Conseil d'État, 9ème chambre, 17 mars 2026, 499299, Inédit au recueil Lebon
CE
Rejet 17 mars 2026

Arguments

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  • Rejeté
    Obligation de réexaminer le plafond des frais et honoraires

    La cour a estimé que la demande de réexamen a été écartée à juste titre, car les Chambres n'ont pas démontré que le montant fixé ne couvrait plus les coûts réels des syndics.

  • Rejeté
    Augmentation des coûts supportés par les syndics

    La cour a jugé que l'évolution des coûts n'était pas suffisante pour justifier une modification du montant fixé par le décret.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en premier ressort par la Chambre FNAIM du Grand Paris et la Chambre FNAIM de l'Immobilier des Alpes-Maritimes. Elles demandent l'annulation de la décision implicite du Premier ministre rejetant leur demande de réexamen du montant des frais d'état daté, fixé à 380 euros par le décret du 21 février 2020, pris en application de l'article 10-1 de la loi du 10 juillet 1965.

Les requérantes invoquent que le montant fixé par le décret est insuffisant au regard de l'augmentation des coûts de travail et de l'inflation, rendant le plafond inférieur au coût de revient. Le Conseil d'État rejette ce moyen, estimant que l'évolution générale des indices de coûts ou de prix n'établit pas à elle seule que le montant fixé ne couvrirait plus les coûts réels. Il s'appuie sur un avis de l'Autorité de la concurrence indiquant que le temps de travail moyen pour un état daté est d'une heure maximum.

Le Conseil d'État considère que le Premier ministre n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de rehausser le montant de 380 euros. Par conséquent, la requête des chambres FNAIM est rejetée, y compris les conclusions relatives à l'injonction et aux frais de justice.

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1Mars 2026 - Cabinet BJA
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Sur la décision

Référence :
CE, 9e chs, 17 mars 2026, n° 499299
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 499299
Importance : Inédit au recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 19 mars 2026
Identifiant Légifrance : CETATEXT000053696099
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHS:2026:499299.20260317
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965
  2. Décret n°2020-153 du 21 février 2020
  3. Code de justice administrative
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