Article 18 Convention collective nationale du 1 juillet 2004
Article 17
Article 19

Entrée en vigueur le 1 juillet 2004

Est créé par : Convention collective nationale 2004-07-01 en vigueur à compter du 1er jour du trimestre suivant l'extension étendue par arr^eté du 17 décembre 2004 JORF 28 décembre 2004

Toute rupture après la fin de la période d'essai est soumise aux règles suivantes :

a) Rupture à l'initiative de l'employeur. - Retrait de l'enfant

L'employeur peut exercer son droit de retrait de l'enfant. Ce retrait entraîne la rupture du contrat de travail.

L'employeur qui décide de ne plus confier son enfant au salarié, quel qu'en soit le motif, doit lui notifier sa décision par lettre recommandée avec avis de réception. La date de première présentation de la lettre recommandée fixe le point de départ du préavis.

b) Rupture à l'initiative du salarié. - Démission

Le salarié qui décide de ne plus accueillir l'enfant confié peut rompre le contrat. Le salarié fait connaître sa décision aux employeurs par lettre recommandée avec avis de réception. La date de première présentation de la lettre recommandée fixe le point de départ du préavis.

c) Préavis

Hors période d'essai, en cas de rupture, à l'initiative de l'employeur (pour motif autre que la faute grave ou la faute lourde) ou à l'initiative du salarié, un préavis est à effectuer. Sa durée est au minimum de :

- 15 jours calendaires pour un salarié ayant moins de 1 an d'ancienneté avec l'employeur ;

- 1 mois calendaire pour un salarié ayant plus de 1 an d'ancienneté avec l'employeur.

La période de préavis ne se cumule pas avec une période de congés payés.

Si le préavis n'est pas effectué, la partie responsable de son inexécution doit verser à l'autre partie une indemnité égale au montant de la rémunération qu'aurait perçue le salarié s'il avait travaillé.

d) Régularisation

Si l'accueil s'effectue sur une année incomplète, compte tenu de la mensualisation du salaire, il sera nécessaire de comparer les heures d'accueil réellement effectuées, sans remettre en cause les conditions définies à la signature du contrat, avec celles rémunérées, tel que prévu à l'article 7 « Rémunération » à l'alinéa 2 B.

S'il y a lieu, l'employeur procède à une régularisation. Le montant versé à ce titre est un élément du salaire, il est soumis à cotisations.

e) Indemnité compensatrice de congés payés

Lors de la rupture du contrat de travail, qu'elle soit à l'initiative du salarié ou de l'employeur, le salarié a droit, sauf en cas de faute lourde, à une indemnité compensatrice correspondant à la rémunération des congés dus.

f) Indemnité de rupture

En cas de rupture du contrat, par retrait de l'enfant, à l'initiative de l'employeur, celui-ci verse, sauf en cas de faute grave, une indemnité de rupture au salarié ayant au moins 1 an d'ancienneté avec lui.

Cette indemnité sera égale à 1/120 du total des salaires nets perçus pendant la durée du contrat.

Cette indemnité n'a pas le caractère de salaire. Elle est exonérée de cotisations et d'impôt sur le revenu dans les limites fixées par la loi.

g) Rupture pour suspension ou retrait de l'agrément

L'employeur n'est pas responsable de la rupture du contrat.

La suspension ou le retrait de l'agrément s'impose au salarié et à l'employeur. Celui-ci ne peut plus confier son enfant au salarié et lui signifie le retrait forcé de l'enfant entraînant la rupture du contrat de travail par lettre, avec avis de réception, à la date de notification de la suspension ou du retrait de l'agrément par le conseil général.

Dans ce cas le contrat se trouve rompu sans préavis ni indemnité de rupture (1), du seul fait de la suspension ou du retrait de l'agrément.

h) Documents à remettre au salarié en cas de rupture du contrat

À l'expiration du contrat, quel que soit le motif de la rupture, et même au cours de la période d'essai, l'employeur doit délivrer au salarié :

- le bulletin de salaire ;

- un certificat mentionnant la date de début et la date de fin du contrat ainsi que la nature de l'emploi ;

- l'attestation Assedic pour lui permettre de faire valoir ses droits.

