Entrée en vigueur le 11 novembre 2025
Est codifié par : Ordonnance n°2020-1733 du 16 décembre 2020 - art.
Modifié par : LOI n°2025-796 du 11 août 2025 - art. 4 (V)
Le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut, dans les mêmes conditions qu'à l'article L. 742-1, être à nouveau saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de trente jours, dans les cas suivants :
1° En cas d'urgence absolue ou de menace pour l'ordre public ;
2° Lorsque l'impossibilité d'exécuter la décision d'éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l'intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l'obstruction volontaire faite à son éloignement ;
3° Lorsque la décision d'éloignement n'a pu être exécutée en raison :
a) du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l'intéressé ou lorsque la délivrance des documents de voyage est intervenue trop tardivement pour procéder à l'exécution de la décision d'éloignement ;
b) de l'absence de moyens de transport.
L'étranger peut être maintenu à disposition de la justice dans les conditions prévues à l'article L. 742-2.
Si le juge ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l'expiration de la précédente période de rétention et pour une nouvelle période d'une durée maximale de trente jours. La durée maximale de la rétention n'excède alors pas soixante jours.
La prolongation de la rétention peut être renouvelée une fois, dans les mêmes conditions. La durée maximale de la rétention n'excède alors pas quatre-vingt-dix jours.
Le juge devait donc apprécier si les conditions légales d'une seconde prolongation de la rétention, prévue à l'article L. 742-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), étaient réunies. […]
Lire la suite…C'est justement dans cette optique et pour marquer une distinction avec la détention que la durée maximale de rétention administrative est fixée à 90 jours, sauf en cas d'activités terroristes auquel cas, elle est limitée à 210 jours (CESEDA, articles L742-6 et L742 – 7). […] 2° L'étranger a présenté, dans le seul but de faire échec à la décision d'éloignement : a) une demande de protection contre l'éloignement au titre du 5° de l'article […] En effet, l'application de cet article L742-5 du CESEDA doit tenir obligatoirement compte des dispositions de l'article L.741-3 du CESEDA. […]
Lire la suite…[…] Vu les articles L.740-1 à L.744-17 et R.740-1 à R.744-47 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ; […] le préfet a saisi le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Lille d'une demande de prolongation pour une nouvelle durée de trente jours en application des articles L. 742-4 et R. 742-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. […] Lorsque la procédure relève des dispositions de l'article L.742-4 précité, l'autorité administrative compétente n'est pas tenue d'établir que la délivrance des documents de voyage nécessaires à l'exécution de la décision d'éloignement de l'étranger placé en rétention doit intervenir à bref délai au sens de l'article L. 742-5, […]
[…] — L. 741-1, L.741-4, L.741-5, L.741-7, L.744-1, L.751-9, L.751-10 […] — R.742-1, R. 743-1 à R. 743-8, R. 743-21 […] L'article L742-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : “Le juge des libertés et de la détention peut, dans les mêmes conditions qu'à l'article L. 742-1,
[…] L. 742-1 et suivants du Code de l'entrée et du séjour […] En l'espèce, la Cour déclare irrecevable la déclaration d'appel, sur le fondement de l'article L 743-23 alinéa 1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, puisque la demande de deuxième prolongation fondée sur l'article L.742-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est conditionnée par aucune obligation de « bref délai » concernant la levée des obstacles.
Le tribunal motive ainsi sa position : » Attendu que selon l'article L. 743-11 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à peine d'irrecevabilité, […] La garantie d'un débat contradictoire effectif sur les conditions présentes de la rétention Malgré ce filtrage procédural, le contrôle du juge reste substantiel pour la période en cause. […] Le tribunal estime que » l'impossibilité d'exécuter la mesure d'éloignement résulte de l'absence de présentation par l'étranger de son document de voyage, situation assimilable à sa perte ou à sa destruction au sens de l'article L. 742-4 et L. 742-5 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile « . […]
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