Conseil d'État, 3ème - 8ème chambres réunies, 14 février 2022, 431760
TA Bastia 23 janvier 2014
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TA Bastia
Annulation 14 janvier 2016
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TA Bastia 8 mars 2016
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CAA Marseille
Rejet 13 décembre 2016
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TA Bastia 16 mars 2017
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CAA Marseille
Annulation 23 avril 2019
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CE
Annulation 27 décembre 2019
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CE
Rejet 14 février 2022

Arguments

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  • Rejeté
    Violation de l'autorité de la chose jugée

    Le Conseil d'Etat a estimé que l'exécution du jugement impliquait non seulement la réintégration juridique de M. C mais également sa réintégration effective, ce qui justifiait l'annulation de l'arrêté de M. D.

  • Rejeté
    Erreur de droit sur la qualification de la mesure

    Le Conseil d'Etat a jugé que le retrait de l'acte de nomination ne constituait pas une mesure de licenciement et pouvait intervenir sans recherche de reclassement.

  • Rejeté
    Erreur de droit sur la nécessité de retirer l'arrêté

    Le Conseil d'Etat a considéré que la cour n'avait pas commis d'erreur de droit en exigeant le retrait de l'arrêté de nomination de M. D pour respecter l'autorité de la chose jugée.

  • Rejeté
    Droit à remboursement des frais de justice

    Le Conseil d'Etat a jugé qu'il n'y avait pas lieu de faire droit à cette demande, la collectivité de Corse n'étant pas la partie perdante dans cette instance.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, rejette le pourvoi de M. B D qui contestait l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille ayant annulé le jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce dernier avait annulé l'arrêté de retrait de la nomination de M. D en tant que directeur de l'agence du tourisme de la Corse et ordonné sa réintégration. Le Conseil d'État confirme que, suite à l'annulation de l'arrêté évinçant M. A C, la réintégration juridique et effective de ce dernier dans son poste unique était requise, rendant nécessaire le retrait de l'arrêté nommant M. D. Il est précisé que le retrait de la nomination de M. D ne constitue pas un licenciement et peut se faire sans préavis ni recherche de reclassement préalable. Le Conseil d'État écarte également l'argument de M. D selon lequel la cour aurait dû abroger et non retirer l'arrêté de sa nomination, considérant ce moyen comme nouveau et donc irrecevable en cassation. Enfin, le Conseil d'État refuse d'appliquer les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour mettre à la charge de la collectivité de Corse les frais de justice demandés par M. D.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 3-8 chr, 14 févr. 2022, n° 431760, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 431760
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Marseille, 23 avril 2019, N° 17MA01858
Précédents jurisprudentiels : Confère :
CE, 18 février 1955, Duboucher, n° 92769, p. 94.
CE, Section, 8 avril 2009, Chambre de métiers et de l'artisanat de la Moselle, n° 289314, p. 138....[N2]
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 8 novembre 2023
Identifiant Légifrance : CETATEXT000045180182
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2022:431760.20220214
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Sur les parties

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