Entrée en vigueur le 30 septembre 2021
Est codifié par : Loi n° 2003-495 du 12 juin 2003
Est codifié par : Ordonnance n° 2000-930 du 22 septembre 2000
Modifié par : Ordonnance n° 2019-950 du 11 septembre 2019 - art. 5
I.-Le fait de conduire un véhicule sans être titulaire du permis de conduire correspondant à la catégorie du véhicule considéré est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.
Toutefois, les conducteurs des véhicules et appareils agricoles ou forestiers attachés à une exploitation agricole ou forestière, à une entreprise de travaux agricoles ou à une coopérative d'utilisation de matériel agricole sont autorisés à conduire ces véhicules ou appareils pendant la durée de leur activité agricole ou forestière sans être titulaires du permis de conduire correspondant à la catégorie du véhicule considéré dès lors qu'ils sont âgés d'au moins seize ans, sauf exceptions prévues par décret en Conseil d'Etat.
Les personnes titulaires du permis de conduire prévu pour les véhicules ayant un poids total autorisé en charge inférieur à 3,5 tonnes affectés au transport de personnes et comportant, outre le siège du conducteur, huit places assises au maximum ou affectés au transport de marchandises, peuvent conduire tous les véhicules et appareils agricoles ou forestiers dont la vitesse n'excède pas 40 kilomètres par heure, ainsi que les véhicules qui peuvent y être assimilés.
Le fait de conduire un véhicule ou un ensemble de véhicules mentionnés au deuxième alinéa sans respecter les conditions d'âge prévues au même alinéa est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe.
II.-Toute personne coupable de l'infraction prévue au présent article encourt également les peines complémentaires suivantes :
1° La confiscation du véhicule dont le condamné s'est servi pour commettre l'infraction, s'il en est le propriétaire ;
2° La peine de travail d'intérêt général selon des modalités prévues à l'article 131-8 du code pénal et selon les conditions prévues aux articles 131-22 à 131-24 du même code et à l'article L. 122-1 du code de la justice pénale des mineurs ;
3° La peine de jours-amende dans les conditions fixées aux articles 131-5 et 131-25 du code pénal.
4° L'interdiction de conduire certains véhicules terrestres à moteur, y compris ceux pour la conduite desquels le permis de conduire n'est pas exigé, pour une durée de cinq ans au plus ;
5° L'obligation d'accomplir, à ses frais, un stage de sensibilisation à la sécurité routière.
III.-L'immobilisation peut être prescrite, dans les conditions prévues aux articles L. 325-1 à L. 325-3.
IV.-Dans les conditions prévues aux articles 495-17 et suivants du code de procédure pénale, l'action publique peut être éteinte par le versement d'une amende forfaitaire d'un montant de 800 €. Le montant de l'amende forfaitaire minorée est de 640 € et le montant de l'amende forfaitaire majorée de 1 600 €.
Conduite sans permis : peines, amende forfaitaire et défense Catégorie : Droit routier Par Maître Shalabi — publié le 2026-08-17 Un an d'emprisonnement, 15 000 euros, ou une amende forfaitaire de 800 euros. Ce que dit réellement l'article L. 221-2, et les moyens de défense qui tiennent. L'essentiel La conduite sans permis est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende, article L. 221-2 du code de la route. La confiscation du véhicule y est facultative et n'est possible que si le condamné est propriétaire du véhicule utilisé. Une amende forfaitaire délictuelle de 800 euros …
Lire la suite…Dans le cadre de la loi RIPOST, le législateur avait imaginé poser une interdiction pour les titulaires d'un permis de conduire probatoire (catégorie B) de prendre le volant d'un véhicule puissant. Le Conseil constitutionnel vient de retoquer la mesure dans une décision du 14 août 2026. Les explications de Maître Jean-Baptiste le Dall, Avocat à la Cour, Docteur en Droit. Pas de Ferrari pour fêter son permis probatoire ? Plusieurs faits divers dramatiques ont pu inciter les parlementaires à réfléchir à la mise en place pour les conducteurs les moins expérimentés d'une interdiction de …
Lire la suite…
Conduire alors que le droit de conduire a été retiré n'est pas une contravention : c'est un délit prévu par le code de la route. Cet article détaille les sanctions encourues en 2026, les distinctions techniques qui changent tout, et les axes de défense, notamment autour de la notification de la décision. Suspension, annulation, invalidation, rétention : quatre situations à ne pas confondre La première erreur des personnes poursuivies consiste à employer ces termes de manière interchangeable. Or ils recouvrent des régimes juridiques distincts, avec des conséquences différentes sur la …
Lire la suite…