Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Nîmes, juge libertes detention, 13 juin 2025, n° 25/02957 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/02957 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 21 juin 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Parties : | PREFET DU VAR, le Préfet |
Texte intégral
COUR D’APPEL DE NÎMES
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NÎMES
MAGISTRAT DU SIEGE DU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NIMES
Requête: N° RG 25/02957 – N° Portalis DBX2-W-B7J-LBZX
ORDONNANCE DU 13 Juin 2025 SUR LA DEMANDE DE SECONDE PROLONGATION DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE
Nous, Laure CAVAIGNAC, vice-présidente, magistrat du siège du tribunal judiciaire de NIMES, assistée de Antoine PAINSET, Greffier, siégeant publiquement conformément à l’article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
Vu les articles L. 742-1 à L. 743-25 et les articles R. 743-1 à R. 743-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Les avis prévus par les articles R. 743-3 et R . 743-4 ayant été donnés par le greffier ;
Vu la requête reçue au greffe le 12 Juin 2025 à 14heures31 enregistrée sous le numéro N° RG 25/02957 – N° Portalis DBX2-W-B7J-LBZX présentée par Monsieur LE PREFET DU VAR concernant
Monsieur [S] [W]
né le 02 Février 2006 à [Localité 4]
de nationalité Marocaine ;
Vu l’interdiction de territoire français prononcée le 27 janvier 2025 par la cour d’appel d’aix en provence de en date du 27 janvier 2025 et notifié le 27 janvier 2025 ayant donné lieu à une décision de placement en rétention en date du 13 mai 2025 et notifiée le 15 mai 2025 à 09heures28
Attendu que Monsieur le Préfet requérant, régulièrement avisé, ne s’est pas fait représenter ;
Attendu que la personne concernée par la requête est représenté par Me Maja DOUMAYROU, avocat commis d’office, désigné par Madame le Bâtonnier du Barreau de NÎMES, qui a pris connaissance de la procédure et s’est entretenu librement avec son client ;
Attendu qu’en application de l’article L. 141-2 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile la personne étrangère présentée a déclaré au début de la procédure comprendre et savoir lire la langue arabe et a donc été entendue avec l’assistance d’un interprète en cette langue, Monsieur [P] [H] inscrit sur une des listes des experts de la Cour d’Appel
L’intéressé à fait connaitre son refus de comparaître à l’audience.
DEROULEMENT DES DEBATS
In limine litis, Me [M] [G] soulève les exceptions de nullité de procédure suivants :
— nullité car l’arrêté de délégation sur la saisine est pas signé donc pas pouvoir vous saisir.
Le représentant de la Préfecture : La Préfecture ne s’est pas fait représenter à l’audience de ce jour bien que dûment avisée.
Sur le fond,Me [M] [G] s’en rapporte ;
MOTIFS DE LA DECISION
— Sur la régularité de la procédure
— Attendu qu’il convient de rappeler que la contestation de la validité d’un acte administratif relève de la compétence exclusive du tribunal administratif et échappe à la compétence du juge judiciaire ; qu’en tout état de cause il ressort de la procédure que l’arrêté du préfet du Var en date du 2 juin 2025 portant délégation de signature et donnant qualité et compétence au signataire de la requête pour signer ce type de document est jointe à la procédure et a été signé électroniquement par le préfet du Var comme l’autorisent les dispositions législatives et réglementaires en vigueur ; que le moyen de nullité soulevé sur ce point apparaît dès lors infondé et sera rejeté ;
— sur le fond
Attendu que conformément à l’article L. 742-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, un délai de vingt-six jours s’est écoulé depuis l’expiration du délai de 04 jours mentionné au I de l’article L. 741-1 ;
Attendu qu’il est établi, en l’espèce :
1° une urgence absolue ou une menace pour l’ordre public,
2° que l’impossibilité d’exécuter la mesure d’éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l’intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l’obstruction volontaire faite à son éloignement ;
3° que la mesure d’éloignement n’a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé ou de l’absence de moyens de transport ;
4° que la mesure d’éloignement n’a pu être exécutée en raison d’une délivrance tardive des documents de voyage ;
Attendu que Monsieur [S] [W] n’a remis aucun document d’identité en cours de validité ; que les autorités marocaines ont été saisies dès le 28 avril 2025 ; que des relances ont été adressées le 6 mai 2025 et le 5 juin dernier ; qu’il n’y a pas eu de reconnaissance de la part des autorités marocaines ; que les autorités tunisiennes ont également été saisies le 11 juin 2025 ; que l’administration justifie ainsi de l’accomplissement des diligences nécessaires à l’identification de l’intéressé ; qu’il y a lieu à ce stade d’autoriser la prolongation de la mesure de rétention dont il fait l’objet ;
