Conseil d'État, 4ème - 1ère chambres réunies, 27 avril 2022, 437735, Publié au recueil Lebon
TA Grenoble 5 mars 2012
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TA Grenoble
Annulation 22 novembre 2013
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CAA Lyon
Annulation 18 mai 2015
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TA Paris 4 avril 2018
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CE
Annulation 6 juin 2018
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CAA Paris
Rejet 19 novembre 2019
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CE
Annulation 27 avril 2022
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CAA Paris
Annulation 2 octobre 2023
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CE
Rejet 12 juin 2024

Arguments

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  • Accepté
    Erreur de droit sur la protection des salariés protégés

    Le Conseil d'Etat a estimé que la cour administrative d'appel avait commis une erreur de droit en ne recherchant pas si les dispositions du code du travail faisaient obstacle à l'autorisation de licenciement, ce qui justifie l'annulation de l'arrêt.

  • Accepté
    Droit à la réparation des frais de justice

    Le Conseil d'Etat a décidé que, dans les circonstances de l'affaire, la société devait verser une somme à M. I au titre des frais de justice, car il n'était pas la partie perdante.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, a annulé l'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris qui avait rejeté l'appel de M. I contre le jugement du tribunal administratif de Paris refusant d'annuler la décision ministérielle autorisant son licenciement pour faute disciplinaire. M. I, salarié protégé en raison de ses fonctions représentatives, avait été licencié après avoir signalé des faits potentiellement délictueux au sein de la société. Le Conseil d'État a jugé que la cour n'avait pas examiné si les conditions posées par l'article L. 1132-3-3 du code du travail, invoqué par M. I, faisaient obstacle à l'autorisation de son licenciement par l'autorité administrative. Cet article protège les salariés signalant de bonne foi des faits délictueux, en leur interdisant d'être licenciés pour ce motif. La cour aurait dû vérifier si les faits signalés pouvaient constituer un délit ou un crime, si M. I en avait eu connaissance dans l'exercice de ses fonctions et s'il avait agi de bonne foi. En omettant cette vérification, la cour a commis une erreur de droit. Le Conseil d'État a renvoyé l'affaire à la cour administrative d'appel de Paris et a ordonné à la société de verser 3 000 euros à M. I au titre des frais de justice.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 4-1 chr, 27 avr. 2022, n° 437735, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 437735
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Paris, 19 novembre 2019, N° 18PA02097
Précédents jurisprudentiels : Confère :
CE, 26 novembre 2012, Mme Cordière, n° 354108, p. 394.
Dispositif : Renvoi après cassation
Date de dernière mise à jour : 3 mai 2022
Identifiant Légifrance : CETATEXT000045693251
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2022:437735.20220427
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Conseil d'État, 4ème - 1ère chambres réunies, 27 avril 2022, 437735, Publié au recueil Lebon