Entrée en vigueur le 4 août 2021
Est codifié par : Loi n°2002-303 du 4 mars 2002
Est codifié par : Rapport relatif à l'ordonnance n° 2000-548 du 15 juin 2000
Modifié par : LOI n°2021-1017 du 2 août 2021 - art. 28
I.-L'interruption volontaire d'une grossesse peut, à tout moment, être pratiquée si deux médecins membres d'une équipe pluridisciplinaire attestent, après que cette équipe a rendu son avis consultatif, soit que la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme, soit qu'il existe une forte probabilité que l'enfant à naître soit atteint d'une affection d'une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic.
Lorsque l'interruption de grossesse est envisagée au motif que la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme, l'équipe pluridisciplinaire chargée d'examiner la demande de la femme comprend au moins un médecin qualifié en gynécologie-obstétrique membre d'un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal, un praticien spécialiste de l'affection dont la femme est atteinte, un médecin ou une sage-femme choisi par la femme et une personne qualifiée tenue au secret professionnel, qui peut être un assistant social ou un psychologue. Le médecin qualifié en gynécologie-obstétrique et le médecin qualifié dans le traitement de l'affection dont la femme est atteinte doivent exercer leur activité dans un établissement de santé.
Lorsque l'interruption de grossesse est envisagée au motif qu'il existe une forte probabilité que l'enfant à naître soit atteint d'une affection d'une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic, l'équipe pluridisciplinaire chargée d'examiner la demande de la femme est celle d'un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal. Lorsque l'équipe du centre précité se réunit, un médecin ou une sage-femme choisi par la femme peut, à la demande de celle-ci, être associé à la concertation.
II.-Lorsqu'elle permet de réduire les risques d'une grossesse dont le caractère multiple met en péril la santé de la femme, des embryons ou des fœtus, l'interruption volontaire partielle d'une grossesse multiple peut être pratiquée avant la fin de la douzième semaine de grossesse si deux médecins, membres d'une équipe pluridisciplinaire chargée d'examiner la demande de la femme, attestent, après que cette équipe a rendu son avis consultatif, que les conditions médicales, notamment obstétricales et psychologiques, sont réunies. L'équipe pluridisciplinaire chargée d'examiner la demande de la femme est celle d'un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal ayant requis, si besoin, l'avis d'un médecin qualifié en psychiatrie ou, à défaut, d'un psychologue. Lorsque l'équipe du centre précité se réunit, un médecin ou une sage-femme choisi par la femme peut, à la demande de celle-ci, être associé à la concertation. Aucun critère relatif aux caractéristiques des embryons ou des fœtus, y compris leur sexe, ne peut être pris en compte pour l'interruption volontaire partielle d'une grossesse multiple.
III.-Dans les cas prévus aux I et II, préalablement à la réunion de l'équipe pluridisciplinaire compétente, la femme concernée ou le couple peut, à sa demande, être entendu par tout ou partie des membres de ladite équipe.
Mais la cour a jugé que les dispositions de l'article L. 114-5 du CASF « instituent en ce qui concerne la réparation des préjudices résultant de la naissance d'un enfant atteint d'un handicap non décelé pendant la grossesse un régime de responsabilité dérogatoire au régime de droit commun prévu à l'article L. 1142-1 du code de la santé publique », […] pour les parents, du fait d'avoir été privé du choix de recourir à une interruption volontaire de grossesse pour motif médical, dans les conditions prévues à l'article L. 2213-1 du CSP ; dans cette logique, l'indemnisation serait limitée aux parents par la nature même du préjudice en cause, […]
Lire la suite…[…] de la loi n° 2023-567 du 7 juillet 2023 visant à favoriser l'accompagnement psychologique des femmes victimes de fausse couche prévoit que le délai de carence n'est pas applicable au congé de maladie faisant suite à une interruption spontanée de grossesse ayant eu lieu avant la vingt-deuxième semaine d'aménorrhée. […] L'article 64 de la loi n° 2023-1250 du 26 décembre 2023 de financement de la sécurité sociale pour 2024 prévoit que le délai de carence n'est pas applicable au congé de maladie faisant suite à une interruption de grossesse pratiquée pour motif médical prévue aux articles L. 2213 -1 à L. 2213 -5 du code de la santé publique […]
Lire la suite…[…] 1. […] — que son rôle était seulement celui du suivi d'une grossesse « simple », de sorte que toutes les échographies obligatoires et réglementées étaient confiées au Dr [L] qui a d'ailleurs mesuré la taille du fémur du f'tus, […] aurait éventuellement pu être autorisée, même à une terme avancé, en cas de suspicion forte d'une anomalie grave et incurable, ainsi que le prévoit l'article L. 2213-1 du code de la santé publique. […] Or, en application de l'article L 2213-1 du code de la santé publique, l'interruption médicale de grossesse peut être pratiquée, notamment, […]
[…] — Docteur L-M N […] 1° – convoquer les parties et leurs conseils ; avec l'autorisation de Mme. […] Z A réunissait à ce moment là les conditions légales pour bénéficier d'une interruption médicale de grossesse au regard des dispositions de l'article L. 2213-1 du Code de la santé publique ; dans cette dernière hypothèse recueillir toute information disponible sur le choix que Mme. […]
[…] Madame K-L Y-M […] L'ONIAM qui ne s'oppose pas à la mesure d'expertise forme protestations et réserves, elle souligne que les dispositions de l'article 1142-1 II du code de la santé publique sont applicables ; […] ☎: 01 49 28 22 43 […] — dans l'affirmative, préciser dans l'hypothèse où le diagnostic aurait pu être fait à un moment X, durant le suivi de la grossesse si Mademoiselle X réunissait à ce moment les conditions légales pour bénéficier d'une interruption volontaire de grossesse ou d'une interruption médicale de grossesse au regard des dispositions de l'article L 2213-1 du code de la santé publique ;
L. 2213-1 du Code de la santé publique étaient réunies » Lire la décision sur le site de la Cour de cassation extension Cass. ass. plén., […] n° 99-13.701CassationCour de cassation, assemblée plénière · 17 novembre 2000 · n° 99-13.701Dès lors que les fautes commises par un médecin et un laboratoire dans l'exécution des contrats formés avec une femme enceinte avaient empêché celle-ci d'exercer son choix d'interrompre sa […] L'article 1er, I, […] à la charge d'une faute caractérisée. Le texte a été codifié à l'article L. 114-5 du code de l'action sociale et des familles. […] D) Le texte Le texte qui a brisé la solution est aujourd'hui l'article L. 114-5 du code de l'action sociale et des familles. […]
Lire la suite…