Cour d'appel de Paris, Pôle 5 - chambre 4, 6 juin 2018, n° 16/08019
TCOM Paris 5 juin 2013
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CA Paris 28 octobre 2015
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CA Paris
Infirmation partielle 6 juin 2018

Arguments

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  • Rejeté
    Caractère imprévisible de la rupture

    La cour a estimé que la société Montres Ambre n'a pas démontré que la rupture était imprévisible, les éléments avancés ne justifiant pas une telle conclusion.

  • Rejeté
    Insuffisance du préavis

    La cour a jugé que le préavis de 6 mois était suffisant au regard des relations commerciales établies et des circonstances de l'affaire.

  • Accepté
    Obligation de paiement des factures

    La cour a confirmé que la société Montres Ambre était redevable des factures, le contrat n'ayant pas été rompu de manière brutale.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a statué sur l'appel de la société Montres Ambre contre le jugement du Tribunal de Commerce de Paris qui avait rejeté ses demandes d'indemnisation pour rupture brutale de relations commerciales établies avec la société Paco Rabanne et l'avait condamnée au paiement de factures impayées. La question juridique principale concernait la rupture brutale de la relation commerciale de 13 ans entre les deux sociétés, Montres Ambre arguant que le préavis de 6 mois donné par Paco Rabanne était insuffisant et imprévisible, et demandant réparation pour le préjudice subi. La Cour a confirmé la décision de première instance, jugeant que le préavis de 6 mois était suffisant compte tenu de l'ancienneté des relations, de la part du chiffre d'affaires de Montres Ambre généré par l'activité avec Paco Rabanne, et de l'absence d'investissements spécifiques pour la fabrication et la commercialisation des montres sous marque Paco Rabanne. La Cour a également rejeté l'argument de Montres Ambre concernant un déséquilibre significatif dans les obligations contractuelles, notant que l'article L. 442-6, I, 2° du code de commerce invoqué n'était pas applicable aux contrats conclus avant 2009. Concernant les factures impayées, la Cour a confirmé la condamnation de Montres Ambre pour les factures des 2e, 3e et 4e trimestres 2010, mais a modifié le point de départ des intérêts pour la facture du 2e trimestre. La Cour a infirmé le jugement de première instance concernant la facture des visuels de la foire de Bâle 2010, condamnant Montres Ambre à payer cette facture avec intérêts. Enfin, la Cour a condamné Montres Ambre aux dépens de l'appel et à verser à Paco Rabanne 10.000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Commentaires3

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 5 - ch. 4, 6 juin 2018, n° 16/08019
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 16/08019
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Paris, 5 juin 2013, N° 2010080344
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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