(1) Termes exclus de l'extension comme étant contraires aux dispositions de l'article 5 de l'accord annexé à la loi n° 78-49 du 19 janvier 1978 relative à la mensualisation (arrêté du 17 décembre 2004, art. 1er).

Entrée en vigueur le 1 juillet 2004
Sortie de vigueur le 1 janvier 2022

Commentaires11

1Rupture de contrat d'une nounou pour retrait d'agrément
juritravail.com · 27 juillet 2024

Les articles L421-3 et L421-9 du Code de l'action sociale et des familles précisent les conditions à remplir pour obtenir et conserver l'agrément. Si l'assistant(e) maternel(le) perd cet agrément, il/elle perd également la faculté d'exercer en cette qualité. Le contrat ne pourra alors pas subsister. L'article 18 de la Convention collective nationale des assistants maternels du particulier employeur du 1er juillet 2004 permet également, en cas de perte de l'agrément, le retrait forcé de l'enfant et la rupture du contrat de travail sans préavis.

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2Comment se séparer d'une assistante maternelle?Accès limité
www.weka.fr · 14 mai 2013

3Le contrat d’assistante maternelle
www.l-expert-comptable.com · 6 septembre 2012

Convention collective applicable Le métier d'assistante maternelle est régi par la Convention Collective Nationale des assistants maternels du particulier employeur, […] CDI ou CDD ? […] Limitation du temps de travail L'article 6 de la convention collective nationale précise la durée maximale de travail de l'assistante maternelle comme suit : six jours d'emploi consécutifs maximum, […] l'employeur ne peut demander à l'assistante maternelle de travailler plus de 48 heures par semaine (durée calculée sur une moyenne de 4 mois) sans un accord écrit de sa part. […] Rupture du contrat L'article 18 de la convention collective nationale des assistants maternels du particulier employeur prévoit qu'en cas de rupture du contrat du fait du retrait de l'enfant par l'employeur, […]

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Décisions264

1Cour d'appel de Besançon, Chambre sociale, 17 mai 2022, n° 21/01115Infirmation partielle

[…] — condamné Mme [V] [D] à payer à Mme [Y] [H] les sommes suivantes : — 6 419,60 euros au titre de la rémunération pour la période du 1er novembre 2016 au 19 mai 2017, date de fin de la période légale de protection — 97,67 euros au titre de l'indemnité de fin de contrat prévue à l'article 18 de la convention collective nationale des assistantes maternelles — 240,69 euros à titre d'indemnité de licenciement — 1 172,08 euros à titre d'indemnité compensatrice de congés payés

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[…] Attendu que l'article 18 de la convention collective nationale des assistants maternels du particulier employeur du 1 er juillet 2004, étendue par arrêté du 17 décembre 2004, reprend les dispositions légales en indiquant que l'employeur peut exercer son droit de retrait de l'enfant, ce retrait entraînant la rupture du contrat de travail et en rappelant que l'employeur qui décide de ne plus confier son enfant au salarié, quel qu'en soit le motif, doit lui notifier sa décision par lettre recommandée avec avis de réception ;

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3Cour d'appel de Paris, 27 mars 2014, n° 13/05847Confirmation

[…] Qu'en application des articles L 423-2 du code de l'action sociale et des familles et 18 de la convention collective nationale des assistants maternel du particulier employeur du 1 er juillet 2004, les dispositions du code du travail sur la rupture du contrat de travail ne sont pas applicables aux assistants maternels employés du particulier ; qu'il s'en suit que l'employeur n'est tenu ni de convoquer l'assistant maternel à un entretien préalable, ni de mentionner le motif de la rupture dans la lettre recommandée avec accusé de réception qu'il doit envoyer, […]

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