Loi n°2000-494 du 6 juin 2000
  2. Code de procédure pénale
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