PAR CES MOTIFS
DECLARONS la requête recevable
ACCUEILLONS le(s) exception(s) de nullité soulevé(s) ;
ORDONNONS pour une durée maximale de 30 jours commençant à l’expiration du délai de 26 jours précédemment accordé par le magistrat du siège du tribunal judiciaire, le maintien dans des locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire, de Monsieur [S] [W]
né le 02 Février 2006 à [Localité 4]
de nationalité Marocaine
et DISONS que la mesure de rétention prendra fin à l’expiration d’un délai de 30 jours à compter du 14 juin 2025 ;
RAPPELONS à la personne étrangère que, pendant toute la période de la rétention, elle peut demander l’assistance d’un interprète, d’un conseil ainsi que d’un médecin et communiquer avec son consulat et avec une personne de son choix et qu’un espace permettant aux avocats de s’entretenir confidentiellement avec les étrangers retenus est prévu au Centre de Rétention de [Localité 2] ;
AVISONS cette personne de ce que la présente décision est susceptible d’être frappée d’appel devant le Premier Président de la Cour d’Appel de Nîmes, dans les 24 heures de son prononcé, que ce délai est susceptible d’être prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant s’il expire normalement un samedi, un dimanche, ou un jour férié ou chômé ;
AVISONS cette personne que l’appel doit être formé par une déclaration motivée transmise par tout moyen au Greffe de la Cour d’Appel de Nîmes (mail : [Courriel 5] ou uniquement en cas de dysfonctionnement fax N° 04.66.76.46.83) ;
AVISONS la personne concernée que la même faculté appartient à Monsieur le [3] demandeur et à Monsieur le Procureur de la République près ce Tribunal ;
LUI INDIQUONS en outre que Monsieur le procureur de la République a seul la possibilité, dans un délai de 24 heures à compter de la notification de demander la suspension de l’exécution de la présente ordonnance et à cette fin de la maintenir à la disposition de la justice pendant ce délai et jusqu’à décision de Monsieur le Premier Président ou si celui-ci donne un effet suspensif à l’appel du ministère public, jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond.
Fait à [Localité 2], en audience publique, le 13 Juin 2025 à
LE GREFFIER LA PRESIDENTE
Reçu notification le 13 Juin 2025 à
LE PRÉFET L’INTÉRESSÉ L’AVOCAT L’INTERPRÈTE
Pris connaissance ce jour à heures
☐ de l’ordonnance de maintien en rétention de Monsieur [S] [W]
et déclare :
☐ Faire appel de la présente ordonnance assorti d’une demande d’effet suspensif devant Monsieur le Premier Président
☐ Ne pas faire appel de la présente ordonnance
Le Procureur de la République
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée à Monsieur LE PREFET DU VAR
le 13 Juin 2025 à par mail Le Greffier
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée au Centre de Rétention Administrative de [Localité 2];
le 13 Juin 2025 à par mail Le Greffier
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée par le Centre de Rétention Administrative de [Localité 2] au retenu, accompagnée du récépissé de notification ;
le 13 Juin 2025 à par mail Le Greffier
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée à Me Maja DOUMAYROU ;
le 13 Juin 2025 à par mail Le Greffier
RÉCÉPISSÉ A REMPLIR PAR L’INTERMÉDIAIRE DU CRA DE [Localité 2]
Monsieur [S] [W] reconnaît avoir :
Reçu notification le ………………………… à ……………………………… heures de l’ordonnance de prolongation de la rétention administrative rendue le 13 Juin 2025 par Laure CAVAIGNAC, vice-présidente, magistrat du siège de tribunal judiciaire de NIMES
AVISONS cette personne de ce que la présente décision est susceptible d’être frappée d’appel devant le Premier Président de la Cour d’Appel de Nîmes, dans les 24 heures de son prononcé, que ce délai est susceptible d’être prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant s’il expire normalement un samedi, un dimanche, ou un jour férié ou chômé ;
AVISONS cette personne que l’appel doit être formé par une déclaration motivée transmise par tout moyen au Greffe de la Cour d’Appel de Nîmes (mail : [Courriel 5] ou uniquement en cas de dysfonctionnement fax N° 04.66.76.46.83) ;
AVISONS la personne concernée que la même faculté appartient à Monsieur le [3] demandeur et à Monsieur le procureur de la République près ce Tribunal ;
LUI INDIQUONS en outre que Monsieur le procureur de la République a seul la possibilité, dans un délai de 24 heures à compter de la notification de demander la suspension de l’exécution de la présente ordonnance et à cette fin de la maintenir à la disposition de la justice pendant ce délai et jusqu’à décision de Monsieur le Premier Président ou si celui-ci donne un effet suspensif à l’appel du ministère public, jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond.
