CEDH, Cour (cinquième section), AFFAIRE TSAAVA ET AUTRES c. GÉORGIE, 7 mai 2024, 13186/20 et autres
CEDH, Arrêt, Cour (Cinquième Section) 7 mai 2024
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CEDH, Arrêt, Cour (Grande Chambre) 11 décembre 2025

Arguments

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  • Accepté
    Absence d'enquête adéquate sur les allégations de mauvais traitements

    La cour a constaté que l'enquête n'a pas été menée avec la diligence requise et n'a pas exploré les pistes d'enquête essentielles.

  • Accepté
    Refus d'octroi de la qualité de victime

    La cour a jugé que le refus d'octroyer la qualité de victime était injustifié au vu des éléments de preuve.

Résumé par Doctrine IA

Voici un résumé de la décision de justice en trois paragraphes :

Les requérants, des citoyens géorgiens, ont saisi la Cour européenne des droits de l'homme suite à des allégations de recours excessif à la force par la police lors de la dispersion d'une manifestation en juin 2019. Ils dénoncent notamment l'usage de balles en caoutchouc et des mauvais traitements présumés, ainsi que l'ineffectivité de l'enquête pénale menée par les autorités géorgiennes depuis plus de quatre ans et demi. Les requérants demandent que la responsabilité de l'État soit engagée pour ces violations.

La Cour a jugé qu'il y avait eu violation de l'article 3 de la Convention sous son volet procédural, constatant que l'enquête menée par les autorités géorgiennes n'avait pas été suffisamment diligente et approfondie pour élucider les faits et identifier les responsables. Cependant, la Cour s'est abstenue de statuer sur le fond des griefs relatifs au volet matériel de l'article 3, ainsi que sur les violations alléguées des articles 10 et 11 de la Convention, estimant que davantage d'éléments factuels devaient être élucidés au niveau interne et que les principes de subsidiarité et de responsabilité partagée imposaient de laisser aux autorités nationales le soin de mener à terme l'enquête.

En conséquence, la Cour a accordé une satisfaction équitable aux requérants pour préjudice moral, reconnaissant le tort subi du fait de l'ineffectivité de l'enquête. Elle a également indiqué que l'État défendeur devait prendre toutes les mesures nécessaires pour relancer l'enquête pénale en cours et traiter les questions soulevées par les requérants, afin d'offrir un redressement approprié, tout en soulignant que le Comité des Ministres surveillerait l'exécution de cet arrêt.

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Sur la décision

Référence :
CEDH, Cour (Cinquième Section), 7 mai 2024, n° 13186/20 et autres
Numéro(s) : 13186/20, 16757/20, 20129/21, 20175/21, 39382/21
Type de document : Arrêt
Niveau d’importance : Importance faible
Opinion(s) séparée(s) : Oui
Conclusion : Violation de l'article 3 - Interdiction de la torture (Article 3 - Enquête effective)
Identifiant HUDOC : 001-233788
Identifiant européen : ECLI:CE:ECHR:2024:0507JUD001318620
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Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. CODE PENAL
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