Rejet 8 avril 2026
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Montpellier, 8 avr. 2026, n° 2509457 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Montpellier |
| Numéro : | 2509457 |
| Type de recours : | Interprétation |
| Dispositif : | Rejet moyen (Art R.222-1 al.7) |
| Date de dernière mise à jour : | 16 avril 2026 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 décembre 2025, et un mémoire complémentaire enregistré le 3 février 2026, M. A… B…, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le directeur de la caisse d’allocations familiales des Pyrénées-Orientales a refusé de lui accorder la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité d’un montant total de 2 289,46 euros ;
2°) de lui accorder la remise totale de sa dette.
Il soutient que :
- il est de bonne foi ;
- il est dans l’incapacité financière de rembourser les sommes réclamées ;
- il souffre de grave problème de santé ce qui impact son avenir professionnel.
Par un courrier du 15 janvier 2026 auquel était joint le formulaire prévu par l’article R. 772-7 du code de justice administrative, M. B… a été invité à motiver sa requête, et à produire les justificatifs détaillés des ressources et des charges courantes de son foyer, dans un délai de quinze jours, à peine d’irrecevabilité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé (…) ».
Aux termes de l’article R. 772-6 du code de justice administrative : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l’article R. 222-1, qu’après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S’il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l’expiration du délai de recours. Il est informé qu’à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7 ».
Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité, il appartient au juge administratif d’examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l’une et l’autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise. Les conditions tenant, d’une part, à la bonne foi du demandeur et, d’autre part, à la précarité de sa situation ne peuvent être regardées comme alternatives.
Par un courrier du 15 janvier 2026, le greffe du tribunal a invité M. B… à motiver sa requête et, en particulier, à fournir les justificatifs de l’intégralité de ses ressources ainsi que de ses charges actuelles, au moyen du formulaire prévu à cet effet, en l’informant des conséquences de son éventuelle carence conformément à la procédure décrite à l’article R. 772-6 du code de justice administrative. Cette demande de régularisation lui a été adressé par un courrier recommandé dont il a accusé réception le 17 janvier 2026. Si M. B… a complété sa requête, en produisant un mémoire dans lequel il indique être au chômage et souffrir de problèmes de santé, il ne produit toutefois aucun justificatif de ses ressources, ni n’apporte de précisions quant à ses charges. Ainsi, l’intéressé ne met pas le tribunal en mesure d’apprécier le respect de la condition tenant à la situation de précarité du débiteur, à supposer même la condition de la bonne foi remplie. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête présentée par M. B… en application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B… est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A… B….
Fait à Montpellier, le 8 avril 2026.
La présidente du tribunal,
V. Quéméner
La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 8 avril 2026.
La greffière,
N. Jernival
N° 2509457
2
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Justice administrative ·
- Irrecevabilité ·
- Commissaire de justice ·
- Auteur ·
- Impossibilité ·
- Délai ·
- Terme ·
- Juridiction ·
- Droit commun ·
- Territoire français
- Algérie ·
- Droit local ·
- Structure ·
- Réparation ·
- Commission nationale ·
- Ancien combattant ·
- Reconnaissance ·
- Décret ·
- Statut ·
- Préjudice
- Justice administrative ·
- Commissaire de justice ·
- Stage ·
- Acte ·
- Injonction ·
- Annulation ·
- Désistement d'instance ·
- Tribunaux administratifs ·
- Statuer ·
- Droit commun
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Université ·
- Psychologie ·
- Criminologie ·
- Cycle ·
- Licence ·
- Enseignement supérieur ·
- Commissaire de justice ·
- Motivation ·
- Manifeste ·
- Erreur
- Justice administrative ·
- Navarre ·
- Expertise ·
- Bien immobilier ·
- Mission ·
- Parcelle ·
- Honoraires ·
- Juge des référés ·
- Etablissement public ·
- Décision administrative préalable
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Vie privée ·
- Admission exceptionnelle ·
- Carte de séjour ·
- Mentions ·
- Liberté fondamentale ·
- Justice administrative ·
- Convention européenne ·
- Sauvegarde
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Territoire français ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Interdiction ·
- Exécution d'office ·
- Pays ·
- Obligation ·
- Liberté fondamentale ·
- Durée ·
- Convention européenne
- Justice administrative ·
- Aide sociale ·
- Département ·
- Enfance ·
- Urgence ·
- Action sociale ·
- Suspension ·
- Aide juridictionnelle ·
- Jeune ·
- Légalité
- Justice administrative ·
- Centre hospitalier ·
- Régularisation ·
- Irrecevabilité ·
- Commissaire de justice ·
- Délai ·
- Prime ·
- Préjudice moral ·
- Demande ·
- Décision implicite
Sur les mêmes thèmes • 3
- Justice administrative ·
- Communauté de communes ·
- Expertise ·
- Juge des référés ·
- Propriété ·
- Commissaire de justice ·
- Décision administrative préalable ·
- Eaux ·
- Origine ·
- Juge
- Titre ·
- Demande ·
- Révolution ·
- Dilatoire ·
- Étranger ·
- Justice administrative ·
- Territoire français ·
- Refus ·
- Autorisation de travail ·
- Ressortissant
- Justice administrative ·
- Décision implicite ·
- Juge des référés ·
- Urgence ·
- Administration ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Commissaire de justice ·
- Garde ·
- Décision administrative préalable
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.