Signature du requérant
Cette ordonnance a été traduite oralement en…………………………………………………….
langue que le requérant comprend ;
le ………………………………………………………… à ……………………… HEURES
Par l’intermédiaire de :
☐………………………………………………………………………, interprète
☐ inscrit sur les listes de la CA ☐ non inscrit sur les listes de la CA
☐ L’ISM, par téléphone
avec …………………………………………….., interprète en langue ……………………………………………………
SIGNATURE (interprète (si présent ) ou personnel du CHU, en précisant la qualité, et l’identité )
MERCI DE FAIRE RETOUR DE CE FORMULAIRE AU GREFFE DU JLD : [Courriel 1] (04.66.76.48.76)
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Consommation ·
- Société par actions ·
- Intérêt ·
- Déchéance du terme ·
- Consultation ·
- Contrats ·
- Crédit ·
- Défaillance ·
- Fichier ·
- Tribunal judiciaire
- Loyer ·
- Logement ·
- Bail ·
- Pierre ·
- Locataire ·
- Commandement de payer ·
- Clause resolutoire ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Commissaire de justice ·
- Clause
- Tribunal judiciaire ·
- Isolement ·
- Courrier électronique ·
- Ordonnance ·
- Santé publique ·
- Courriel ·
- Appel ·
- Trésor public ·
- Évaluation ·
- Magistrat
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Professionnel ·
- Taux d'actualisation ·
- Jugement ·
- Euro ·
- Rente ·
- Tribunal judiciaire ·
- Consolidation ·
- Femme ·
- Erreur matérielle ·
- Dispositif
- Divorce ·
- Mali ·
- Mariage ·
- Sénégal ·
- Date ·
- Coopération renforcée ·
- Règlement (ue) ·
- Tribunal judiciaire ·
- Conjoint ·
- Adresses
- Adresses ·
- Sociétés ·
- Tribunal judiciaire ·
- Désistement d'instance ·
- Procédure civile ·
- Acceptation ·
- Motif légitime ·
- Fins de non-recevoir ·
- Demande ·
- Article 700
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Isolement ·
- Tribunal judiciaire ·
- Santé publique ·
- Centre hospitalier ·
- Renouvellement ·
- Notification ·
- Délai ·
- Maintien ·
- Établissement ·
- Durée
- Tribunal judiciaire ·
- Hospitalisation ·
- Centre hospitalier ·
- Certificat médical ·
- Trouble psychique ·
- Santé publique ·
- État ·
- Traitement ·
- Lentille de contact ·
- Avis
- Expulsion ·
- Délais ·
- Capital ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Dette ·
- Logement ·
- Exécution ·
- Commandement ·
- Adresses
Sur les mêmes thèmes • 3
- Habitation ·
- Loyer ·
- Clause resolutoire ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Commandement de payer ·
- Commissaire de justice ·
- Résiliation du bail ·
- Locataire ·
- Indemnité ·
- Paiement
- Loyer ·
- Bail ·
- Commissaire de justice ·
- Clause resolutoire ·
- Référé ·
- Épouse ·
- Résiliation ·
- Commandement ·
- Locataire ·
- Juge
- Divorce ·
- Tribunal judiciaire ·
- Résidence habituelle ·
- Demande ·
- Régimes matrimoniaux ·
- Mariage ·
- Altération ·
- Code civil ·
- Algérie ·
- Juridiction
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.